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02/12/2008

EN ATTENDANT...

 ENTRAC'TE

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Je conçois que vous ne soyez pas tous attirés par mes notes musicales lyriques et que ça vous "rase"..mais FIGARO va revenir.
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En attendant,je vous propose d'écouter une chanson du "Grand Georges", que j'aime tout particulièrement ,vraiment.
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C'est une mise en musique d'un poème d'Antoine POL.(1888-1971)
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J'ai pensé qu'il était intéressant également de connaître la genèse de cette chanson , par Georges BRASSENS:
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"Durant mes longues années de maturation et de vaches maigres, à Paris, mes loisirs nombreux et des moyens financiers très limités me poussaient à aller flâner, le samedi matin, aux puces de la Porte de Vanves, à quatre pas de ma maison. C'est là, en 1943, que j'ai acquis pour quelques sous et sans grande conviction, un petit recueil de poèmes intitulé «Émotions poétiques», par un certain Antoine Pol. Si cette plaquette, éditée en 1913, rassemblait des poèmes que pudiquement on pourrait qualifier de mineurs, un texte me toucha, dès la première lecture, par le climat de mélancolie qui s'en dégageait. À chaque relecture, le récit, par ce qu'il a d'universel et d'intimiste, me semblait de plus en plus attachant, et assurément susceptible d'être porté par une mélodie latente. J'ai longtemps conservé ce poème en mémoire et en archive et ce n'est que près de 30 ans plus tard que j'ai réussi à façonner un thème musical qui épouse adéquatement le climat du texte. Je crois bien avoir atteint l'objectif de composer une musique qui accentue, qui amplifie l'impalpable nostalgie qui habite cette confidence intimiste. "
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(Georges BRASSENS) 
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podcast
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(Photo prise lors de ma visite au musée Salvador DALI à FIGUERAS) 
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Et pour celles et ceux qui rencontreraient des problèmes techniques-audio,voici les paroles.
 

Je veux dédier ce poème

A toutes les femmes qu'on aime

Pendant quelques instants secrets

A celles qu'on connait à peine

Qu'un destin différent entraîne

Et qu'on ne retrouve jamais

°

A celle qu'on voit apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, s'évanouit

Mais dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Qu'on en demeure épanoui

°

A la compagne de voyage

Dont les yeux, charmant paysage

Font paraître court le chemin

Qu'on est seul, peut-être, à comprendre

Et qu'on laisse pourtant descendre

Sans avoir effleuré sa main

°

A celles qui sont déjà prises

Et qui, vivant des heures grises

Près d'un être trop différent

Vous ont, inutile folie,

Laissé voir la mélancolie

D'un avenir désespérant

°

Chères images aperçues

Espérances d'un jour déçues

Vous serez dans l'oubli demain

Pour peu que le bonheur survienne

Il est rare qu'on se souvienne

Des épisodes du chemin

°

Mais si l'on a manqué sa vie

on songe avec un peu d'envie

A tous ces bonheurs entrevus

Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

Aux coeurs qui doivent vous attendre

Aux yeux qu'on n'a jamais revus

°

Alors, aux soirs de lassitude

Tout en peuplant sa solitude

Des fantômes du souvenir

On pleure les lèvres absentes

De toutes ces belles passantes

Que l'on n'a pas su retenir

°

Oui, c'est vraiment un instant de grande émotion.

 °

A BIENTOT

Commentaires

Ce n'est pas parce qu'on ne met pas un commentaire que l'on apprécie pas !!!
Alors surtout continue !
Bises
Biche

Écrit par : Biche | 02/12/2008

non, pas de problème technique, mais que d'émotion!
contre cela, tu ne peux rien, la musique qui épouse le texte de Pol , qui l'enveloppe et l'exalte, le cello,

tiens je réécoute, un peu maso la fanfan....

Écrit par : framboisine | 02/12/2008

Comme j'aiaimé l'analyse du poème par Brassens avant de créer une mélodie....quand il parle de l'impalpable nostalgie qui habite cette confidence intimiste.....
Cette phrase résume la délicatesse du chanteur, derrière son humour parfois un peu cavalier...quelle âme sensible il cachait...

J'ai piqué...sans permission la chanson car elle ne figurait pas dans ma discothèque...

Bises
Hélène

Écrit par : hélène | 02/12/2008

J'aime bien georges moi aussi,un excellent poète.Pour parler d'autre chose,va falloir revoir ta géographie ma grande parce que dire au grand CRABILLOU que St Etienne avait battu Nancy,figure toi qu'il en a rien a foutre ce match c'est dans la Loire que le résultat comptait,pas en Auvergne.Et la ou fini L'AUVERGNE là,commence la FRANCE.Faut que tu te mettes ça dans la tête La Loire et le Forez c'est tout pareil,mais surtout pas l'Auvergne.Heureusement que dans ce pays il y a encore de belles Auvergnates.Bisous

Écrit par : heraime | 02/12/2008

J'écoute le grand Brassens et je me dis que j'ai bien fait de passer ma Betty... "qu'on en demeure épanou-i ..."..
la musique est superbe...
Figaro-ci, Figaro là... on attend ! bises de miche

Écrit par : miche | 04/12/2008

Merci de décoder pour nous la genèse de cette chanson.
Je retrouve dans le texte de Brassens des mots qu’il a aussi mis en chanson : « à quatre pas de ma maison »

Le grillon

Écrit par : Christian | 10/12/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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