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04/09/2009

L'ETE..un arbre

"Au milieu de l'hiver...": Quelques mots de CAMUS posés sur ma bannière.

 
podcast

 

Que les saisons ne tiennent pas rigueur de mon anachronisme,car l'été ,je le prolonge à ma guise!

 

C'est bien simple:

 

Il suffit de monter à bord d'une péniche,

 

 

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de remonter ( ou descendre)le canal du Midi qui prend le nom " saugrenu" de canal latéral au pays de BOE (je vais recevoir un coup de clarinette...mérité?)!!!)..se laisser glisser

 

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glisser....sous le soleil.

 

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C'est sûr ,l'itinéraire est le bon...je l'éprouve chaque année....j'épouse la fantaisie du vent....

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 Et je fais de ces rencontres!! Des coquillages jouant avec des boules emprisonnant le soleil  dans leur treillis de corde!!

 

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Et l'arbre.....vous vous en souvenez?
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Quel arbre !
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Il m'attend..je cours le rejoindre
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Un mois de remise en forme imposée par l'académie(plus doctement "ils "appellent cela:réadaptation à l'effort!. Mais quelle idée!!! comme si....)
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Et cette douceur du soir à nulle autre pareille....
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Je vous l'ai bien dit, chez moi, l'été est permanent!
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A BIENTOT.
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Betty
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(photos "maison".)

02/09/2009

COIN LECTURE" HORS SERIE"

 

o

 

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ou...ma rentrée littéraire. 

 

Mais comment font-ils?

 

Oui, telle est la question que je me pose.

 

Contractuellement, ils " assurent"..chaque année.

 

L'imaginaire est-il cependant du ressort du contrat? j'en doute...

 

Et pourtant,vous les verrez tous alignés sur les starting block des libraires.

 

Je ne vous parlerai pas d'eux, mais du diable,car lui,il s'est posé quelque part.

 

 

 

 

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Ce roman a été écrit par une amie qui m'est chère:Dominique JOSSE.
Fût-elle une amie, si elle n'avait eu de talent,je n'aurais pas rédigé cette note.
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Sa rentrée littéraire est hors du temps convenu.
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C'est un enfant qui "parle"( exercice de style délicat où il faut la précision du joaillier pour sertir un message relatant la  vie d'un village-le nôtre?-où chacun reconnaîtra une part de son enfance,un village servant de support aux rancoeurs,au racisme, avec des personnages "hauts en couleurs"( que vous avez croisés,c'est sûr)
Un style incisif où le grave est suggéré,je dirais même plus dénoncé avec humour.
Un monde en apnée apparente;on plonge doucement avant d'atteindre les récifs immergés.Thriller de la vie.
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Il n'est pas habituel chez moi  (vous le savez,fidèles lecteurs)de reproduire des textes,mais l'exception mérite l'entorse à une règle:
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"Le jeune Moussa, sa mère,son, père,s'implantent dans une vallée, s'accordent à un village où les rues et les vieilles pierres dégagent une impression de calme et de pérennité.C'est un village de nulle part.L'intégration y semble facile:à l'âge de Moussa,il s'agit d'amitié,de complicité et d'engagement dans les jeux partagés.
Mais il n'y a pas de façade sans lézarde.les murs sereins recèlent des secrets,des tumultes prêts à s'épanouir.Un évènement anodin peut offrir à la vie de se manifester dans sa confusion-son illogisme et ses excès-et tout un équilibre est déplacé,et chacun ressent une menace réelle ou illusoire.
Sous laprudence et le respect,veillent bien la crainte de l'altérité,le préjugé,la rancoeur.Il faut toujours que le diable se pose quelque part.."

 

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Pour vous,une petite mise en bouche:

L'enfant parle de l'entreprise de son père:

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"C'était une manufacture.
A la maison,on avait toutes les pinces ratées.Les tordues, les écartées,les montées à l'envers,les trop vissées,les déviées,les loupées.On s'en fichait.C'était l'usine de mon père.Si on avait voulu,on n'aurait utilisé que des belles.Mais c'était l'habitude.
Chaque fin de semaine à dix- huit heures quinze, tous les ouvriers se voyaient distribuer le rebut,juste avant de monter dans le car qui les raccompagnait.Conducteur ou scieur,magasinier ou visseur,chef ou pas chef.Tous.

