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29/01/2010

LES TROIS H




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(Scott Mc KENZIE:San Francisco)
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Une réunion au sommet m'attend:la réunion des 3 H   HIP  Haschich -HIPPIES-Herbe--HOURRAH)
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La joyeuse bande des " copains d'abord" va fêter le réveillon bis sur le thème WOODSTOCK,LE RETOUR...tenue de "circonstance"exigée
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(Dessin perso... des années 68)
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OVERDOSE DE RIRES ASSUREE.
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Qu'on se le dise,Madame la Marquise !
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Je serai éloignée de la "réalité" des blogs quelques jours, mais je vous laisse en musique avec "des chansons culte " de cette époque ( extraits de ma cdthèque).

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(Janis JOPLIN:Me and Bobby McGEE.C'est ma préférée,je l'écoutais en boucle.J'aime cette voix eraillée).
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(Richie Havens-Standing on the water)
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ET J'ALLAIS OUBLIER:

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(Michel Polnareff-Love me,please love me.-Quel morceau de piano!!)
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PEACE AND LOVE!!!!!!!!!
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25/01/2010

MON FRERE CE HEROS ( épilogue)

 

 
podcast

 

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Dans la cour d’un collège de la région parisienne pousse un arbre…

 

Il se prénomme Philippe…

 

Sur du papier craft, au format d’une affiche,  quelques paroles semées , parmi tant d’autres :

 

« Il pleut des larmes  sur nos bureaux », dernier hommage rendu par ses élèves à Philippe, mon frère.

 

 

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18:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10)

23/01/2010

MON FRERE CE HEROS ( suite et fin)



podcast
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(L'échappée verte dans le Toubkal)

 

 

 

Vendredi 4 Août.

 

L’entrée dans le massif du Toubkal commence bien.
La montagne vit intensément au rythme de la moisson.

 

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Dans les villages les hommes rassemblés autour de l’aire circulaire,étalent les gerbes d’épis que piétine un manège de mules.Nous roulons le long d’oueds,l’objectif de la journée étant d ’arriver au lac d’Ifni avant la nuit.

Selon les indications reçues la veille,nous n’avons pas plus de 20km à parcourir pour arriver en surplomb du lac.Toute la journée, les indications sont les mêmes : "montez cette côte et vous verrez le lac ».

 

Nous montons des côtes,avec chaque fois l’espoir de découvrir le lac.Malgré notre ténacité la nuit approche et nous ne l’avons toujours pas vu.

 

Arrivés à AMSOUZART (1740m),un village perché sur les flancs du massif du Toubkal,nous apprenons que le lac est encore plus haut,à trois heures de marche sur des pentes abruptes.

 

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(Amsouzard)
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Dans le village d’Amsouzard,les montagnards ont bien essayé de nous faire renoncer à notre projet, qu’ils trouvent unanimement insensé.

Nous passons la nuit au village au bord d’un torrent.Des européens campent là aussi ,ils vont marcher jusqu’au Toubkal en petite tenue, leur sac étant porté par les mules, alors que nous, nous devons y aller à vélo, chacun pesant 15kg et chargé d’un sac à dos qui fait le même poids.

 

(Distance parcourue 35 km)

 

Samedi 5 Août.

 

A partir d’Imhilen, le sentier est si raide et si rocailleux que nous sommes obligés de pousser nos vélos jusqu’au lac d’Ifni,paysage insolite au cœur de ces monts arides de l’Atlas.Malheureusement, ayant abordé le lac par la mauvaise piste,il nous faudra un après-midi d’escalade pour en faire le tour.

 

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(Imhilen) 

 

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Complètement exténués,nous établissons notre bivouac au bord du lac en compagnie d’un groupe de muletiers qui doutent que nous ne puissions, chargés comme nous le sommes,de franchir le prochain col dans la journée.

Arrivés sur l’autre rive,il a fallu faire encore une heure de marche pour aller chercher de l’eau potable car nous étions à sec.

 

 

 

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(Lac d'IFNI)
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Bivouac à la belle étoile, complètement exténués.Des muletiers nous apprennent que le col que nous devons franchir s’élève à 3600m,et que nous ne pourrons pas le  franchir dans la journée.

