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20/01/2010

MON FRERE CE HEROS ( suite 1)

 

 

 

 


podcast

 

 

En route ...

 

pour aller réaliser un «  exploit », ce que l’on nommerait une" première "dans le monde de la montagne. Ouvrir une voie jusqu’à présent inexplorée,  si ce n’est par quelques muletiers, aller à la rencontre des gens.

 

ILS sont partis de la porte de la VILLETTE en bus «  Eurolines » :53 heures d’un long  voyage partagé avec des voyageurs qui allaient faire un tour «  au pays ».

 

Premier incident : dans le port de Tanger, mon frangin ayant photographié une rixe opposant un policier à un jeune marocain, l’équipe de l’échappée verte se retrouvera en garde à vue : 2 heures….

 

Mais il est temps désormais d’enfourcher nos « canassons ».

 

Auparavant, voici une carte très schématisée du périple afin que vous n'alliez pas vous perdre dans le désert. : à gauche l’Océan Atlantique bordant la côte marocaine, Marrakech, et MIDELT point de départ de l’aventure.

 

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La parole est...à Philippe. 

 

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(Les membres "actifs" de l'échappée verte)

 

 

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Mardi 25 Juillet

 

Préparation des vélos, puis mise en jambe par une petite randonnée dans les gorges de l’OUIAT.

 

 

 

 

Nous sommes allés jusqu’au bout de la route qui se termine dans les mines désaffectées de AOULI.

 

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Dans la montagne, première rencontre avec deux jeunes filles Berbères qui gardent un troupeau de chèvres, l’accueil est chaleureux, elles nous confirment qu’il y a un bel oued dans lequel on peut se baigner

 

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(berberes.jpg
(Photo Philippe)
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Il y a effectivement un bel oued, mais il charrie une eau boueuse et rouge ! Pas de baignade.

 

Dans la mine nous rencontrons le gardien de la « ville  fantôme ".Il nous raconte que celle-ci avait été construite par les Français ,nous buvons le thé de l’amitié dans les vestiges d’une immense salle de cinéma,témoin du colonialisme passé.

 

Mercredi 26 Juillet

 

Départ pour la «  traversée », vers notre première étape pour le cirque de Jaffar.Nous démarrons un peu tard et sommes surpris par la chaleur.

 

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Nous attaquons par une longue piste sur un plateau brûlé par le soleil avec strictement aucun endroit pour se mettre à l’ombre, sinon ça et là un arbuste maigrichon.

 

Notre réserve d’eau s’épuise rapidement.Notre première rencontre avec les berbères nous libère de notre angoisse : la soif.

 

Les berbères CHLEUH , pour qui l’hospitalité est encore une réalité heureuse et qui à chaque occasion nous offrent le pain et le thé rituel à la menthe sous la tente traditionnelle fabriquée d’une toile tissée de laine de chèvre.

 

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(L'équipée verte se désaltère avec du lait de chèvre)
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Ils nous indiquent les points d’eau ;sans ces informations précieuses,nous passions à côté de cette rare boisson.La montée vers le Cirque de JAFFAR est difficile, le chemin est pierreux,donc non cyclable.

 

 

cirque_jaffar02.jpg

 

 

 

 

Nous arrivons au cirque à la tombée de la nuit, ce sera notre premier bivouac sous la voûte céleste.

 

 

Jeudi 27 Juillet

 

Nous traversons le cirque de Jaffar, poursuivis sans cesse par des enfants qui insistent pour que nous allions boire le thé dans leur tente.

 

Finalement, nous acceptons;le berbère qui nous accueille semble connaître les touristes et son «  hospitalité » n’a rien de désinteressé.Nous sommes un peu déçus, la veille l’accueil semblait si authentique.

 

La piste est roulante et serpente dans des sites très boisés, surmontés par le Djebel Ayachi ( 3757 m).

 

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Nous entrons dans le royaume berbère du Haut Atlas central, premier arrêt à TOUNFITE (1941m).

