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03/06/2008

LE PETIT...(3)

...MAGASIN BLEU


podcast

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La 2 CV fourgonette,aux tons de bleu,portant une immatriculation hollandaise,s'est arrêtée devant le magasin.
ELLE en est sortie,tenant à la main un petit bonhomme de trois ans-le fils de l'une de ses amies-,aux cheveux couleur du soleil de minuit.Et puis, elle est entrée dans la boutique.
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ELLE? c'est Virginie, Virginie JANSSENS
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Vous parler d'elle en peu de mots, l'espace d'une note, est tâche difficile, tellement cette personnalité était ardente, riche, lumineuse...
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Elle a tout de suite aimé le bric à brac du petit magasin bleu..et, mes parents et moi sommes devenus ses amis.
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Quand elle ne résidait pas en Hollande, elle vivait dans une petite ferme quercynoise où le temps semblait s'être arrêté.C'est là qu'elle avait installé son atelier de peintre.
Il s'agissait en fait d'un corps de petits bâtiments, dont un pigeonnier aux formes arrondies.
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Dans le champ où poussaient genièvres et chardons bleus, elle avait installé une grande guitoune qu'elle avait ramenée du Maroc où elle avait vécu de nombreuses années.
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Que de fêtes improvisées nous avons eues!
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J'aimais la regarder peindre, l'écouter parler, j'aimais ses yeux  où toute la bonté du monde semblait s'être inscrite.
Elle  disait que " l'Art nous rend un peu à nous-mêmes et c'est pour celà que nous pouvons mieux vivre en accord avec le monde".
 
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Il m'arrivait souvent, à la fin d'une chaude journée d'été, de prendre ma petite 4L " décapotable":je fonçais à vivre allure,en écoutant en boucle une cassette du grand DJANGO REINHART.Le monde des saveurs de chèvrefeuille, des odeurs du Causse semblait m'appartenir.
Je grimpais quatre à quatre les marches centenaires menant à la ferme  du Mas de Charrou et là j'étais bien,j'étais heureuse.
Ce qui semblait anachronique,ou bizarre,ou singulier, c'était la présence dans une petite chambre d'un lit à baldaquin..J'ai toujours eu quelque attirance pour ces lits..je ne sais pourquoi et je lui disais souvent:"Virginie,lorsque je me marierai,pourrai-je y amener le soir de mes noces l'élu de mon coeur?" .Parole tenue:j'y ai passé ma nuit de  jeune épousée..
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J'aime cette aquarelle qui veille sur mes nuits...
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J'aime aussi  beaucoup cette peinture.
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Comme tout artiste de talent,elle était fort modeste alors que son cursus était à la mesure de ce talent.(expositions nombreuses en France,à l'étranger).
Virginie et ma mère étaient très liées.En partant au pays des songes,Virginie lui a légué, comme un testament,une palette de soleil...et ma mère a reçu cette offrande:elle peint.
 

Elle n'aura pas connu ma fille Marie, née 5 mois saprès son départ...
En deuxième prénom, ma fille s'appelle Virginie


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BETTY
(Si vous désirez connaître un peu plus l'artiste j'a fait un couper -coller d'un article paru récemment à l'occasion d'une exposition à l'initative du Ministère de la culture du MAROC ( tableaux d'enfants).Vous pourrez y lire la conception non élitiste que Virginie se faisait de l'art).
Stimuler l¹imaginaire de l¹artiste potentiel (1/25/2007)


Le langage des couleurs comme dialogue interculturel est le thème d¹une exposition de peintures montée par le ministère de la culture à la galerie d¹art Mohammed Kacimi de Fès. Cette exposition itinérante est le résultat d¹un travail animé, au Maroc, par l¹artiste néerlandaise Virginie Janssens (1921-1980) dans les années 50 dans le cadre d¹ateliers d¹enfants et de jeunes de toutes confessions.