 

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Un marcheur  sans sac à dos doit mettre selon eux 6 heures pour arriver de l’autre côté au refuge Nelter.(3200m

 

(Distance parcourue :10 km)

 

 

Dimanche 6 Aout

 

Dès le lever du soleil,après avoir installé nos bagages sur le dos des mules, nous entamons notre progression vers le col Tizi N’Ouanoums,altitude 3600m.

 

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(col Tizi N'Ouanoums) 

 

 

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Du lac d’Ifni(2295m) au col de Tizi n’Ouanoums (3600m), au lieu de 6 heures de marche,nous avons mis 10 heures de portage.Ce fut infernal.Au delà de 3000m, nous avons trouvé de la glace et arrivés au sommet du col,un vent violent nous transperce les os.La descente, guidée par le toit métallique du refuge Nelter est tout aussi difficile que la montée car nous ne pouvons rouler dans les amoncellements de pierres.

 

Heureusement l’accueil cordial du gardien et le délicieux tajine qu’il nous prépare nous apporte le réconfort.

 

(Distance parcourue 5 km)

 

Lundi 7 Août

 

Le lendemain, c’est à pied que nous faisons, en compagnie de Mohamed Ahtrib , l’ascension du jbel Toubkal 

 

Cette montagne  a reçu des Berbères le surnom de « Adrar N’ Dern », la montagne des Montagnes.

 

Vers 11 heures nous atteignons le toit de l’Afrique du Nord.

 

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(sommet du Toubkal)
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Il y souffle un vent violent et la température est de 6°, mais l’instant est à l’émotion.

 

 

L’après midi, nous retrouvons vélos, sacs et repartons pour la vallée.La descente contourne longuement les hauts massifs sombres et granitiques du Toubkhalet et de ses satellites.Dans ce chaos minéral, il faut souvent mettre pied à terre.

 

Après le minuscule marabout de Sidi Chamharouch (2310m), le chemin se fait plus facile et dès les premières constructions de pisé du village d’Aroumd, la descente redevient plaisir.

 

 

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(Aroumd) 

 

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C’est avec allégresse que nous dévalons jusqu’à Imlil où nous retrouvons le goudron et une superbe route ombragée d’eucalyptus,de noyers et de saules pleureurs qui s’enfonce serpentant dans de verdoyantes gorges.

 

(Distance parcoure 40 km)

 

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Mardi 8 Août

 

Descente très rapide.ce ruban de bitume nous conduit jusqu’à Marrakech où pour oublier nos privations, nous sombrerons place Djemaa El Fna, dans d’interminables ribotes.

 

 

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L'aventure se termine...Lépilogue suivra dans les prochains jours....car toute " histoire" a son épilogue....
Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui ont partagé avec moi l'aventure de l'échappée verte.
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11:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12)

21/01/2010

MON FRERE CE HEROS ( suite2)

 


podcast

 


 

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 (L'échappée verte)

 

 

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 Dimanche 30 Juillet

 

En route pour Agoudal (2300m).

 

Le paysage change totalement de celui que nous avons connu.Nous traversons une plaine désertique balayée par un vent de sable violent.

 

Nous sommes un peu démoralisés car les conditions sont difficiles,nous savons que la distance que nous parcourrons sera encore plus faible que prévue.A la mi journée,nous nous arrêtons, épuisés à KSAR BOUZMOU et déjeunons dans un café «  Chez Moussem » :une omelette avec beaucoup de pain et de thé.

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(L'échappée verte "Chez Moussem ")

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A Agoudal, nous sommes accueillis par un jeune infirme (fils du caïd d’Agoudal) qui nous offre le gîte.

 

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(AGOUDAL)
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(Distance parcourue 30km).

 Lundi 31 Juillet

 

Nous sommes prévenus : après  AGOUDAL le chemin sera difficile.

En effet dans un décor semi désertique nous avons dû franchir dans la matinée un enchaînement de trois cols perchés entre 2500 et 3200m, qui ne figurent pas sur la carte.

 

Au troisième col, il est 13 h : pour déjeuner, aujourd'hui nous mangerons une boite de sardines et un morceau de pain pour tous.

