28.04.2008
EN VACANCES AVEC...
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16:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
27.04.2008
Chaud, chaud...
..les charentaises!
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Ce silence , inhabituel..différer l'instant où..
Et si ce n'était pas "çà"?
Ne rien dire au frère cadet qui dort dans le lit proche,ni aux deux aînés endormis dans la chambre à l'étage supérieur près du grenier où dansent la nuit les sorcières " à balai".
Silence matinal....espérance blanche enfantée par la nuit..
Sauter du lit,se hisser sur ses jambes d'enfant pour ouvrir la fenêtre, entrebailler les lourds volets,et la voir,elle, si attendue:
LA NEIGE!!
Offrir son visage à la valse désordonnée des flocons,enfoncer ses galoches pour entendre le crissement qui réjouit l'enfant,franchir le portail de la petite école .
LA NEIGE!
Enlever ses gants de laine pour la saisir , elle, si froide.
Jouer.
Enfin,rentrer à la maison pour le goûter:réfugier ses pieds un peu humides dans les charentaises chauffées quelques instants dans le four de la cuisinière à charbon, boire enfin le bol de lait de chèvre généreusement chocolaté .
VIVRE!
LE BONHEUR C'EST TOUT SIMPLE,NON?
08:42 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.04.2008
CADEAU....
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Ses compagnons commençaient à livrer leur corps aux armes.
Ils s'apprêtaient aussi à s'agenouiller sur cette terre brune qui serait teinte du rouge de leur sang pour, une dernière fois,communier dans une seule et même fraternité.
En ce 4 Juin 1989 ,plus que des pertes humaines dont pourtant il se repaît,le pouvoir a aussi volé aux hommes ce pour quoi ils luttent,ce sans quoi la vie ne serait plus qu'une logique de survie,le pouvoir leur a volé leur bien le plus précieux,
le pouvoir leur a volé leur rêve.
Non pas le rêve d'une liberté incandescente ou d'une démocratie triomphante.
Mais simplement le rêve que la vie n'a pas été créée pour un système politique ou idéologique mais pour l'homme.
Le rêve que l'homme doit être le but de toute association pour ne jamais devenir son servile instrument.
Mais l'histoire malheureusement a trahi l'espérance des hommes en dotant ses ennemis d'armées toujours plus puissantes,de structures toujours plus organisées et verrouillées aux frontières souvent infranchissables..
Voici ce qu'écrivait mon ami Kiêt au vu des évènements de la Place TIANANMEN en Juin 1989.
Et il terminait sa lettre par cette note d'espoir poignante:
Même si un jour ceux que j'aime trouvent l'oubli de moi,
Même si un jour,les adieux vont être difficiles avec ceux que je ne vais plus revoir,
Même si un jour ma vie ne devient qu'affliction et désarroi,
Elle restera pourtant ,ma seule et unique raison car
Tant qu'il y aura assez de vent pour colporter le rire des enfants
Tant qu'il y aura assez de soleil pour faire chanter les jours où l'ennui est si envahissant
Tant qu'il y aura assez d'amitié pour faire un monde à deux
Tant qu'il y aura assez d'amour pour embraser nos coeurs et faire s'embrasser nos différences,
Je serai un homme fier d'aimer mon prochain et de pouvoir le défendre.."
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Merci Kiêt,tu fais partie de ceux qui laissent une trace .
Je vous offre une partie de cette lettre pour le message qu'elle contient.
Betty
19:06 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.04.2008
ERREUR JUDICIAIRE( fin)
A TOULOUSE,AU SIECLE DES LUMIERES.
" Je ne mangerai pas des fruits de l'arbre de la tolérance que j'ai planté...mais vous en mangerez un jour".
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Comme il est agréable ce hameau de 200 âmes!
Le 4 avril, sachant où porter ses coups, Voltaire lançe la campagne de réhabilitation:
"Mes chers frères, il est avéré que les juges toulousains ont roué le plus innocent des hommes. Presque tout le Languedoc en gémit avec horreur. Les nations étrangères qui nous haïssent et qui nous battent, sont saisies d'indignation, jamais depuis le jour de la Saint-Barthélemy rien n'a tant déshonoré la nature humaine. Criez et que l'on crie."
Et il va ""crier"!
Il faut mobiliser l'opinion ? et bien créons une association:toute une infrastructure est alors mise en place;c'est une véritable ruche chargée de se procurer tous les documents afférents au procès.
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Il écrit sans relâche ,Voltaire, aux plus hautes autorités administratives.
Sa table est réputée aussi:il reçoit jusqu'à 80 convives;pour cette occasion,il revêt souvent un habit mordoré rouge avec des galons d'or cousus sur la veste.
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Il sait recevoir:les assiettes portent ses armoiries..
Il parle à ses convives de "l'Affaire CALAS".
