26.01.2012
COIN LECTURE(1)
Voilà:le froid et l'humidité commencent à s'installer...
J'ai donc décidé d'ouvrir les portes de cet espace que je souhaite chaleureux
Installez-vous sur un siège ou une marche de l'escalier( certains ont leurs habitudes...).
Pour les nouveaux visiteurs,je rappelle que cet espace "littéraire" est ouvert à tous, que vous soyez amateurs de romans ,nouvelles ,thrillers,polars, BD,poésie, théâtre...
Il en est qui lisent beaucoup,ceux qui lisaient mais n'ont plus le temps ou l'envie de s'adonner à ce loisir intellectuel ( le net n'est pas étranger à ce désamour),ceux qui ne lisent pas mais qui ont envie de .
ET bien,soyez les bienvenus chez moi!
Comme je l'ai déjà écrit, lire c'est explorer le champ des possibles,c'est nous enrichir.Chaque lecture est une aventure renouvelée,une rencontre
Mes lectures:il en est pour tous les goûts ;je ne lis jamais ce que l'on appelle la " quatrième de couverture",préférant être l'exploratrice d'un univers inconnu.
Empruntons ensemble cet itinéraire de feuilles de papier.
Et pour se détendre,une histoire peu vraisemblable mais bien écrite,avec de l'humour et l'empathie de l'auteur pour ses personnages.
"Les larmes de Tarzan" de Katarina MAZETTI auteur suédois ayant écrit également "le mec de la tombe d'à côté").
C'est la rencontre improbable d'un jeune homme riche,roulant en lamborghini,"tuant-perdant"son temps et d'une jeune femme qui galère,seule avec une copine et leurs enfants .C'est l'art pour une mère de transformer le banal en objet de rêve, tenant ainsi à distance la misère quotidienne.
Oui,ce pourrait être réducteur:la rencontre entre un nanti et une pauvre qui galère. Il faut le coeur et la sensibilité de MANZETTI pour ne pas tomber dans le pathos.
Les milieux sociaux sont décrits avec justesse même s'ils relèvent parfois de la carricature.Mais la carricature n'est -elle pas l'accent mis sur une réalité?
Sur la deuxième étagère à droite:
"Les insurrections singulières" de Jeanne BENAMEUR .
C'est le cheminement d'Antoine qui,à la fin de ses études, rentre dans le monde du travail et plus précisément dans le monde ouvrier suivant en cela la voie tracée par son père ancien ouvrier.
Problèmes de délocalisation de l'usine,militants syndiqués et Antoine,qui ne parvient pas à trouver " les mots" pour s'exprimer tant auprès de ses amis que de sa compagne
Il décide de fuir tous les discours idéologiques;il rompt avec ce monde là,rejoint un moment le foyer ,ses parents qu'il redécouvre ( ou découvre) avec quelque amertume.
Quête de soi, mal être..jusqu'au moment où Antoine rencontre un homme passionné de vieux livres qu'il vend sur les marchés:l va "apprendre" les mots, la lecture.Il va faire le grand bond en avant et partir..Où?je ne vous le dirai pas...
oui c'est une insurrection bien singulière....une rédemption
L'impression que rien n'était fini, que quelque chose pouvait s'allumer et brûler haut et fort. En moi. C'était dans les livres, dans les pages. Ca m'attendait. ......
C'est ça, une révolution?
J'ai posé la question à Marcel un soir. Il a hoché la tête.
- Pendant longtemps tu sais, Antoine, j'ai cru que la révolution, c'était tout le monde ensemble, à la même heure, au même endroit. Le grand soir ou le grand matin. Et puis j'ai compris que c'était solitaire, ce qui se passait vraiment. A l'intérieur de chacun. Et ça, ça ne peut pas se faire tous ensemble, à la même heure. C'est dans chaque vie quelque chose de possible, on y va ou on n'y va pas. Après, si on peut, on se rassemble avec les autres...
Mais la révolution révèle ses excès dictatoriaux.
