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11.11.2008

14-18

Bonjour,
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Je n'ai pas encore pacouru les blogs en cette matinée pluvieuse du 11 novembre,mais je pense que bon nombre d'entre vous, à la manière qui lui est personnelle , a pensé à eux.
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Et il est" vital" de le faire.
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Parce qu'il ne faut pas oublier qu'à l'âge où nous connaissions nos premières boums,où l'on emportait le transistors sur la plage, où l'on s'amusait aux bals dits " populaires", eux, au même âge allaient rejoindre un enfer qu'ils n'avaient pas voulu.
Il est "vital "que nous transmettions à nos enfants l'horreur de la part noire de notre Histoire.
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Nous avons chacun une sensibilité qui nous fait ressentir certainement différemment cette période..lointaine mais si proche !
J'ai, pour ma part, découvert la brutale réalité en lisant, alors que j'étais encore jeune, "La PEUR" de Gabriel CHEVALLIER.J'ai transmis ce livre à mes enfants.
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Je vous livre ce matin ,un extrait de lettre écrite par un jeune écrivain de 22 ans, et une chanson,dont les paroles simples m'émeuvent ,elles mettent en " scène" l'histoire d'une jeune femme qui ne recevra plus de lettre.....comme beaucoup d'entre elles. 
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Les "images" illustrant la note  proviennent d'un très beau livre qui m'avait été offert "Ma Grande Guerre" par Gaston LAVY (Récit et dessin).
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"la guerre n'est rien d'autre que l'absurde victoire du fer sur l'esprit"
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"L'angoisse m'étrangle. Ce bouillonnement d'animalité et de pensée, qui est ma vie, tout à l'heure va cesser. Sur les perspectives de l'avenir qui toujours sont pleines de soleil, un grand rideau tombe. C'est fini! ... je n'ai que vingt et un ans.
Ah! si j'échappe à l'hécatombe, comme je saurai vivre! Je ne pensais pas qu'il y eût une joie à respirer, à ouvrir les yeux sur la lumière, à se laisser pénétrer par elle, à avoir chaud, à avoir froid, à souffrir même. Je croyais que certaines heures seulement avaient du prix. Je laissais passer les autres. Si je vois la fin de cette guerre, je saurai les arrêter toutes, sentir passer toutes les secondes de vie, comme une eau délicieuse et fraîche qu'on sent couler entre ses doigts. Il me semble que je m'arrêterai à toute heure, interrompant une phrase ou suspendant un geste pour me crier à moi-même : "Je vis! je vis!"
Et dire que tout à l'heure, peut être, je ne serai qu'une chair informe et sanglante au bord d'un trou d'obus!
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(Paul LINTIER: jeune écrivain, il avait 22 ans lorsqu'il fut tué le 15 Mars 1916)

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