Le résultat,c'est que le village entier voyait son linge pendre de guingois.Pas une seule maison n'y échappait et les jardins passaient pour des dessins d'enfants dont la main hésitante n'aurait pas encore mesuré ni la géométrie dans l'espace ni la perspective.."

 

Un " peu"de Moussa dit Momo:

 

"Momo ne savait rien du paysage,il n'avait pas le droit de regarder."Alors,me disait-il,je sentais le chemin".

Son père lui avait révélé qu'il existait plusieurs façons de voyager.Selon les moyens de chacun.Soit on était assis à la place du passager et on avait le droit de contempler le paysage,soit on se déplaçait en clandestin et là, on avait payé pour se taire et se faire oublier.La famille de Momo était de la deuxième catégorie.Elle venait de GETH,un village du nord de la Mauritanie.Deux endroits ignorés à ce jour."

 

 

Une des "personnalités"

 

 

"Momo redoutait deux choses dans la vie:la Poularde et les camions.

La femme aait hérité du sobriquet dans toute la région,sans qu'on sache comment.Le fait est qu'elle avait les fesses en arrière et que sa cambrure profonde déplaçait le centre de gravité de son coprs vers l'avant,accentuant le déhanchement de sa démarche.Mais ce n'était pas la vraie raison.

En réalté, elle avait une malformation des pieds qui l'obligeait à à marcher en pédalant un peu.C'est là qu'avait jailli dans nos esprits malins l'idée de la Poularde.Il n'y avait pas eu d'inventeur entre Momo et moi.C'était venu comme ça.Ce jour là,elle s'était dirigée vers son champ en balançant les membres un peu de gauche à droite,elle s'était arrêtée puis elle avait déroulé lentement les chevilles avant de les poser à terre .Mais c'est uniquement quand elle a commencé à gratter le sol,comme une poule qui cherche son ver,qu'on avait entamé le délire des mots.."

 

L'arrivée à la préfecture pour la "régularisation" est une véritable délectation:

 

 

"Au centre était assise une grande dame brune avec un chignon tiré sur la nuque qui,de sa chaise fixée sur un trépied à roulettes et selon les demandes qui lui étaient formulées,virevoltait dans un espace circulaire en se propulsant d'une simple poussée du pied sans jamais descendre de son engin.

Nous étions des prétextes à ses circonvolutions et plus les requêtes des impétrants étaient compliquées,plus elle tourbillonnait,dominant la distance avec autorité et grâce.Cela devenait beau.

Les gens qui patientaient ne se présentaient pas pour les mêmes raisons.Elle le savait pertinemment et pour plus de facilité dans son déplacement-peut-être même dans sa chorégraphie-elle avait installé deux immenses flèches,en bois blanc pour séparer le trajet. "Français"d'un côté."Etrangers de l'autre.

Comme on était mélangé avec Momo et mon père,on s'est avancé" tous ensemble vers elle."

 

Et ce moment de grand lyrisme pour parler du silence après le "drame" ( que je ne dévoilerai pas):

 

 

"Le silence était lourd.Pesant.Epais.Il faisait mal.

J'aurais voulu un son,un grincement de planches,un claquement de porte,un crissement de feuilles,le chuintement du vent.Juste une note qui empêche le vide de la peur, cette béance qui emplit curieusement la tête comme l'air d'un ballon,laissant les idées, les pensées et les mots s'installer sourdement sans qu'aucune limite ne puisse les surprendre,les brusquer,les fracasser et les sortir du délire des limbes,celles qui insidieusement abandonnent au cerveau délivré de raison,le images visqueuses,collantes et déformées du jour,jusqu'à en imprégner le rêve,triturer le symbole et construire enfin, avec cynisme et vice,le cauchemar et le fantasme."

 

 

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Voilà j'arrête;j'aurais bien aimé marquer un penalty car la relation des matches de football dans les villages est extraordinaire( de l'humour, de la précision:les vrais footballeurs lecteurs se reconnaîtront!).Mes frangins auraient vraiment apprécié!

 

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Un dernier mot sur "Elle": Dominique a exercé la professiond'avocate comme un sacerdoce..elle l'a interrompue un moment pour passer  une maîtrise d'histoire de l'art.

 

Pourquoi? Pour que les plus démunis aient accès à la culture par son intermédiaire.

 

 

 

C'est une sacrée bonne femme, un sacré messager.

 

Je t'embrasse Domi.

 

Betty

 

 

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