A la fin du repas,les gens font la fête ,dansent, mais lui a mieux à faire:il se retire très vite dans sa chambre et écrit ,écrit sans relâche;il rectifie les mémoires des avocats qu'il a conseillés à cette courageuse Madame CALAS qui,sur ses recommandations, "monte" à Paris, elle qui n'avait pas franchi les portes de Toulouse.
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Voilà,j'ai pris un grand plaisir à établir les notes sur l'affaire CALAS et je tiens à vous remercier pour l'intrérêt que vous y avez trouvé, ce qui est gratifiant pour le travail que j'ai investi.
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"EPILOGUE"
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Des erreurs judiciaires,notre Histoire en est jalonnée.
Tout le monde se souvient de" l'Affaire d'Outreau", et de la comparution du jeune magistrat devant la commission parlementaire "ad hoc".
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A l'époque, vivement impressionnée par un certain "lynchage médiatique" ,j'étais intervenue sur le forum d'un grand quotidien et voici ce que j'avais écrit:
"Comment ne pas penser que l'inexpérience a été le moteur du comportement " déshumanisé" de ce jeune juge? Face à des avocats à la réputation avérée,à la pression médiatique,à l'assurance d'un procureur expérimenté et intelligent, il a caché sa fragilité intrinsèque d'homme derrière une autorité dont il n'a point contrôlé les excès.Je ne pense pas que son attitude était convenue au procès;il avait peur.Son émotion était réelle".
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Fragilité de la Justice....
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(les photos ,à l'exception du buste de Voltaire et du tableau " le repas des philosophes", sont extraites du livre édité à l'occasion de" Cinq Siècles de Justice à Toulouse").
17.04.2008
ERREUR JUDICIAIRE (suite2)
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Il fait froid en ce matin du 10 mars 1762 à TOULOUSE:Jean CALAS est revêtu d'une simple chemise qui ne le protège pas des morsures du gel.
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Il clame son innocence malgré les souffrances qu'il endure lors la question ordinaire ( par étirement) et extraordinaire (par l'eau).
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L'après midi,il est amené dans un chariot devant une église de Toulouse ; il tient entre ses mains une torche de cire jaune ,s'agenouille et doit demander pardon à Dieu au Roy et à la Justice.( pour un crime qu'il n'a point commis! petit aparté personnel)
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Sur la place Saint GEORGES,un échafaud a été dressé ;la foule, avide de spectacle morbide ,se presse.On entend le bruit que font les roues du chariot sur la rue pavée menant à la Place.
Le bourreau est là et se remémore les instructions énoncées dans l'arrêt de condamnation:il doit rompre les bras,les jambes et les cuisses du condamné.
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Jean CALAS est ensuite exposé sur la roue, la face tournée vers le ciel.
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..Il attend la mort qui mettra fin à son supplice;son confesseur le Père BOURGES est près de lui; il lui demande s'il n'a pas froid car lui a froid.Il lui fait même une requête:une des jambes brisées par le bourreau est repliée sur la roue et ces "tiraillements" (sic)le font souffrir atrocement.Pourrait-on la déplier?
L'exécuteur acceptera.
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Jusqu'au terme de ce supplice,Jean CALAS clame son innocence!!!Il demande que l'on pardonne à ses juges!!
Il expire enfin et son corps est brûlé sur un bûcher dressé sur la place.Les cendres seront dispersées au vent d'Autan.
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(A suivre)
15.04.2008
MERCI
Je voudrais dire MERCI à tous ceux qui trouvent un intérêt à ma note "ERREUR JUDICIAIRE", qu'ils laissent ou non un commentaire.
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L'affaire CALAS me passionne,pour diverses raisons,et la rédaction des notes prend un peu de temps car j'essaie de rester fidèle aux faits, tout en essayant de ne pas donner un caractère ennuyeux à leur relation.Les détails ne sont pas inventés.
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Aussi, soyez indulgents si je ne visite pas trop vos blogs en ce moment ou si je ne laisse pas de com.
Je vais encore rédiger deux notes .
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Le message que je voudrais vous transmettre ne peut être mieux exprimé :
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"Voilà pourquoi l’affaire Calas demeure exemplaire et ne connaît pas de fin. Chaque époque, chaque individu la regarde et s’y regarde à travers elle, miroir promené à travers les siècles. En ce miroir l’image n’est jamais la même. Jusqu’à nos jours, la controverse galope et chevauche les générations, portée par les passions du moment, renaissant des crimes et des tourments de l’histoire vécue par chacun...."
Janine Garrisson
ET:
"L'absurdité de l'intolérance sera un jour reconnue, comme celle de l'horreur du vide et toutes les bêtises scholastiques. Si les intolérants n'étaient que ridicules, ce ne serait qu'un demi-mal, mais ils sont barbares, et c'est ce qui est affreux. Si je faisais une religion, je mettrais l'intolérance au rang des sept péchés mortels."