Descente rapide sur SEMRIR (1930m) où nous passerons la nuit.

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(Aux abords de SEMRIR)
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(Distance parcourue 50km.)

 

Mardi 1er Août

 

A la sortie de SEMRIR, nous remontons un col à près de 2500m, le paysage est grandiose !

 

Nous avons une vue panoramique des Gorges du DADES, qui ressemblent selon Pierre, au célèbre Grand Canyon du Colorado.

Nous entamons une descente gigantesque qui dure près de 50km le long des gorges du DADES.

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(La descente de l'Echappée Verte dans les gorges)



Le paysage est magnifique, nous roulons dans un véritable EDEN, cette vallée est luxuriante, nous évoluons au milieu des noyers, figuiers, bouleaux, kasbah couleur ocre et rouge.

 

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(Gorges du DADES)
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Des lauriers bordent les berges du DADES, dans lequel nous nous baignons.Nous arrivons en fin d'après midi à BOULMANE DU DADES après 50 km de piste.

 

 

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(BOULMANE DU DADES)
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Nous prenons un « taxi » pour OUARZAZATE, les vélos sont arrimés sur le toit.

 

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Mercredi 2 Août

 

 

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Repos complet…se "profile "dans 2 jours l’ascension du mont Toubkal ( 4165m)

 

 

 

 

 

 

 

10:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)

20/01/2010

MON FRERE CE HEROS ( suite 1)

 

 

 

 


podcast

 

 

En route ...

 

pour aller réaliser un «  exploit », ce que l’on nommerait une" première "dans le monde de la montagne. Ouvrir une voie jusqu’à présent inexplorée,  si ce n’est par quelques muletiers, aller à la rencontre des gens.

 

ILS sont partis de la porte de la VILLETTE en bus «  Eurolines » :53 heures d’un long  voyage partagé avec des voyageurs qui allaient faire un tour «  au pays ».

 

Premier incident : dans le port de Tanger, mon frangin ayant photographié une rixe opposant un policier à un jeune marocain, l’équipe de l’échappée verte se retrouvera en garde à vue : 2 heures….

 

Mais il est temps désormais d’enfourcher nos « canassons ».

 

Auparavant, voici une carte très schématisée du périple afin que vous n'alliez pas vous perdre dans le désert. : à gauche l’Océan Atlantique bordant la côte marocaine, Marrakech, et MIDELT point de départ de l’aventure.

 

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La parole est...à Philippe. 

 

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(Les membres "actifs" de l'échappée verte)

 

 

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Mardi 25 Juillet

 

Préparation des vélos, puis mise en jambe par une petite randonnée dans les gorges de l’OUIAT.

 

 

 

 

Nous sommes allés jusqu’au bout de la route qui se termine dans les mines désaffectées de AOULI.

 

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Dans la montagne, première rencontre avec deux jeunes filles Berbères qui gardent un troupeau de chèvres, l’accueil est chaleureux, elles nous confirment qu’il y a un bel oued dans lequel on peut se baigner

 

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(Photo Philippe)
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Il y a effectivement un bel oued, mais il charrie une eau boueuse et rouge ! Pas de baignade.

 

Dans la mine nous rencontrons le gardien de la « ville  fantôme ".Il nous raconte que celle-ci avait été construite par les Français ,nous buvons le thé de l’amitié dans les vestiges d’une immense salle de cinéma,témoin du colonialisme passé.

 

Mercredi 26 Juillet

 

Départ pour la «  traversée », vers notre première étape pour le cirque de Jaffar.Nous démarrons un peu tard et sommes surpris par la chaleur.

 

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Nous attaquons par une longue piste sur un plateau brûlé par le soleil avec strictement aucun endroit pour se mettre à l’ombre, sinon ça et là un arbuste maigrichon.

 

Notre réserve d’eau s’épuise rapidement.Notre première rencontre avec les berbères nous libère de notre angoisse : la soif.

 

Les berbères CHLEUH , pour qui l’hospitalité est encore une réalité heureuse et qui à chaque occasion nous offrent le pain et le thé rituel à la menthe sous la tente traditionnelle fabriquée d’une toile tissée de laine de chèvre.

