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23.08.2008
Escapade dans le Lot (2)
(FAUST-Charles GOUNOD)
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Sa voix de "meneuse de revue " s'était tue;ses filles avaient eu raison de ses claudications arthrotiques.
Elle avait passé 80 années auprès d'elles,à ramener dans le droit chemin les plus alertes parties conter fleurette au bouc esseulé dans le champ voisin.
Elle avait donc dû se résoudre à vendre son troupeau.
Je n'entendrais plus cette voix...
Je n'entendrais plus cette voix...
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Mais je n'oubliais pas ma mission:aller embrasser la chevrière de la part d'un grillon si heureux dans son terrier provençal.
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La rue bordant sa maison n'avait pas changé:les coqs y régnaient en maîtres répondant par des "cocorico" hardis aux assauts de cocottes affriolantes.
Des chats( je ne les ai pas comptés) entraient et sortaient. J'entendais le bêlement de deux "filles" derniers témoins "affectueux" de ce long fragment de vie.
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Dans la lumière de l'été la vigne déposait en une ombre violette et délicate son feuillage encore vert sur la pierre dorée que venaient effleurer les derniers rayons du soleil..
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C'est alors que je l'aperçus, forme robuste se détachant de l'espace sombre délimité par l'encadrement de la fenêtre;je pouvais deviner un bras replié servant d'appui à une tête coiffée d'un chapeau de paille( qui semblait avoir vécu).
Assoupie dans sa solitude, rêvait-elle de ses chèvres?
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Je suis alors partie sur la pointe des pieds.
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Cette note valait bien une valse que je vous offre,Madame, dans les bras du docteur FAUST.
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BETTY
NB:pour les "non initiés ", j'avais lors de l' été 2006 rédigé une note sur cette forte personnalité.Je vous l'offre en "copiez-coller).
Nous étions prévenus:il ne fallait surtout pas enlever la chaîne délimitant l'accès au gîte qui se trouvait sur l'itinéraire suivi par la chevrière:ses chèvres en effet, d'humeur vagabonde,pouvaient investir la propriété, s'installer sur les murets bordant le bois.
Le lendemain de notre arrivée, à l'aube ( j'exagère...un peu plus tard..) nous entendîmes des bêlements ponctués de " Mila Dius"Mila Dius" ( Mille Dieu):une voix très affirmée où s'exprimait toute l'autorité ( controversée d'ailleurs par le troupeau), d'une femme trapue...,de plus de 80 ans, vêtue comme un homme.
Elle vivait à 500mètres de chez nous..enfin.."ils" vivaient car la maison était une véritable arche de Noë.Je n'en croyais pas mes yeux, je remontais le temps devant un tel spectacle:dans la rue, devant la maison, une dizaine de coqs poursuivis par des poules hardies,un va et vient incessant dans la maison: des chevreaux en sortaient (ou y rentraient),des chats,des canards.Et tout ce petit monde vivait heureux.Pas de voisins:impossible tellement l'odeur de toute cette ménagerie imprégnait la rue pourtant bordée de très jolies maison de pierres ,abandonnées aux glycines,ronces, dissuadant tout investisseur potentiel.
J'ai pu savoir que l'hiver, la chevrière dormait avec ses canards, que le Maire du village l'avait "déplacée "quelques temps pour " assainir" la maison en faisant notamment installer une douche qui...dès le troisième jour de son installation, servait de mangeoire pour les animaux!On m'a raconté qu'un soir d'hiver, elle s'était résignée à appeler le vétérinaire car le bouc qu'elle chérissait était tombé sérieusement malade.Le vétérinaire donnait peu de chance de survie à la bête mais il fut conseillé de la maintenir au chaud.
La chevrière se blottit la nuit contre l'animal:ce remède sembla redonner de la vigueur car le lendemain, le bouc fut guéri.
C'est la France profonde ( ce personnage, haut en couleurs, a d'ailleurs été la vedette d'une émission sur l'une des chaînes télévisées publiques)..
(photos "maison")
Le lendemain de notre arrivée, à l'aube ( j'exagère...un peu plus tard..) nous entendîmes des bêlements ponctués de " Mila Dius"Mila Dius" ( Mille Dieu):une voix très affirmée où s'exprimait toute l'autorité ( controversée d'ailleurs par le troupeau), d'une femme trapue...,de plus de 80 ans, vêtue comme un homme.
Elle vivait à 500mètres de chez nous..enfin.."ils" vivaient car la maison était une véritable arche de Noë.Je n'en croyais pas mes yeux, je remontais le temps devant un tel spectacle:dans la rue, devant la maison, une dizaine de coqs poursuivis par des poules hardies,un va et vient incessant dans la maison: des chevreaux en sortaient (ou y rentraient),des chats,des canards.Et tout ce petit monde vivait heureux.Pas de voisins:impossible tellement l'odeur de toute cette ménagerie imprégnait la rue pourtant bordée de très jolies maison de pierres ,abandonnées aux glycines,ronces, dissuadant tout investisseur potentiel.
J'ai pu savoir que l'hiver, la chevrière dormait avec ses canards, que le Maire du village l'avait "déplacée "quelques temps pour " assainir" la maison en faisant notamment installer une douche qui...dès le troisième jour de son installation, servait de mangeoire pour les animaux!On m'a raconté qu'un soir d'hiver, elle s'était résignée à appeler le vétérinaire car le bouc qu'elle chérissait était tombé sérieusement malade.Le vétérinaire donnait peu de chance de survie à la bête mais il fut conseillé de la maintenir au chaud.
La chevrière se blottit la nuit contre l'animal:ce remède sembla redonner de la vigueur car le lendemain, le bouc fut guéri.
C'est la France profonde ( ce personnage, haut en couleurs, a d'ailleurs été la vedette d'une émission sur l'une des chaînes télévisées publiques)..
(photos "maison")