13:45 Publié dans coin lecture | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21.01.2012
UNE HISTOIRE COURTE...

Le petit Enzo est prêt pour aller à l'école ; ses yeux sont encore lourds de rêves inachevés.Il a le nez qui coule et une toux sèche brise sa poitrine.
Dehors,il fait froid,très froid.
Il a sommeil Enzo;sur son dos le cartable" Barbapapa "attend le signal de départ
Il attend.Il attend que sa maman(elle semble bien fatiguée ,il le devine aux cercles marrons encadrant ses yeux)achève d'habiller CINDY qui ce matin précisément proteste par des pleurs lacérant les oreilles.
Enzo la regarde s'affairer,les gestes sont saccadés ,soumis à un rythme infernal :à 7h3O les portes de la crèche accueilleront Cindy et à 7h45il franchira celles de la maternelle
A huit heures Anne- Marie mettra sa carte dans la machine à "décompter le temps".
Elle rejoindra son poste de travail.
.Oui, c'est un boulot pas facile ,mais elle aime ces machines.Elle est fière de sa dernière "oeuvre":un soutien gorge en voile couleur chair parsemé de pâquerettes..un avant goût du printemps?
La cadence exigée est contraignante mais la contrepartie en est l'acquisition récente de la maison de plein pied,100m2 habitables,un salon ouvrant sur un jardinet ensemencé de fleurs,tomates,ciboulette, porteur de tous les espoirs...
Cet Eden borné par un grillage vert vaut bien les sacrifices consentis pour rembourser le prêt... 30 années difficiles..
Bruno fait les trois huit dans l'usine proche;il est question de chômage partiel...
Mais ce matin Anne Marie est anxieuse:la nouvelle qui jusque là n'était qu'une rumeur se confirme:l'usine va fermer, "on" délocalise.
L'angoisse l'étreint:seront-t-ils contraints de déménager?pour aller où? et les enfants?et le crédit?
Pourtant ils étaient bien dans leur petite maison,l'école et la crèche à proximité , l'aide ponctuelle des grand-parents.
Elle a peur et verse des larmes sur le dernier soutien gorge confectionné ,ses mains tremblent et s'attardent sur la machine qu'elle aime tant,qui est un peu sa fille.
DEMAIN?
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( de temps en temps j'aime bien dédier une note:celle là l'est pour notre Miche,"ma militante" alors que je ne le suis pas et que tout cependant nous rapproche).
(Ces quelques lignes m'ont été inspirées à la suite d'un reportage télévisé sur la fermeture de l'usine LEJABY et devant la détresse hurlée de deux ouvrières.Je sais,je sais ...d'aucuns diront que je verse dans le pathos,mais peu m'importe car cette réalité là il ne faut pas l'oublier)
19.01.2012
AU FIL DES LIGNES..


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11:33 Publié dans au fil des lignes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.01.2012
Les DESSOUS DE l'ART.
Les larmes de RODIN ou une robe de moine qui fit couler beaucoup d'encre....
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Avec cette note,je reprends l'une des rubriques qui alimentait mon blog dans les années 30,relatant des anecdotes autour d'une oeuvre d'art
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Nous sommes en 1898: à PARIS l'exposition universelle rassemble les foules.
Sous la haute verrière du Champ-de-Mars,Auguste RODIN fait dresser la statue de BALZAC qui lui fut commandée en 1891 par Emile ZOLA,Président de la Société des gens de lettres.
L'oeuvre est en plâtre et représente le grand écrivain revêtu de sa robe de moine, tenue favorite lorsqu'il se mettait à sa " table de travail".( la robe de chambre a été coulée dans le plâtre..)
On crie au scandale! Les critiques ne sont pas tendres:
"Un cauchemar ignoble et insensé;un crapaud dans son sac,un colossal guignol.."
Oui,RODIN rompt avec l'académisme en vigueur, dictant que" les statues des hommes célèbres soient dotées d'un corps d'Apollon,et surtout, qu'elles soient munies des attributs de leur spécialité:un écrivain devait avoir une plume ou un livre à la main,de même qu'un général avait un sabre.."
