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11.11.2007
COIN LECTURE
Nous sommes près d'une issue. Je prends place dans la file, je suis les autres. Nous sommes déjà au bas des escaliers, nous les gravissons, nous allons sortir... L'instant énorme où l'on renonce...
Dehors... Les souffles, les hurlements des artilleries déchaînées... L'aube incolore et froide. Nous y trempons nos visages comme dans un baquet d'eau glacée. Nous frissonnons, le teint vert, la bouche empâtée par cette puanteur d'estomac des mauvais réveils. Nous stationnons dans le boyau pour donner à la colonne le temps de s'organiser."
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14:01 Publié dans coin lecture | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
Commentaires
Chère Betty
Nous sommes bien d'accord, c'est avant, bien avant, qu'il faut utiliser toute notre vigilance et le peu de courage que nous possédons.
Bon dimanche. Je t'embrasse. Monique
Ecrit par : Monique | 11.11.2007
Il n'y a rien de plus horrible que la guerre et de plus inutile.Et pour affronter sa peur mieux vaut être pompier c'est moi qui te le dis ma chère Betty.Bises de l'armistice.
Ecrit par : heraime | 11.11.2007
oui quoi de plus triste que la guerre !!!! espérons qu'un jour la paix soit partout dans le monde
Ecrit par : bernadette | 11.11.2007
Tous ceux qui ont connu l'horreur de la guerre et nous l'ont décrite, doivent être très déçus de voir que les guerres continuent, et pour longtemps !
Les guerres enrichissent ceux qui n'y vont pas mais qui vendent des armes et tout ce qui va avec.
La chair à canon ... c'est toujours la même !
Ecrit par : Biche | 11.11.2007
Les récits de "la grande guerre" comme on disait on fait partie de mon enfance. Berry au Bac c'est tout à côté de Reims. A l'école on nous emmenait dans ces coins là où "çà tapait dur". On nous parlait de la bataille de Juvincourt et de la côte 108 On allait au fort de la Pompelle en rangs serrés et on nous racontait, les tranchées, le chemin des Dames, les soldats vivant dans la boue, les jours et les jours de bombardements, la proximité des Allemands qui avançaient pour prendre le site, lla peur, peur qui rend fou, les villes rasées, détruites, les habitants vivant comme des ras dans les caves, la ville de Reims martyre, la cathédrale brulée.... Et puis il y avait mon grand père, mon arrière grand père, ceux de Belgique qui nous parlait de l'invasion Allemande. Même pas eu le temps de se retourner qu'ils étaient là "les casques à pointe"... puis on allait à Verdun la tranchée des baïonnettes, on passait dans les campagne où les obus avaient laissé des traces encore très visibles dans ces années 1950. Le premier livre que j'ai lu sur cette époque c'est "les croix de bois" de Roland Dorgelès .....
Quelle connerie la guerre n'est ce pas .... et pourtant ils y sont retournés 20 ans après ..... La folie des hommes n'a pas de limite dans le temps.
Bisous et bonne lecture
ANNIE
Ecrit par : Maminie | 11.11.2007
tout vient d'être dit, je ne peux que m'associer !
avec Barbara
"...faites que jamais ne revienne
le temp du dang et de la haine..."
béa
Ecrit par : beatrice | 11.11.2007
Il ne reste plus beaucoup de témoins , mais grâce aux familles et a ceux qui l'ont vécue et qui l'ont écrite , l'histoire de cette guerre restera gravée à jamais dans les mèmoires ! Merci Betty pour " La peur de Gabriel Chevallier " et Maminie qui raconte les faits de guerre des membres de sa famille , très émouvant tout ça ! Bon dimanche en cette fête de l'armistice ! bises ! huguette
Ecrit par : macary huguette | 11.11.2007
Parfaite bibliothèque, un bon roman à prendre en ces longues journées d'hiver.
