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11/01/2010

lA FLEUR QUE TU M'AVAIS JETEE( Actes3 et 4-Fin)

 

 

Le rideau  de velours rouge va se refermer à la SCALA sur Carmen.

Je souhaite que votre coeur se soit laissé séduire,le temps de cette note, par la personnalité  de Carmen.

Je résumerai assez vite les deux derniers actes, préférant donner à cette dernière note une orientation plus "musicale:"c'est dans cet esprit  qu'en dessous de chaque extrait ( en essayant de respecter la chronologie de l'oeuvre) ,j'ai reproduit  quelques paroles du livret .

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Je tiens  enfin à remercier ceux qui m'ont lue.

Mon approche de la musique n'est pas du tout intellectuelle;je ne fais pas partie du public consensuellement " avisé" et souvent snob qui commente le "bon passage" du contre ut.

Non, la musique vient se poser chez moi et me "parle" ,tout simplement.

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La semaine qui va suivre sera plus "cool".

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carmenfin.jpg
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ACTE 3
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Don José a été contraint de rejoindre les contrebandiers, mais il est tiraillé entre sa passion pour la Gitane et son devoir d‘honnête homme.

 

Carmen est excédée par sa jalousie .

 

« En tirant les cartes , elle y lit leur inéluctable destin : la mort pour tous les deux ».

 

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carmenfin1.jpg

 

 

 

Le chef des contrebandiers sonne le départ.Apparaît alors Escamillo, le célèbre toréador, qui fait part à Don José de sa passion nouvellement née pour Carmen.L’intervention de celle -ci empêche les deux hommes de se battre en duel.

 

Don José apprend par Micaëla que sa mère va bientôt mourir et qu’elle souhaite le revoir une dernière fois ;

Il part et menace  Carmen: "Nous nous reverrons ».

 

 

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ACTE 4 

 

 

La Place de SEVILLE, près des arènes, est animée.

 

Une foule bariolée :des marchands d’eau, d’éventails ,des tireuses de cartes.

.

 

La corrida va bientôt commencer.

 

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carmenfin4.jpg
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podcast

Chœur

A deux cuartos

A deux cuartos,

Des éventails pour s’éventer,

Des oranges pour grignoter

Le programme avec les détails !

Du vin ! De l’eau !

Des cigarettes !

A deux cuartos !

A deux cuartos !

Voyez !a deux cuartos !

Senoras et caballeros.

Zuniga

Des oranges, vite

Plusieurs marchands

En voici, prenez, prenez, mesdemoiselles

 

Un marchand

 

Merci, mon officier, merci

 

 

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On entend des grands cris,des fanfares.C'est l'arrivée des toréadors.

°

 

 

fleur2.jpg

( Esquisse d'Edouard MANET)

 

podcast

 

 

CHŒUR

Les voici ! Les voici ! Oui, les voici !

Voici la quadrille !

Les voici, voici la quadrille,

La quadrille des toreros,

Sur les lances le soleil brille,

En l’air toques et sombreros !

Les voici, voici la quadrille,

La quadrille des toreros,

Les voici ! Les voici !Les voici

 

ENFANTS

Voici, débouchant sur la place,

Voici, d’abord marchant au pas,

L’alguazil à vilaine face,

A bas ! A bas !A bas !A bas !

 

 

 

 °°°

°°

 

 

Carmen apparaît au bras du toréador Escamillo.

°

 

torero.jpg

(un magnifique duo que je vous invite à écouter en lisant le livret).

 

 

 

podcast

Escamillo

 

Si tu m’aimes, Carmen, tu pourras tout à l’heure

Etre fière de moi.

Si tu m’aimes !si tu m’aimes !

 

Carmen

Ah !je t’aime, Escamillo, je t’aime et que je meure si j’ai jamais aimé quelqu’un autant que toi.

°°°
°°

 

Les amies de Carmen viennent l'avertir:Don José est parmi la foule et la guette.

Carmen n'a pas peur et ne cherche pas à le fuir.La corrida commence.Ils se retrouvent seuls devant l'arène.Une dernière fois Don José la supplie de lui revenir.Mais Carmen ne veut rien entendre:elle aime Escamillo et rien ne la fera renoncer à son amour.Elle rend à José l'anneau qu'il lui avait offert et s'avance fièrement au devant de la mort annoncée.