 

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Nous rencontrons, Mohamed DAGHAHI, guide de montagne qui nous donne quelques conseils pour notre futur périple.Deuxième bivouac, toujours sous ce ciel étoilé, mais dans un terrain vague derrière un café.

 

 

 

Vendredi 28 Juillet

 

Tout le monde nous prévient que la piste est impraticable car les pluies diluviennes de Juillet ont tout emporté.Nous partons quand même,il nous a fallu pédaler pendant des kilomètres pour remonter le courant de l’Assif MELLOUL ,un oued aux eaux épaisses et rouges très chargées de limon.

 

assif melloul beau.jpg
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Nous échappons à notre calvaire en louant les services d’une land Rover ( assez "usée"), cela nous coûte 200F.La Land nous dépose à AGOUDIM (2000m) ; déçus par le peu de kilomètres que nous avons parcourus, nous poursuivons en vélo jusqu’à ANEMZI.

 

Par hasard,le long d’une piste, nous découvrons la" maison du tourisme" de ANEMZI,nous sommes chaleureusement accueillis et l’on nous offre le thé avec du pain et du smen( beurre et lait de chèvre)-excellent !

 

Nous sommes les premiers européens à franchir le seuil de cette maison.Notre périple se poursuit à travers une immense forêt de cèdres.Bivouac au bord de l’oued.

 

Samedi 29 Juillet.

 

Nous partons tôt, car nous voulons rattraper notre plan de route.

Nous grimpons après ANEMZI(2369m) et ANEFGOU(1939m) vers une maison forestière dominant un col au dessus de 2400m ;là encore,l’accueil du gardien est chaleureux,il nous offre le thé,nous l’apprécions compte tenu de nos efforts et de notre soif.

Noter route passe alors par un col très raide qui monte à 2900m,Raphaël souffre,il n’est pas habitué à l’effort en altitude.La descente vers IMILCHIL est un soulagement.IMILCHIL (2159m) est un village gris/blanc ,couleur de poussière avec des forteresses dans la ville.

 

 

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Nous sommes interpellés à l’entrée de ce village par une femme dont le désarroi se lit dans le regard et qui malgré l’absence des hommes, nous entraîne dans sa maison pour y soigner son enfant malade.

 

 

Après ce contact fortement émotionnel, nous trouvons l’hôtel du Haut Atlas.Attention, le mot hôtel n’a plus rien à voir avec ce qui peut être considéré comme un hôtel en Europe.

 

Cela ne nous dérange pas ; nous ne sommes pas là pour jouer aux touristes.

 

A IMILCHIL, nous devons faire lchoix de notre itinéraire, soit la traversée par le Nord qui paraît plus intéressante, soit par le sud qui est probablement moins longue.Compte tenu de notre vitesse moyenne sur les pistes pierreuses et de notre impératif de date de retour, nous choisissons l’itinéraire sud par les gorges du DADES.

 

 

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11:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11)

Commentaires

Un récit fort intéressant, illustré de belles photos, à demain pour la suite.
Anita.

Écrit par : Anita | 18/01/2010

Des couleurs qui ne s'oublient pas.

Bises
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 19/01/2010

Un recit tres interessant avec des photos tres belles, et des verts innuis, j'attend avec impatience la continuation. Bises MARU

Écrit par : mbouillon | 19/01/2010

l'hospitalité... ça c'est une qualité! si........
bises

Écrit par : henri | 19/01/2010

Après tout le parcours dans ces chemins pierreux, avec la chaleur et la soif , il devait être agréable de trouver chez l'habitant , l'accueil avec le thé et le pain accompagné de lait et fromage de chèvre ......
merci Betty . à demain , si tu le veux bien . bises . huguette .