 

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(L'équipée verte se désaltère avec du lait de chèvre)
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Ils nous indiquent les points d’eau ;sans ces informations précieuses,nous passions à côté de cette rare boisson.La montée vers le Cirque de JAFFAR est difficile, le chemin est pierreux,donc non cyclable.

 

 

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Nous arrivons au cirque à la tombée de la nuit, ce sera notre premier bivouac sous la voûte céleste.

 

 

Jeudi 27 Juillet

 

Nous traversons le cirque de Jaffar, poursuivis sans cesse par des enfants qui insistent pour que nous allions boire le thé dans leur tente.

 

Finalement, nous acceptons;le berbère qui nous accueille semble connaître les touristes et son «  hospitalité » n’a rien de désinteressé.Nous sommes un peu déçus, la veille l’accueil semblait si authentique.

 

La piste est roulante et serpente dans des sites très boisés, surmontés par le Djebel Ayachi ( 3757 m).

 

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Nous entrons dans le royaume berbère du Haut Atlas central, premier arrêt à TOUNFITE (1941m).

 

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Nous rencontrons, Mohamed DAGHAHI, guide de montagne qui nous donne quelques conseils pour notre futur périple.Deuxième bivouac, toujours sous ce ciel étoilé, mais dans un terrain vague derrière un café.

 

 

 

Vendredi 28 Juillet

 

Tout le monde nous prévient que la piste est impraticable car les pluies diluviennes de Juillet ont tout emporté.Nous partons quand même,il nous a fallu pédaler pendant des kilomètres pour remonter le courant de l’Assif MELLOUL ,un oued aux eaux épaisses et rouges très chargées de limon.

 

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Nous échappons à notre calvaire en louant les services d’une land Rover ( assez "usée"), cela nous coûte 200F.La Land nous dépose à AGOUDIM (2000m) ; déçus par le peu de kilomètres que nous avons parcourus, nous poursuivons en vélo jusqu’à ANEMZI.

 

Par hasard,le long d’une piste, nous découvrons la" maison du tourisme" de ANEMZI,nous sommes chaleureusement accueillis et l’on nous offre le thé avec du pain et du smen( beurre et lait de chèvre)-excellent !

 

Nous sommes les premiers européens à franchir le seuil de cette maison.Notre périple se poursuit à travers une immense forêt de cèdres.Bivouac au bord de l’oued.

 

Samedi 29 Juillet.

 

Nous partons tôt, car nous voulons rattraper notre plan de route.

Nous grimpons après ANEMZI(2369m) et ANEFGOU(1939m) vers une maison forestière dominant un col au dessus de 2400m ;là encore,l’accueil du gardien est chaleureux,il nous offre le thé,nous l’apprécions compte tenu de nos efforts et de notre soif.

Noter route passe alors par un col très raide qui monte à 2900m,Raphaël souffre,il n’est pas habitué à l’effort en altitude.La descente vers IMILCHIL est un soulagement.IMILCHIL (2159m) est un village gris/blanc ,couleur de poussière avec des forteresses dans la ville.

 

 

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Nous sommes interpellés à l’entrée de ce village par une femme dont le désarroi se lit dans le regard et qui malgré l’absence des hommes, nous entraîne dans sa maison pour y soigner son enfant malade.

 

 

Après ce contact fortement émotionnel, nous trouvons l’hôtel du Haut Atlas.Attention, le mot hôtel n’a plus rien à voir avec ce qui peut être considéré comme un hôtel en Europe.

 

Cela ne nous dérange pas ; nous ne sommes pas là pour jouer aux touristes.

 

A IMILCHIL, nous devons faire lchoix de notre itinéraire, soit la traversée par le Nord qui paraît plus intéressante, soit par le sud qui est probablement moins longue.Compte tenu de notre vitesse moyenne sur les pistes pierreuses et de notre impératif de date de retour, nous choisissons l’itinéraire sud par les gorges du DADES.

 

 

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11:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11)

18/01/2010

MON FRERE CE HEROS


podcast

 

 

 

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De LUI, je n’ai jamais parlé, peut-être l’ai-je à peine évoqué, effleuré.Il fait partie de ma sphère intime, de celle qui s’arrête aux frontières des blogs.