Les dernières paroles de Don José sont pathétiques et "résument" tout ce drame:

 

 

"Vous pouvez m'arrêter...c'est moi qui l'ai tuée...
Ah!carmen!ma Carmen adorée!
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Death-of-Carmen420.jpg

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"Enfin l'amour, l'amour ramené à la nature!Non pas l'amour d'une noble jeune fille!Pas de sentimentalité à la Senta!mais l'amour comme fatum,comme fatalité,cynique, innocent, cruel-et voilà justement la nature!L'amour dont la guerre est le moyen,dont la haine mortelle des sexes est la base!Je ne connais aucun cas où l'esprit tragique,qui est l'essence de l'amour,s'exprime avec une semblable âpreté,revête une forme aussi terrible que dans ce cri de don José qui termine l'oeuvre"

 

 

°

(Frédéric NIETZSCHE)

 

10:15 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Escamillo ,le beau
Toréador, l'amour, l'amour vous attend!
Love! Aimer! Love! Aimer! Love! Aimer!
Toreador, Toreador, love awaits you! Toreador, Toreador, l'amour vous attend!

Bis, bis,

big,bisous...

Écrit par : admirateur | 10/01/2010

J'avais mal lu hier. J'avais compris que tu t'arrêtais. Tu es allée jusqu'au bout. Bravo!
Mon acte préféré est celui qui se passe dans la montagne. Mais dans cet opéra, tout est beau.
Bonne nuit, bises
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 10/01/2010

A tout à l'heure, Betty, le terrier dort. Je n'ai fait que lire la note sans écouter. Je n'ai pas vu qui étaient Don José, Escanillo et Carmen; Les mêmes que dans la note précédente ? De toute façon, je les reconnaitrai.

Bises matinales

Christian

Écrit par : Christian | 11/01/2010

Le dernier opéra que j'ai écouté et dont j'ai oublié le titre avait été écrit et composé par André Verchuren, c'est te dire l'ampleur de ma culture musicale...Mais à te lire, je finirai peut-être par aimer.
Grosse bise.
PS : Je compte sur toi pour consoler ma petite soeur, ses chouchous se sont fait cirer 16 à 15 par les rudes et brutaux guerriers arvernes, pauvre Hélène !

Écrit par : Crabillou | 11/01/2010

Quel beau résumé de la tragédie de CARMEN dans la phrase de NIETZSCHE, tout est dit sur l'Amour qui ne se commande pas dans la Habanera..."si tu ne m'aimes pas je t'aime"...On est accroché par la musique de cet opéra qui reflète si bien les sentiments...

Trés belle analyse du livret, accessible à tous, simplissimo...J'aime l'opéra comme çà...


Bises
hélène

Écrit par : hélène | 11/01/2010

merci de nous avoir fait partager tous ces instants musicaux.
Bonne journée
Anita.

Écrit par : Anita | 11/01/2010

Me voila Betty, après m'être régalé de la voix de la Callas dans le premier et dernier extrait.

Comme le dernier était un peu court, je suis allé en écouter un bout de plus sur Amazon. pas bien longcertes. Le passage des choeurs "a deux quartos" correspond à ce que je trouve difficile dans l'opéra. Je ne comprends pas, je n'ai pas l'oreille assez éduquée pour saisir les nuances et cela finit par m'ennuyer. Par contre, les solos ou duo, clairs comme le dernier me conveinnent. Le ténor est il vraiment à la hauteur ? Il ne m'a pas fait frissonner, il a du coffre certes, mais je l'ai trouvé , comment te dire , un peu monocorde, un peu économe. Ne ris pas devant mes appréciations, je fais des efforts.

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 11/01/2010

Cet opéra raconté par toi Betty et accompagné de sa magnifique musique, je m'y suis crue. Merci pour ce partage.
Bises.

Écrit par : pimprenelle | 11/01/2010

quand le toréador dit " si tu m'ai-ai-mes..." j'ai essayé en même temps que lui la dernière note sur "mes"... pas facile
bises

Écrit par : henri | 11/01/2010

C'est un spectacle vivant chez toi ma Betty. Magnifique ! j'ai fait les soldes (pff) de CD. Du beau à un prix fou, défiant toute concurrence. Bises de miche

Écrit par : miche | 12/01/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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