Ordre est intimé à l'artiste de faire procéder à l'enlèvement de ce chef d'oeuvre.Les yeux rougis par les larmes,il regarde partir "son "BALZAC qu'il installera dans sa villa de MEUDON.
Il lui sera fait défense de faire couler le plâtre en bronze (ce qui fut fait cependant après sa mort).
Si vos pas vous mènent au carrefour-MONTPARNASSE-RASPAIL,levez les yeux , laissez se poser votre regard sur cette statue de bronze qui ne démentira pas les propos de son auteur:
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"Qu'importe,le BALZAC se fraiera par la force ou par persuasion une voie vers les esprits".
11:44 Publié dans les dessous de l'art | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
11.01.2012
DEBOUT...
LES VIEUX!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
"MOI JE":non ce n'est pas moi, c'est LUI ,le "tenancier" du blog du même nom.
Sa juvénile note sur les vieux m'a inspiré ces quelques lignes qui sont en quelque sorte un écho musical.
"On s'ra jamais vieux" chantent deux des membres de la troupe de la Comédie Française, extrait du CD de" La prochaine fois je vous le chanterai."
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Le texte a été écrit par un auteur-compositeur dont les plus avisés ont déclaré qu'il était de la même veine que FERRE,BRASSENS,BREL: Bernard JOYET.
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On s'ra intrépides,
Espiègles, perfides,
Irrévérencieux.
On s'ra professeurs
En incertitude
En inhabitude
En Droit... à l'erreur.
Tant que not' cerveau
Sera pas liquide,
C'est pas quelques rides
Qui nous f'ront la peau !
On s'ra jamais vieux !
J'cass'rai les frimeurs,
J'leur f'rai des croche-pattes,
J'asperg'rai d'picrate
Leur cravate à fleurs !
Les nuits de poker
Aux cartes vermeilles,
On flamb'ra l'oseille
De l'apothicaire !
Les premiers debout
Les jours de tangage,
Les soirs de naufrage,
Jamais à genoux
On s'ra jamais vieux
On s'ra comédiens
De la pire espèce,
On f'ra des promesses
Aux politiciens
On n'aura pas peur
De faire la grimace
Aux guerriers qui passent,
Fiers d'être vainqueurs,
Et sur ces guignols,
On piss'ra des larmes
Pour rouiller leurs armes
Au cholestérol !
On s'ra jamais vieux !
On saura par coeur
L'air de la bêtise
On donnera des c'rises
Au merle moqueur,
Et dans le salon,
Même au crépuscule,
Y aura pas d'pendule
Qui dit oui, qui dit non,
On prendra l'avion
Pour voir les hôtesses,
J'leur pinc'rai les fesses,
J'te f'rai les yeux ronds
On s'ra jamais vieux!
Quand j'ferm'rai les yeux
Je pos'rai mon âme
A tes pieds, Madame
Chacun son bon Dieu !
Tu connais le vent,
Y m'fait des chatouilles,
Et si ma dépouille
Part les pieds devant,
On va rigoler
En tête du cortège,
Ça f'ra boule de neige
Dans tout l'défilé !
On s'ra jamais vieux !
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10.01.2012
TENEZ VOUS A.....

En hiver seuls les collants de teinte neutre,beige ou gris,sont autorisés.En été, les souliers de plage et les chaussures à hauts talons sont interdits.L'attention est attirée sur la nécessité de porter des socquettes ou protège-bas pour raison d'hygiène.
07.01.2012
LE DIAMANT NOIR





Ma mère qui a toujours aimé la Nature et ses saveurs ( petit clin d'oeil) préparait alors des chaussons aux truffes avec foie gras et sauce périgueux.

10:08 Publié dans enfance | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
22.12.2011
LA BUCHE D'AGNES...
OU UN COEUR " gros comme ça
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L'an dernier,à la même époque je vous avais parlé d'Agnès et de" sa "bûche.