 

Et je n’en parlerai plus.Les notes que je vais établir cette semaine auraient pu s’intituler «  les jardins du désert » ou «  l’échappée verte », du nom de l’association qu’ils ont créée.

 

 

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ILS : Philippe, Raphaël, Pierre et LUI, Philippe mon frère, tous les quatre partis en VTT à la rencontre du peuple berbère dans le Haut Atlas Marocain.

 

Nous allons ouvrir les pages de leur journal de voyage écrit par l’un des leurs : Philippe MENAGER

 

J’avais été tentée d’écrire ce journal, comme je l’avais fait pour la note éditée sur le voyage en Birmanie de mon fils.

 

Mais rien ne pouvait être plus authentique que la relation de Philippe, trame où s’entrecroisent le style parfaitement maîtrisé et fluide, la générosité,le regard humaniste.

 

Je vous livre donc ce carnet de voyage,porte ouverte sur l'amitié,les rencontres, la Nature,l'aventure sublimée par l'effort.

 

Malheureusement, je n’ai d’autres  photos que celles figurant dans le dossier de presse qui fera l’objet de l’épilogue.

 

Je tiens enfin à préciser que cette note vous est destinée, amis blogueurs, mais elle est surtout publiée à l’intention de ma Mum, Hélène,  (blog" Nature et saveurs"), de ma famille que des liens très forts unissent et des quelques amis qui ont croisé l’existence trop brève de mon frérot - Nic-Nic, Catherine et sa sœur Dominique- Les " copains d'abord-(liste non exhaustive), ce frérot parti rejoindre son cadet  dans cette immense obscurité que parcourt le silence.

 

Cette note qui sera « répartie » sur la semaine n’a pas vocation à être triste ; elle est au contraire un second souffle de vie que je donne à mon frère.

 

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Elle a reçu l’agrément de ma mum.

 

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Bien sûr, les anecdotes,les petites histoires, de telles aventures en sont naturellement " truffées".Mais elles permettent aussi de mettre l'accent sur les difficultés que rencontrent les habitants du Haut Atlas en l'occurence.

Ainsi cette histoire qui leur est arrivée:un jour, aux abords d'un petit village,Pierre,infirmier au CHS de Villejuif,apporte des soins à une jeune fille qui souffrait d'éruptions sur le visage.En très peu de temps, arrivèrent de partout femmes, enfants,personnes âgées.Durant trois heures ce fut un dispensaire improvisé:distribution d'aspirine,d'encouragements,de comprimés vitaminé;les "ordonnances " de Pierre insufflaient un grand réconfort dans ce village éloigné de 50 km du premier dispensaire!Et sans transport,ce qui a fait dire à Pierre:

 

 

"Dans le Haut Atlas marocain,il y a non assistance à personne en danger".

 

 

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Ce raid a été effectué durant l'été 1989,en autonomie totale,sans aucune assistance.

 

 

EN ROUTE !!!!

 

 

(Photo:vélo de Philippe lors du raid - photo du raid perso et photo femme Berbère internet)

 

09:18 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12)

16/01/2010

IL ETAIT UNE FOIS..

RE.....

Un été à La FLOTTE EN RE,terre nourricière de ma Mum et de ma famille...

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(Aquarelle H.V )
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 Jouant dans la rue donnant accès au marché,un quintet swinguant sur des airs manouches et autres.

Du talent,le groupe OPA TSUPA.

Un coup de coeur.


Je ne m'en lasse pas.

Ah!le violoniste!

Je suis une accro ..à leurs CD.

Ecoutez( jusqu'au bout...ils chantent aussi! une sacrée dose d'humour).

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BESAME MUCHO!

 

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(Acrylique Anne V)

 

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(Encre-Pierre M-V)
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C'ETAIT UN ETE DANS L'ILE...et un petit clin d'oeil à ma famille.
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 BONNE JOURNEE.

 

13/01/2010

AU REVOIR...

 MAMIE ZETTE!

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podcast

 

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 Un jour de décembre 2009..

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15:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

ENVIE DE...

FAIRE PLAISIR.

 

 

J’avais créé l’an dernier une rubrique intitulée « Envie de faire plaisir ».