Écrit par : macary huguette | 19/01/2010

La dernière photo est tres belle et me renméne vers ce beau pays
Pour les mandalas le mieux est de les faire au crayon de couleur Si tu as des enfants dans ton entourage ils les colorient spontanement Il y a plusieurs sites qui en offrent à imprimer pour colorier En voici un
http://www.mon-coloriage.com mais tu en trouvera d'autres
Bonne soirée Bises

Écrit par : fleurbleu | 19/01/2010

Courageux ces jeunes hommes. L'histoire se lit avec plaisir, agrémentée de belles photos. A demain pour la suite. Bises

Écrit par : pimprenelle | 19/01/2010

Superbe histoire...
http://www.dailymotion.com/video/xi8ka_maxime-le-forestier-mon-frere_music

Écrit par : admirateur 0013 | 20/01/2010

Bonjour Betty,

A travers ce récit où la modestie transparait, on devine la générosité de cette équipe et aussi son inexpérience sympathique des mentalités locales, parfois promptes à profiter des "touristes", même si certains sont désintéressés.

Mon premier contact avec le Maroc date de 1958, dans une mine de plomb, et j’ai un très bon ami qui a fait son stage dans la mine d’Aouli-Mibladen, extrayant des minerais de plomb et de zinc.

J’admire ton frère et ses amis d’avoir fait ce périple en vélo. Et été, sous le soleil, ils ont dû en baver des ronds de chapeaux. Bravo pour leur ténacité. Quelle belle récompense que de soigner des enfants malades le long du trajet. Les femmes berbères sont bien plus indépendantes que les femmes arabes. La tradition voulait que le mari parte longtemps en caravane et la femme prenait alors toutes les décisions pour sa famille, argent, achat, santé !

Je connais Imilchil pour y être allé pendant le Moussem . L’accès est facile. Je te coifferai d’une couronne de jeune fille quand tu viendras au terrier. Mais pour parcourir les gorges du Dadès nous avions une jeep et un dodge !

Les photos des Ksars, des Oueds et des seghias sont celles qui sont imprimés dans ma mémoire, dans ces villages où nous allions demander au caïd de nous fournir des hommes pour travailler au chantier, car il n’était pas question d’embaucher sans respecter le dosage entre les diverses familles, chaque salaire faisant vivre un groupe de personnes. Longues tractations autour d’un verre où l’un essayait de nous faire embaucher les hommes les moins utiles à son village tandis qu’aidés par un chef de chantier marocain, nous avions en tête quelques noms précis.

Ne te retiens pas pour la suite, que je lirai avec le même plaisir.

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 20/01/2010

Gonflés les mecs !
Quand on sait ce que reprsésente le moindre pépin quand on est sur les routes en vélo, se lancer comme ça dans l'inconnu ou presque, c'est soit de l'inconscience, ou de la grande bravoure...Inconscience et bravoure, les deux mamelles de l'aventure.
Les photos sont superbes...Merci Betty. Ton frère ce héros, j'aurais aimé le connaître.

Écrit par : Crabillou | 22/01/2010

S'il vous plais remplacé le terme bérbére et chleuh par Amazigh; car ces termes ont été crées par les colonisateurs romains (barbarous) puis arabes (barbares) puis francais (béréres) et le terme chleuh a été crée par les juifs. Notre peuple très hospitalier et très naïf, n'a jamais osé dire que son vrai nom c'est Amazigh (pluriel: Imazighen) Amazigh en francais ça veut dire Homme libre. Donc les noms que vous utilisez proviennent de gens venus d'ailleurs; soit de l'Asie, soit de l'Europe mais jamais de l'Afrique. C'est la même histoire, ou prèsque, avec celle des ésquimous dont le vrai nom c'est énuites!!!. Merci, de la part d'un vrai Amazigh de la tribu des Ihinagènes, des Aït Youssi, de Tamazgha, de l'Afrique de Nord; depuis les temps préhistoriques. "NOTRE HOSPITALITE ET NOTRE NAIVETE, A FAIT DE NOUS, LES HOMMES LIBRES OU IMAZIGENES, DES BARBARES ET DES BERBERES"

Écrit par : Said HINAJE | 09/08/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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