L'évènement se renouvelant chaque année,selon le même rituel, j'ai donc, en l'actualisant, reproduit la note que j'avais rédigée l'an dernier.
Agnès ,je vais la revoir le 24.
Elle a eu une année difficile Agnès;sa maman est partie il y a peu de temps.Mais au milieu de ses sanglots ,elle m'a dit," vous savez Elisabeth(elle prononce Elisabé),cette année,je mettrai un oeuf supplémentaire,la bûche sera plus grosse.
En fin de note, j'ai fait un copier-coller d'un commentaire qui m'émeut encore plus cette année,celui d'un père noël-bougnat...que j'appelais affectueusement "tonton bourru".
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-"Allo,Elisabeth ? D’accord pour le 24, comme d’habitude,à l’entrée du parking de LIDL ?Vous savez que vous êtes toujours dans mon coeur".
-OK,Agnès ;je vous embrasse…
°°
°
Elle était arrivée 25 années plus tôt, déposant sur mon bureau son ballot de souffrance.
Une Agnès ,très soignée,portant tunique longue pour dissimuler des rondeurs dûes à quelques excès de table ,un visage poupin où la gentillesse avait inscrit ses marques,les joues légèrement fardées ,peut-être un peu trop rouges,le verbe un peu saccadé par une violente émotion ,un rire parfois nerveux , un regard un peu triste venant démentir la joie affichée.
Raconter 20 années de vie conjugale n’est pas exercice aisé.
20 années de gentillesse exploitée .
Un mari que les cheveux grisonnants ont rendu plus charmant .Trop.
Et elle qui s’arrondissait..Il préfèrait les minces.
Elle s’accroche Agnès à son unique bien, une villa » Malardeau » ;20 ans d’échéances à venir,20 ans d’un sacrifice renouvelé .
C’est son seul bien ,son repère affectif,son port d'attache.
Cela ne va pas être facile ;elle le sait.
Elle qui a consacré sa vie à mitonner de bons petits plats ,à "briquer" les meubles vernis de sa maison,, va travailler comme une « folle », malgré ses genoux épais déformés par l'arthrose.
Vendeuse, Agnès. Debout, toute la journée.
Pas un enfant pour la soulager .
Les miens, elle les a "vus "grandir ;quelques photos dans mon bureau .
Chaque année, le 24 Décembre ;ils demandent :on va manger la bûche d’Agnès ?
Une bûche magnifique, au chocolat et aux marrons,avec une foule de joyeux lutins verts et rouges pour la décorer.
Et ce matin du 14 décembre 2011,le même appel :
-"Allo Elisabeth,devant le parking de LIDL ?"
°°
°°
Oui, Agnès, depuis 25 ans,nous mangeons votre bûche.
Merci Agnès,parce que vous faîtes partie de ces personnalités qui m’ont tellement fait aimer ma profession,de ces souvenirs chargés d'affection que n'oblitère pas le temps.
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"Allô Elisabeth...
Une rencontre, un bout de chemin, un service ... Cela suffit parfois pour tisser une amitié...Allô Elisabeth...La bûche sera là, meilleure d'année en année.
Tout comme la vie, l'amitié est simple comme un coup de fil...
Bon Noêl Betty, une pensée particulière pour la petite Lola...Dis-lui qu'il y a bien loin là-bas, dans des semi-montagnes où la neige n'empêche personne de vivre sa vie, un vieux père noêl bougnat bougon qui l'embrasse bien fort...Et toi aussi..."
Ecrit par : Crabillou | 17.12.2010
13:28 Publié dans justice | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
18.12.2011
BLUE CHRISTMAS
OU NOEL BLEU.
Il y a deux jours,une voix de velours s'est accrochée à mes oreilles ,mélodie "chaloupée" d'un chant de Noël vraiment très original .J'ai pu retrouver cet agréable entr'acte musical sur le site de Radio France.