Cette manifestation artistique, qui se poursuivra jusqu¹au 16 février prochain, émane d¹un projet des fondations «Stichting interculturel Kinderfestival Al Farabi» (festival de l¹enfant Al Farabi) et «Euromed» pour le dialogue et l¹échange interculturel à Amsterdam, en partenariat avec le ministère de la culture au Maroc.
Créé en 1990, le festival de l¹enfant Al Farabi a pour but le rapprochement des peuples par la connaissance et le respect de la culture de l¹autre. La culture arabe y occupe une place importante mais sans pour autant y prendre explicitement la place centrale.
Durant le festival, les enfants sont mis en contact de façon active et participative avec des créateurs et des créations artistiques venus des Pays-Bas et d¹ailleurs pour «les faire rêver et stimuler leur imaginaire d¹artiste potentiel». Le festival se voulait, ainsi, une mosaïque culturelle, à l¹exemple de la société, où il est souhaitable d¹apprendre très tôt la participation à l¹enfant pour mieux le préparer à son rôle de citoyen adulte.
La fondation Euromed, créée pour sa part en 1997, a pour mission d¹encourager le dialogue et l¹échange culturel par le biais de l¹art, la culture, l¹éducation, le débat et les rencontres et échanges Euro - méditerranéens.
En 2005, à l¹occasion de l¹année du Maroc aux Pays-Bas, un projet de coopération est né entre le ministère marocain de la culture et l¹Eglise Musée de Nieuwe Kerk à Amsterdam dans le cadre de la célébration des 400 ans de relations diplomatiques entre le Maroc et les Pays-Bas.
Le but de cette exposition s¹inscrit dans ce sillage: faire découvrir aux visiteurs une page d¹histoire commune au patrimoine culturel de trois pays à savoir la France, le Maroc et les Pays-Bas. Les Pays-Bas est le pays d¹origine de l¹artiste plasticienne Virginie Janssens, qui est au centre du projet. Le Maroc est la terre d¹origine des enfants et adolescents ayant participé aux ateliers de peintures de Virginie Janssens (1952-1967). La France enfin, car en 1952, elle avait commissionné l¹artiste pour des cours d¹initiation de la jeunesse à la création artistique.
L¹exposition qu¹abrite la galerie d¹art Mohammed Kacimi a d¹abord été montée dans plusieurs musées aux Pays-Bas et sa tournée internationale commence dans le royaume du Maroc, pays qui a une valeur sentimentale dans la carrière de Virginie Janssens.
Ainsi, une soixantaine de peintures que Virginie Janssens, après un séjour de dix huit ans au Maroc (1949-1967), a encadré et qui sont des créations d¹enfants et d¹adolescents âgés de 8 à 19 ans dans le cadre d¹ateliers de peinture qu¹elle avait animés dans différentes grandes villes du Maroc mais plus principalement à Casablanca, Rabat et Fès est exhibée au grand public .
Elles sont les oeuvres d¹artistes amateurs issus de différentes classes sociales et confessions religieuses à la fois catholique, juive et musulmane et donc un souvenir d¹un voyage formateur qui aura marqué l¹artiste.
Ces oeuvres représentent une page intéressante et méconnue de l¹histoire de l¹art et de l¹histoire commune à trois pays et ont pour ambition de contribuer à faire de l¹art une partie de la vie quotidienne des gens ordinaires.
Considérée comme faisant partie des artistes rebelles qui, dans les années 40, voulaient sortir l¹art du cadre élitaire des musées et galeries pour le rapprocher des gens et l¹amener dans les cafés, dans la rue, dans les intérieurs des maisons les plus modestes et même jusque dans les prisons, Virginie Janssens cherchait à sa manière à démocratiser l¹art jusque là, destiné à une petite élite dans l¹ensemble des pays. Et ce, en le mettant à la portée d¹un plus grand nombre et en lui donnant une fonction plus large dans la société.
La
méthodologie de travail adoptée par l¹artiste consistait à initier ses élèves à la création artistique en les poussant à la réflexion/introspection sur des thèmes faisant partie de leur vie quotidienne tels que la ville, la famille, la mère, la mort, la religion et l¹autoportrait comme reflet de la personnalité et véhicule de messages pour le monde extérieur.
C¹est ce rôle formateur et d¹élargissement des horizons de l¹éducation culturelle pour le développement de l¹enfant qui est à l¹origine de cette exposition qui, après le Maroc (où, la première eu lieu en 1958) continuera son voyage vers d¹autres pays méditerranéens.

 

Commentaires

Merci de nous relater l'activité passionnante de cette artiste Betty.

Ce qui est intéressant pour moi, ce sont toutes ces constructions de liens entre les peuples. L'art a évidemment une place privilégiée pour s'ouvrir aux autres et c'est vraiment rassurant pour le futur de savoir que ces initiatives existent, se développent et prennent de l'ampleur.

Bonne journée. Je t'embrasse. Monique

Écrit par : monique | 03/06/2008

Le magasin bleu rendait bien service aux gens de la région , et les propriétaires par leur accueil chaleureux se faisaient des amis et pas des moindres , les artistes venus en clients revenaient en amis ...De très belles histoires enrichissantes pour la jeune Betty qui n'en perdait pas une !
Très intéressante ta note , de bons souvenirs pour toi et pour ta maman aussi .
Merci Betty . Bises ! huguette

Écrit par : macary huguette | 03/06/2008

Betty, comme tu racontes bien ! on vit avec toi... Veinarde ! la nuit de noces dans un lit à baldaquins ! j'adore... Je comprends que tu n'aies pas oublié ces artistes, écrivains... bises à toi ma belle. miche

Écrit par : miche | 04/06/2008

Cet histoire du Magasin Bleu est émouvante, bien contée.
Tu as eu une jeunesse très riche ; de grandes rencontres, de belles et inoubliables connaissances. Cela ne m'étonne pas que tu aimes tant les raconter.
Bises. Flo

Écrit par : pimprenelle | 04/06/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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