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15.04.2008
ERREUR JUDICIAIRE(suite)
A TOULOUSE, AU SIECLE DES LUMIERES.
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Jean CALAS écrasé de douleur, défait le garrot étranglant Marc-Antoine;comme il le chérissait ce fils bien qu'il lui reprochât parfois de consacrer trop de temps à jouer au billard au détriment de ses études.
A la demande de son père,Pierre court prévenir un ami de la famille, à une centaine de mètres de chez eux dans le quartier de la BOURSE (aparté:où siège leTribunal de commerce à l'heure actuelle,place de la BOURSE).
Il faut agir vite,prévenir les hommes de Loi,mais surtout taire qu'il s'agit d'un suicide,sinon le déshonneur frapperait la famille!
Ensuite,il faut absolument prévenir le Capitoul ( magistrat)
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, son greffier,un assesseur.
Pendant ce temps au 50 rue des Filatiers
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un attroupement se forme;un fanatique affirme que Marc-Antoine devait se convertir au caholicisme le lendemain,un autre prétend qu'il est d'usaghe chez les parents protestants d'étrangler leurs enfants s'ils manifestent leur volonté de conversion;d'ailleurs Gaubert LAVAISSE,ce jeune étudiant bordelais hôte de la famille, n'est-il pas venu es qualité de " bourreau" pour accomplir ce rite?
Une passante a entendu des cris provenant de la maison:ce ne peut être que l'appel à l'aide de Marc-Antoine;une autre a entendu" Au voleur" alors qu'il ne s'agissait que du cri de douleur du père" Ah,mon Dieu".
et patati et patata ...
Alerté par ces clameurs, le Capitoul se vêt à la hâte et arrive rue des Filatiers avec 40 soldats.
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Deux médecins qu'il fait mander procèdent aux premières investigations médico-légales sur le cadavre..Aucune trace de meutrissures ne laisse présager qu'il y a eu lutte...
Ils ne prennent pas le temps d'établir un rapport écrit et communiquent le résultat de leurs investigations oralement.
Le Capitoul , négligent,considère que les quelques lettres trouvées dans la poche de la veste de Marc-Antoine sont des"papiers inutiles"!.Le fait que certains vêtements de Marc-Antoine soient soigneusement pliés et posés sur un meuble n'interpelle pas son attention!D'ailleurs il n'ordonne aucune perquisition!!!!!!!!!!
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Sur son ordre , toute la famille CALAS,la servante et le jeune Gaubert sont amenés à la prison du Capitole.
Il fait froid dans les cachots, seul celui des femmes est éclairé.
Jean CALAS, voulant taire l'acte suicidaire de son fils chéri, va parler de meurtre d'un rôdeur...ce qui le perdra!
En effet, comment un meurtre aurait-il pu se produire alors que la porte d'accès à l'immeuble était fermée à clef, et qu'aucune effraction n'a été constatée?le meurtrier ne pouvait dès lors être que...Jean CALAS.
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Le Capitoul,peu respectueux de la forme, rédige un procès-verbal qu'il antidate d'une journée!alors qu'il le rédige en présence de témoins à l'Hôtel de Ville,il prétend l'avoir établi chez les CALAS!!
Un "expert",qui n'est autre que le "bourreau"(!) se rend 50 rue des Filatiers accompagné du Capitoul et de sa " suite" pour vérifier s'il est possible ou non qu'un homme puisse se pendre aux deux battants de la porte du magasin..sa réponse est "non"!Il n'argumente pas, ce n'est pas son "fort".
le chirurgien LAMARQUE,dans un de ses rapports écrits,va jusqu'à prendre l'oeil droit pour l'oeil gauche.
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Autant d'invraisemblances...
Le Parlement se saisit de cette affaire ,
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Commentaires
Bonjour Betty
La lutte entre le Parlement et les Capitouls se sent bien dans ta note ! Mais comment connait on les détails tels que vêtements pliés et papiers dans lespoches si personne n'a fait de procès verbal ?
Bises du grillon
Ecrit par : christian | 14.04.2008
Réponse rapide à Christian:parce que Pierre CALAS était présent.Il a fait une déclaration qui a interpellé Voltaire..mais ça, c'est pour la suite...
bises
betty
Ecrit par : betty | 14.04.2008
Merci Betty, de ta réponse rapide, mais j'aurai pu attendre la suite.
Christian
Ecrit par : christian | 14.04.2008
quelle histoire tu nous raconte là!!! Il y a du suspense, mais ça tu connais bien, tu sais nous tenir en haleine.......
suicide ou meurtre ?
est-ce que tu connais bien maintenant la chanson "je reviendrai à Montréal" ?
grosses bises
Ecrit par : roro | 14.04.2008
eh non Betty, tu te trompes, c'est bien la quatrième en rose et non en bleu
grosses bises
Ecrit par : roro | 14.04.2008
heureusement les choses sont plus claires désormais...on se demande même si on a vraiment besoin de juges...et d'avocats
la prison en direct; dommage qu'on ait supprimé la peine de mort; il y aurait davantage de place pour les voleurs d'oranges
je divague, la fatigue du WE
Roro a raison
bises
Ecrit par : henri | 14.04.2008
oh ! il y a encore de la place pour la reflexion ?
bonne nuit
Ecrit par : marie-thérèse | 14.04.2008
Pour Marie-Thérèse,
Je ne comprends pas la remarque...
Entre le procureur et l'accusé,il y a un immense espace laissé pour la réflexion,ce qu'avait compris Voltaire..mais trop tard.CALAS a fait les frais de l'intolérance.
Cette note n'est pas un réquisitoire et chacun peut y apporter sa contribution.
Amicalement
betty
Ecrit par : betty | 14.04.2008
effectivement ton récit sent dès le début l'erreur judiciaire, incohérence, précipitations, rumeurs, et malheureusement, le "mensonge " de Calas qui va le perdre.
Présentation fouillée et recherchée, du beau travail ma Betty, Françoise
Ecrit par : framboisine | 15.04.2008
Très triste cette histoire et a suivre pour connaitre les injustices qui vont avoir lieu...Ne perdons pas le fil ...a bientôt...Merci Betty , tu nous intèresses ! Bonne journée , la bise ! huguette
Ecrit par : macary huguette | 15.04.2008
merci pour cette note Betty; je vais la suivre attentivement.
amitiés
béa
Ecrit par : beatrice | 15.04.2008