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Voltaire à Schomberg, 4/8/1769
19:24 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
ERREUR JUDICIAIRE(suite)
A TOULOUSE, AU SIECLE DES LUMIERES.
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Jean CALAS écrasé de douleur, défait le garrot étranglant Marc-Antoine;comme il le chérissait ce fils bien qu'il lui reprochât parfois de consacrer trop de temps à jouer au billard au détriment de ses études.
A la demande de son père,Pierre court prévenir un ami de la famille, à une centaine de mètres de chez eux dans le quartier de la BOURSE (aparté:où siège leTribunal de commerce à l'heure actuelle,place de la BOURSE).
Il faut agir vite,prévenir les hommes de Loi,mais surtout taire qu'il s'agit d'un suicide,sinon le déshonneur frapperait la famille!
Ensuite,il faut absolument prévenir le Capitoul ( magistrat)
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, son greffier,un assesseur.
Pendant ce temps au 50 rue des Filatiers
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un attroupement se forme;un fanatique affirme que Marc-Antoine devait se convertir au caholicisme le lendemain,un autre prétend qu'il est d'usaghe chez les parents protestants d'étrangler leurs enfants s'ils manifestent leur volonté de conversion;d'ailleurs Gaubert LAVAISSE,ce jeune étudiant bordelais hôte de la famille, n'est-il pas venu es qualité de " bourreau" pour accomplir ce rite?
Une passante a entendu des cris provenant de la maison:ce ne peut être que l'appel à l'aide de Marc-Antoine;une autre a entendu" Au voleur" alors qu'il ne s'agissait que du cri de douleur du père" Ah,mon Dieu".
et patati et patata ...
Alerté par ces clameurs, le Capitoul se vêt à la hâte et arrive rue des Filatiers avec 40 soldats.
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Deux médecins qu'il fait mander procèdent aux premières investigations médico-légales sur le cadavre..Aucune trace de meutrissures ne laisse présager qu'il y a eu lutte...
Ils ne prennent pas le temps d'établir un rapport écrit et communiquent le résultat de leurs investigations oralement.
Le Capitoul , négligent,considère que les quelques lettres trouvées dans la poche de la veste de Marc-Antoine sont des"papiers inutiles"!.Le fait que certains vêtements de Marc-Antoine soient soigneusement pliés et posés sur un meuble n'interpelle pas son attention!D'ailleurs il n'ordonne aucune perquisition!!!!!!!!!!
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Sur son ordre , toute la famille CALAS,la servante et le jeune Gaubert sont amenés à la prison du Capitole.
Il fait froid dans les cachots, seul celui des femmes est éclairé.
Jean CALAS, voulant taire l'acte suicidaire de son fils chéri, va parler de meurtre d'un rôdeur...ce qui le perdra!
En effet, comment un meurtre aurait-il pu se produire alors que la porte d'accès à l'immeuble était fermée à clef, et qu'aucune effraction n'a été constatée?le meurtrier ne pouvait dès lors être que...Jean CALAS.
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Le Capitoul,peu respectueux de la forme, rédige un procès-verbal qu'il antidate d'une journée!alors qu'il le rédige en présence de témoins à l'Hôtel de Ville,il prétend l'avoir établi chez les CALAS!!
Un "expert",qui n'est autre que le "bourreau"(!) se rend 50 rue des Filatiers accompagné du Capitoul et de sa " suite" pour vérifier s'il est possible ou non qu'un homme puisse se pendre aux deux battants de la porte du magasin..sa réponse est "non"!Il n'argumente pas, ce n'est pas son "fort".
le chirurgien LAMARQUE,dans un de ses rapports écrits,va jusqu'à prendre l'oeil droit pour l'oeil gauche.
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Autant d'invraisemblances...
Le Parlement se saisit de cette affaire ,
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12.04.2008
INVITATION à DINER CE SOIR CHEZ MICHE
Pour les palais délicats et pour ceux qui ne mettent pas de la "arine "( farine pour les illettrés) dans les lentilles ( en ajouter à mon sens est meilleur :vos lentilles ne baignent pas dans un liquide ressemblant à du jus et c'est bien là le plus" de la recette),suivez les instructions de Miche-Lemercier ...
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ET VOUS Y ARRIVEREZ!!!!
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T'as vu, la Miche,comme je suis douée!!!
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C'était la fin de la série le " Cul Noir".
Si vous ne savez ce que c'est, lisez donc ma note précédente!..et les commentaires......
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Bonne soirée
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Betty
(Petit renseignement pour Miche:s'il ne faut saler qu'en fin de cuisson, c'est pour éviter que les " belles" n'éclatent.
