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07.11.2008
Au fil des lignes...
...et dans le creux de l'oreille.
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Pour ma part,je vais chanter chez mes" copains d'abord"..et la belle hélène partagera notre repas de la bande des douze dimanche.
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Le procès (2)
DES FLEURS DU MAL.
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Et d'abord,j'en préviens les mères de famille,
Ce que j'écris n'est pas pour leurs filles,
Dont on coupe le pain en tartines".
(Charles BAUDELAIRE)
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Il le pressentait..
Le 5 Juillet 1857 ne sera pas une journée facile.
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La publication de son recueil de poèmes attire la foudre des critiques "bien-pensants" dont le journal Le FIGARO se fait l'écho :
"l'Odieux y courtoie l'ignoble,le repoussant s'y allie à l'infect"...."
Il ne peut s'empêcher de penser que 6 mois plus tôt Flaubert a été traduit devant ses juges pour outrage à la morale à la suite de la parution d'Emma BOVARY ,et les conclusions du réquisitoire du Procureur impérial Ernest PINARD l'interpellent encore:
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"Imposer à l'Art l'unique règle de la décence publique, ce n'est pas l'asservir,mais l'honorer.L'art sans règle n'est plus l'Art".
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Cependant, Flaubert n'a pas été condamné.
Vain espoir?
Il marche dans la rue et pense peut- être à MUSSET qui vient de mourir 2 mois plus tôt,âgé seulement de 46 ans;il ne partageait pas la même vision de l'amour que lui :MUSSET ,Romantique, était plus optimiste..
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Il pense aussi au vieil homme exilé depuis 2 ans à GUERNESEY.
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Il pense à la lettre qu'il vient de recevoir de FLAUBERT
"J'ai d'abord dévoré votre volume d'un bout à l'autre comme une cuisinière fait d'un feuilleton,et maintenant,depuis huit jours,je le relis,vers à vers ,mot à mot et, franchement,cela me plaît et m'enchante".
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MAIS......
Le garant de la bonne paix bourgeoise, c'est "l'Etat" ; à défaut d'avoir condamné le romancier on poursuivra et condamnera le poète.
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Le Ministre de l'intérieur fait saisir le recueil de poèmes :il a un oeil sur la Justice...
Il faut poursuivre le poète sous la prévention d'outrage à la morale religieuse d'une part et à la morale publique et aux bonnes moeurs de l'autre.!
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Sur cent poèmes,13 sont incriminés,ce qui lui fait injure et il s'en insurge:
"Néfaste indulgence.Dix mots d'un homme,et je le fais pendre.C'est la totalité de l'oeuvre qu'il fallait juger, l'ensemble de l'édifice".."
Il pense à Caroline,sa mère,installée désormais à HONFLEUR
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Il pense peut être à la mer dont il décrit si bien l'immensité :
"Pourquoi le spectacle de la mer est-il si infiniment et si éternellement agréable ?
Parce que la mer offre à la fois l'idée de l'immensité et du mouvement. Six ou sept lieues représentent pour l'homme le rayon de l'infini. Voilà un infini diminutif. Qu'importe, s'il suffit à suggérer l'idée de l'infini total ? Douze ou quatorze lieues de liquide en mouvement suffisent pour donner la plus haute idée de beauté qui soit offerte à l'homme sur son habitacle transitoire. "
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Il y aura foule dans la salle d'audience du Tribunal correctionnel ce 20 Août 1857....
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