Bonne lecture. Judith
Ecrit par : judith | 11.11.2007
grâce à toi, j'ai repris le chemin du coin lecture de nuit avec Coetzee:"En attendant les barbares, "
quel bouquin, et quelle écriture! Je ne pense pas en sortir indemne,
de Gabriel Chevallier, j'avais conservé un souvenir + doux: Ma petit amie Pomme,
je ne connais pas La Peur, du moins celle-ci, Baisers à ma Betty préférée
Françoise
Ecrit par : framboisine | 11.11.2007
Merci Betty...
Qui est mieux placé pour parler de cette saloperie qu'est la guerre que ceux qui l'ont vécu ?
Je ne connaissais pas ce livre et son auteur Gabriel Chevallier .Alors ,il me reste à partir à sa découverte ...
Bises
Jacques
Ecrit par : Jacques | 11.11.2007
Merci de nous rappeler les horreurs de la guerre. J'ai un petit fils qui est militaire, et lorsque je vois son "dog tag" pendu à son cou, j'ai des frissons.
Hommage à nos anciens combattants en ce Jour du Souvenir
Ecrit par : Pierrette | 11.11.2007
bonjour Betty,
la guerre de 14/18, qulle boucherie ! Et toutes ces guerres qui ont suivi et qui existent partout dans le monde.
Mais quand verrons-nous les hommes du monde entier se tenir par la main et faire une ronde autour de la terre.
Je rêve, mais j'aimerais tant que cela existe
grosses bises d'un dimanche gris
Ecrit par : roro | 11.11.2007
Mon commentaire de cet aprés-midi ayant disparu...je je redis le bien que je pense de passage poignant du livre...C'est tout à fait cela l
On peut bien les décorer à titre posthume...zéro tout ce scénario...
Bises
hélène'
Ecrit par : hélène | 11.11.2007
je te le dis dans le creux de l'oreille, j'ai bien dormi car nous nous sommes couchés à 2 h du matin et j'étais crevée. Henri jouait à Clermont-Dessous (joli village à 30 km d'Agen) et comme je fais partie de l'association organisatrice (secrétaire), nous avons eu du travail d'installation et de rangement à la fin du spectacle.
ça me fait plaisir de te revoir écrire
grosses bises et bonne soirée
Ecrit par : roro | 11.11.2007
Le millepertuis du jardin a refleuri en deux jolies étoiles jaune d'Or.... l'été de la Saint Martin ...
Bisous
ANNIE
Ecrit par : Maminie | 11.11.2007
Belle bibliothèque, Betty ! Tu connais bien l'Espagne ?
Ecrit par : Tietie007 | 11.11.2007
Bonjour Betty,
Comme encore beaucoup de retraités, nous avons entendu des récits de première main de nos oncles, cousins ou parfois pères sur ce qu'ils ont vécus au front en 14. J'étais jeune, plein d'insousciance, et petit à petit, les paroles sont entrées dans ma mémoire, les mots ont pris des couleurs, de l'épaisseur. J'ai mon Chevallier à moi dans un trou d'obus, dans l'arrivée du gaz, dans le cheval qui se débat.
Rien de bien gai, mais qui m'a fait résisté de toutes mes forces au moment de l'Algérie. Je suis content de n'avoir jamais porté un fusil contre un autre homme.
Bises du grillon
Ecrit par : christian | 12.11.2007
Bonjour Betty,
Dans la première partie de mon livre, je décris le désastre qu'à causé la guerre sur la vie de "Marie" (ma mère). Bien d'autres familles ont subi l'atrocité de cette furie guerrière que font les hommes pour ne plus se souvenir après et recommencer comme si de rien n'était... Et pourtant que de pertes humaines auraient pû être évitées et de malheurs aussi.
Combien de ces témoignages pourraîent être cités et je me révolte contre le fait que l'on interdise, que l'on baillonne ceux qui essaient de raisonner ce monde.
Merci de nous informer et de nous transmettre malgré tout la souffrance de ceux que l'on oublie trop souvent.
A bientôt.
Bonne journée.
Danièle
Ecrit par : PourMarie | 12.11.2007