 

Des mots simples, des cadeaux.

 

En ce douzième jour de » l’an DIX « , j’ai décidé de faire plaisir à mon amie Ziggie et à sa petite vie tout’pourrie qui a entrouvert ses portes.

 

Cette porte ouverte sur un monde de poésie, de tendresse, de souffrance a été franchie par bon nombre d’entre vous.

 

 

 

Assise près du poêle, dans sa maison de schiste,la pierre qui pleure des Monts d’Arrée, elle tient « sa » main, abolissant ainsi la distance, l’éloignement imposé par les tempêtes blanches.

« Il » retient son souffle comme un dernier sursaut de vie, particule lumineuse dans l’épaisseur de la nuit.

 

Elle n’a pu partir, il retient sa vie.

 

Pour toi Ziggie qui as un peu froid dans ton cœur, quelques cadeaux :

 

-Un tableau d’Hélène (maison sur le Causse)

 

 

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Les œuvres de CAMUS, "héritage " modeste mais si riche de mon frère Philippe.

 

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-La voix de serge REGGIANI.

 


podcast

 

 

 

FiIdèle à cette rubrique, j'offre toujours un "cadeau-surpise."

 

En ce 25 décembre 2009,le bonheur était dans....l'étable.

 

*

MOn amie Bernadette a vécu en direct cette naissance ,dans la ferme de son neveu où elle séjournait à Noël. 

 

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Enfin, dans mon tiroir à secrets, j’avais blotti une très belle note rédigée par toi sur ta chienne.

 

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Offrons la à nos amis, à ma famille, à la tienne.

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Ma reine ...

Il l’appelle ma reine, ma brune, ma petite fée et aussi ma plus belle, ma merveilleuse, ma princesse…
Il ne la quitte pas, jamais.
Il guette tout en elle. Il veut tout connaître, tout savoir, tout appréhender de son être.
Il trouve qu’elle a le regard le plus le plus émouvant du monde. Il est bouleversé de la voir vivre, simplement.
Il caresse sa toison, son ventre en forme de cœur.
Il aime la laver. Il sait faire ses mains de velours et de satin pour ces moments-là.
Il aime la sortir pour montrer au monde le bonheur qu’il a de la posséder.
Il lui a offert un collier digne de sa splendeur.

Mais parfois la petite fée, elle étouffe … Alors elle s’échappe dans la forêt.

Elle a toujours aimé les forêts. Elles ont sur elle un grand pouvoir d’apaisement.
Elle y pénètre et la muraille du temps inventé se brise. Un seul souffle au dessus d’elle, celui de l’union
enchevêtrée des arbres se contorsionnant vers la lumière.
Elle voit dans le mariage des espèces une forme de tolérance oubliée depuis longtemps des hommes.

L’unité, la stabilité des forêts lui sont rassurantes. Presque tout y est prévisible, la chute des feuilles en novembre, le gel qui donne la parole aux plaintes des branches crispées de givre et la renaissance, bientôt, de toute une verdure suspendue.

Elle y écoute la sourde puissance des sèves, elle se vautre sans son foisonnement généreux, elle s’égratigne aux ronces, elle se gave de vie sauvage, elle en capture les odeurs.

Elle finit toujours par rentrer, plus ou moins tôt, plus ou moins tard, la tête basse, humble, sans excuse pour expliquer l’absence.

Il est fou dans ces moments-là, il ne se contrôle plus. Adieu la reine, la fée, la merveilleuse. Il devient méchant.
Des mots grossiers sortent de sa bouche, il a envie de la frapper, de lui faire mal pour qu’elle comprenne qu’on ne doit pas abandonner son chevalier.

Elle, elle va se coucher, elle est fatiguée par la forêt et les mots durs.

Il voit que la peau tendre saigne un peu, qu’elle a des lichens accrochés un peu partout.

Il s’agenouille et il les ôte un par un, il soigne ses écorchures.

Elle feint l’indifférence un moment, puis elle revient à lui et elle pose sa tête contre sa poitrine.

Symbiotiques à nouveau.

Elle en a de la chance.