Miche :de quels albums parles -tu?tu as dû te tromper de Betty....).
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" FARINEZ"!!!!!!!!(modérément cependant)
16:50 Publié dans cuisine | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
LE CUL NOIR...
J'entends déjà vos sarcasmes...mais détrompez vous: le " cul noir" est une race de porc qui était en voie de disparition et que des éleveurs de Corrèze ont remis au goût du jour.
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L'imagination de mon amie Maddy, (qui vit en Italie, écrivain à ses heures et qui ,comme moi, adore les mots) a été alertée par l'appellation CUL NOIR.
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Ayant reçu livraison de quelques boites de confits,
elle m'a adressé un SOS car si l'expression lui avait plu,son imagination s'arrêtait là. Comment cuisiner le cul noir?
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Bien que ma réponse ait tardé ( je ne sais malheureusement ou fort heureusement que cuisiner les confits de canard),Maddy a cependant fait ripailles sous le regard complaisant de BACCHUS!!
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Lui ayant suggéré de servir ce mets délicieux avec des lentilles ( vertes,du PUY), elle m'a demandé la recette.
En ayant éprouvé plusieurs, j'en ai retenu une que je qualifierais d'EXCELLENTE, j'ai pensé que vous pourriez en profiter, d'où l'intérêt de cette note ( qui vous permettra de digérer le début de l'affaire CALAS...).
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MADDY,A TES FOURNEAUX !! COMPRIS?
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Et pour accompagner cette recette,une musique de LULLY car elle est destinée aux GRANDS de la Cour du BLOG:
POUR 4 personnes:
250 grammes de lentilles vertes
1 oignon
1 échalote
2 carottes
1 navet
1 gousse d'ail
1 cuillère à soupe de arine
1 bouquet garni
200g de lard de poitrine fumé
graisse de canard
sel,poivre.
Lavez les lentilles . Mettez-les dans une casserole,recouvrez-les d'eau froide.portez à ébullition et égouttez aussitôt.
Emincez les carottes,oignon, navet,échalote que vous mettez dans une cocotte avec la graisse de canard.Laissez blondir légèrement.Saupoudrez de farine,mélangez, ajoutez les lentilles blanchies,une gousse d'ail,un morceau de lard de poitrine fumé,le bouquet garni,du poivre et peu de sel.Recouvrez à peine le tout d'eau bouillante.Couvrez la cocotte,laissez bouillir doucement une heure et demie.
Et:
A TABLE!!
(petit "truc":si vous voyez que les lentilles ont tendance à " accrocher à la cuisson", rajoutez chaque fois un peu d'eau chaude - je suis " généreuse" avec la graisse de canard).
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Alors,bellissima ragazza, contente?
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BISES PORCINES MON AMIE
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BETTY
11:12 Publié dans cuisine | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
11.04.2008
ERREUR JUDICIAIRE
à TOULOUSE,AU SIECLE DES LUMIERES
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Au tour de la table de la salle manger, au premier étage de la maison,dînent Jean CALAS,son épouse et leurs enfants .Ils ont invité un jeune homme de 19 ans Gaubert LAVAISSE, fils d'un avocat bordelais,ami de Marc-Antoine, l'un des fils CALAS.
13:20 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10.04.2008
La musique
n'est pas l'oiseau mais le vol....
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J'y associe parfois des peintures,
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des images
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
(Recueil : Les fleurs du mal-BAUDELAIRE)
09:55 Publié dans poésie-littérature | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08.04.2008
ENTR'ACTE.
- Le boulanger: - Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la pomponnette... Garce, salope, ordure, c'est maintenant, que tu reviens ? Et le pauvre pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec ses chats de gouttières... Des inconnus, des bons à rien... Des passants du clair de lune. Qu'est-ce qu'ils avaient, dis, de plus que lui ?..
- Pomponette: : Rien.
- Le boulanger : - Toi tu dis "rien." Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n'avait pas honte - ou pas pitié du vieux Pompon - elle me dirait : "ils étaient plus beaux." Et qu'est-ce que ça veut dire, beau ? Et la tendresse alors, qu'est-ce que tu en fais ? Dis, tes ministres de gouttières, est-ce qu'ils se réveillaient, la nuit, pour te regarder dormir ?...C'est pas parce que les lions sont plus forts que les lapines pour que les lapines courent après en clignant de l'oeil!
- (La chatte, tout à coup, s'en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l'assiette de lait, l'assiette du pauvre Pompon. Dis, c'est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?
- Sa femme : Elle ne repartira plus...
- Le boulanger : -"Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite, ça serait sûrement moins cruel...
- Sa femme : Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...
BONNE JOURNEE A TOUS
10:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note








