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Et dans ma frénésie ( très passagère...) de rangement,j'ai extrait de mon fatras cette carte de Noël qui m'avait été adressée il doit y avoir une trentaine d'année par l'une de mes clientes ( pas Agnès qui ;fidèle au poste,prépare la fameuse bûche,Je rééditerai la note en l'actualisant pour ceux qui on râté cet évènement ) .
.Comme quoi,chez moi "rien ne se perd..tout se garde"... au grand désespoir de certains que l'"éthique" conjugale m'interdit de nommer.
(Aparté:mum, je suis sûre que cette chanson va te plaire.)
11.12.2011
UNE PETITE EPICERIE
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13:54 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
26.11.2011
BON APPETIT
Quelques notes sur le clavier ( par mon fiston ) pour vous remercier de vos visites chez ma mum Hélène,et une petite déclinaison gourmande...
"Le plaisir de manger est ce que la cloche est au clocher" (AOC)
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Il faut bien avouer que j'ai été gâtée :
-Un beau cassoulet maison ,mijoté par mon infirmier (un fin cuistot) livré à "domicile"et venu agrémenter les repas hospitaliers vraiment dégueulasses!!
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Et pour fêter ma première sortie mondaine ,la poule farcie préparée par Mariette,de la bande "les copains d'abord".
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Elle est pas belle la VIE,non?
(Je reprendrai mes notes ,mais au rythme d'une par semaine et vais bientôt ouvrir la porte de ma bibliothèque,pour dépoussiérer un peu le " Coin lecture",lieu de partage..)
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A BIENTOT DONC
Betty
04.11.2011
SERIE NOIRE ( suite et fin)
(L'action se déroule en Franche Comté)
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La nuit se dilatait en volutes de brumes enveloppant les maisons de la cité voisine,quand soudain émergeant de ces ténèbres embrumées ,un panneau se détacha :HOTEL DU CHAT COMTE.
L'agent Toulouse0031 poussa un soupir de soulagement auquel fit écho le miaulement approbateur de docteur NO.
La nuit avait été agitée:dans le couloir de l'hôtel des craquements faisaient penser à un ballet macabre réunissant des ectoplasmes en lévitation(brrr,brrr,brrr) .
En fin limier qu'il était 0031 aurait pu investiguer mais une lassitude,peut-être dûe à l'âge,l'en avait dissuadé .
Aussi s'extirpa-t-il de son sommeil avec quelque difficultés;il étira les bras,remua les orteils engourdis et sauta du lit en un bond d'athlère vieillissant,faisant fi de l' arthrose affectant ses genoux. Quelques flexions devant la glace de l'armoire francomtoise réveillèrent les articulations endolories par le temps.
Avec une souplesse provocante,docteur NO bondit et retomba avec aisance sur le sol en linoléum.
L'agent 0031ayant vraisemblablement surestimé sa forme physique revêtit avec peine son costume de laine à chevrons; en ajustant la veste pour dissimuler un embonpoint naissant ,il eut la désagréable surprise de trouver au fond de la poche droite ses pinces à vélo( accessoire indispensable lorsqu'il se rendait dès potron- minet à bicyclette acheter la baguette - petite digression)).
Dans ces moments là,il regrettait de n'avoir point une petite femme "bien comme il faut"(ouh,ouh,ouh!)pour apporter tout le soin à ses effets.
Sur la route la dauphine hoqueta quelque peu ( le climat, sans doute,ou une poussière dans le carbutareur...),sortant l'agent Toulouse 0031 de sa torpeur matinale.
Un clin d'eil dans le rétroviseur lui renvoya l'image d'un visage fatigué bien que les yeux aient toujours cette malice reconnaissable chez des agents chevronnés (ah,ah,la veste à chevrons...chevronné...)
S'il n'était un chat,on pourrait en déduire que Docteur NO avait une mémoire d'éléphant (ah, ah, ah!) car il émit un miaulement enthousiaste devant le panneau annonçant
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11:54 Publié dans Série Noire | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note





Alain, je te garde une part de bûche.
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ET BON NOEL A TOUS