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17.04.2008
ERREUR JUDICIAIRE (suite2)
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Il fait froid en ce matin du 10 mars 1762 à TOULOUSE:Jean CALAS est revêtu d'une simple chemise qui ne le protège pas des morsures du gel.
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Il clame son innocence malgré les souffrances qu'il endure lors la question ordinaire ( par étirement) et extraordinaire (par l'eau).
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L'après midi,il est amené dans un chariot devant une église de Toulouse ; il tient entre ses mains une torche de cire jaune ,s'agenouille et doit demander pardon à Dieu au Roy et à la Justice.( pour un crime qu'il n'a point commis! petit aparté personnel)
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Sur la place Saint GEORGES,un échafaud a été dressé ;la foule, avide de spectacle morbide ,se presse.On entend le bruit que font les roues du chariot sur la rue pavée menant à la Place.
Le bourreau est là et se remémore les instructions énoncées dans l'arrêt de condamnation:il doit rompre les bras,les jambes et les cuisses du condamné.
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Jean CALAS est ensuite exposé sur la roue, la face tournée vers le ciel.
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..Il attend la mort qui mettra fin à son supplice;son confesseur le Père BOURGES est près de lui; il lui demande s'il n'a pas froid car lui a froid.Il lui fait même une requête:une des jambes brisées par le bourreau est repliée sur la roue et ces "tiraillements" (sic)le font souffrir atrocement.Pourrait-on la déplier?
L'exécuteur acceptera.
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Jusqu'au terme de ce supplice,Jean CALAS clame son innocence!!!Il demande que l'on pardonne à ses juges!!
Il expire enfin et son corps est brûlé sur un bûcher dressé sur la place.Les cendres seront dispersées au vent d'Autan.
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(A suivre)
Commentaires
seul Jean Calas connaissait la vérité et il l'a emportée sur sa roue de torture. Le doute subsistera toujours.
grosses bises
Ecrit par : roro | 16.04.2008
la lecure de ta note me glace, on connaît, on sait, mais ce supplice, cet innocent immolé, ce regard sadique de la foule, toutes les scandaleuses mascarades et incohérences notifiées par la religion, c'est à hurler.
Tu rappelles l'iniquité que représentait l'obligation de la foi catholique pour intégrer le corps de la magistrature,quand on sait tout ce qui a "avancé " on peut craindre de voir de droits régresser aujourd'hui, dans d'autres domaines, mais quand même.
Ecrit par : framboisine | 16.04.2008
le mot justice devrait toujours pouvoir s'écrire avec une majuscule, hélas, ce n'est pas demain que cela se fera!la raison du plus fort est toujours la meilleure. J'ai lu après une très longue absence, cela ne m'a pas réjouie mais c'était vraiment interressant et intelligement présenté et argumenté.
merci
Ecrit par : mamedjo | 16.04.2008
Oui , merci Betty , il me tarde de savoir si au moins il sera reconnu innocent , ce père déjà si malheureux du geste de son pauvre fils ....qui a souffert la torture et la mort , sera-t'il blanchi de ce crime qu'il n'a pas commis!
Blanchi peut-être , mais trop tard ! Brave homme qui pardonnait à ses bourreaux ! allons je vais me coucher en pensant a cette erreur judiciare , qui me révolte beaucoup ! Ta façon de nous le raconter nous fait vibrer , nous le vivons presque ! Bonne nuit quand même ! a demain ! bises ! huguette
Ecrit par : macary huguette | 16.04.2008
On notera, outre la légère erreur judiciaire, mais pardonnable à cette époque, que le personnel de justice n'était pas dénué d'humanité en l'an de grâce 1762.
On prend soin du supplicié, et on "déplie" sa jambe brisée, lui apportant ainsi un grand réconfort.
Ces délicatesses n'ont plus cours de nos jours.
Qui se soucie de savoir si les six ou huit mille condamnés annuels chinois ont des acouphènes, avant de leur mettre une balle dans la nuque ?
A-t-on vu quelqu'un s'inquiéter de savoir si Saddam Hussein avait froid, avant de lui passer la corde au cou ?
On finirait par regretter les douceurs de notre 18ème siècle !
Gros bisou.
Ecrit par : Crabillou | 17.04.2008
Crabillou a oublié ceux de Guantanamo ou dans le couloir de la mort aux Etats Unis d'Amérique ...
Quant aux erreurs judiciaires malheureusement il y en a eu pas mal et même de nos jours et pratiquement toujours de façon orientées !
Bises
Ecrit par : Biche | 17.04.2008
Excellente recherche qui nous fait approfondir ce mystérieux priocés.
Cependant le supplice de la roue...;froid dans le dos, il est vrai.....que de nos jours, les peuples dits civilisés emploient des méthodes assez proches pour torturer les présumés coupables...rien n'a changé....
Bises
hélène
Ecrit par : hélène | 18.04.2008
Merci, Betty pour ce travail de recherche.
Comment peut on avoir 10 séances au parlement avant un jugement ? Les premières étaient elles en faveur de l'acquittement ? Et est on allé jusqu'à celle qui condemnait ?
Les moeurs d'alors sont à prendre avec tout le contexte de l'époque. Et je me garderai bien de les juger !
Bises du grillon
Ecrit par : christian | 18.04.2008
Trop pris par ma musique, je n'ai pas beaucoup de temps pour visiter tous les blogs. J'ai lu avec intérêt et effroi l'histoire de Jean CALAS, et je suis bien sûr atterré de toutes ces erreurs judiciaires qui ont été commises durant des siècles, et qui continuent à être commises sur notre pauvre terre, très souvent au n om de la religion.
L'intolérance et la haine des hommes pour d'autres hommes est insupportable, et elle est loin d'être abolie...
470 exécutions l'an dernier en Chine, le record de tous les pays condamnant encore à mort, et 16000 exécutions de 1990 à 1998, c'est terrifiant.
Merci pour cette terrible histoire que tu nous as contée...
Je t'embrasse
Jean-Louis
Ecrit par : Jean-Louis | 19.04.2008
Je comprends que tu aies quelques réticences vis a vis de l'église et je te pardonne bien volontiers ma fille.Il y aura malheureusement toujours de telles ignominies.Je compatis à la souffrance de cet homme qui ne méritais pas cela.votre père à tous.
Ecrit par : heraime | 21.04.2008