11/01/2010

lA FLEUR QUE TU M'AVAIS JETEE( Actes3 et 4-Fin)

 

 

Le rideau  de velours rouge va se refermer à la SCALA sur Carmen.

Je souhaite que votre coeur se soit laissé séduire,le temps de cette note, par la personnalité  de Carmen.

Je résumerai assez vite les deux derniers actes, préférant donner à cette dernière note une orientation plus "musicale:"c'est dans cet esprit  qu'en dessous de chaque extrait ( en essayant de respecter la chronologie de l'oeuvre) ,j'ai reproduit  quelques paroles du livret .

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Je tiens  enfin à remercier ceux qui m'ont lue.

Mon approche de la musique n'est pas du tout intellectuelle;je ne fais pas partie du public consensuellement " avisé" et souvent snob qui commente le "bon passage" du contre ut.

Non, la musique vient se poser chez moi et me "parle" ,tout simplement.

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La semaine qui va suivre sera plus "cool".

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ACTE 3
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Don José a été contraint de rejoindre les contrebandiers, mais il est tiraillé entre sa passion pour la Gitane et son devoir d‘honnête homme.

 

Carmen est excédée par sa jalousie .

 

« En tirant les cartes , elle y lit leur inéluctable destin : la mort pour tous les deux ».

 

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Le chef des contrebandiers sonne le départ.Apparaît alors Escamillo, le célèbre toréador, qui fait part à Don José de sa passion nouvellement née pour Carmen.L’intervention de celle -ci empêche les deux hommes de se battre en duel.

 

Don José apprend par Micaëla que sa mère va bientôt mourir et qu’elle souhaite le revoir une dernière fois ;

Il part et menace  Carmen: "Nous nous reverrons ».

 

 

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ACTE 4 

 

 

La Place de SEVILLE, près des arènes, est animée.

 

Une foule bariolée :des marchands d’eau, d’éventails ,des tireuses de cartes.

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La corrida va bientôt commencer.

 

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podcast

Chœur

A deux cuartos

A deux cuartos,

Des éventails pour s’éventer,

Des oranges pour grignoter

Le programme avec les détails !

Du vin ! De l’eau !

Des cigarettes !

A deux cuartos !

A deux cuartos !

Voyez !a deux cuartos !

Senoras et caballeros.

Zuniga

Des oranges, vite

Plusieurs marchands

En voici, prenez, prenez, mesdemoiselles

 

Un marchand

 

Merci, mon officier, merci

 

 

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On entend des grands cris,des fanfares.C'est l'arrivée des toréadors.

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( Esquisse d'Edouard MANET)

 

podcast

 

 

CHŒUR

Les voici ! Les voici ! Oui, les voici !

Voici la quadrille !

Les voici, voici la quadrille,

La quadrille des toreros,

Sur les lances le soleil brille,

En l’air toques et sombreros !

Les voici, voici la quadrille,

La quadrille des toreros,

Les voici ! Les voici !Les voici

 

ENFANTS

Voici, débouchant sur la place,

Voici, d’abord marchant au pas,

L’alguazil à vilaine face,

A bas ! A bas !A bas !A bas !

 

 

 

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Carmen apparaît au bras du toréador Escamillo.

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(un magnifique duo que je vous invite à écouter en lisant le livret).

 

 

 

podcast

Escamillo

 

Si tu m’aimes, Carmen, tu pourras tout à l’heure

Etre fière de moi.

Si tu m’aimes !si tu m’aimes !

 

Carmen

Ah !je t’aime, Escamillo, je t’aime et que je meure si j’ai jamais aimé quelqu’un autant que toi.

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Les amies de Carmen viennent l'avertir:Don José est parmi la foule et la guette.

Carmen n'a pas peur et ne cherche pas à le fuir.La corrida commence.Ils se retrouvent seuls devant l'arène.Une dernière fois Don José la supplie de lui revenir.Mais Carmen ne veut rien entendre:elle aime Escamillo et rien ne la fera renoncer à son amour.Elle rend à José l'anneau qu'il lui avait offert et s'avance fièrement au devant de la mort annoncée.

Les dernières paroles de Don José sont pathétiques et "résument" tout ce drame:

 

 

"Vous pouvez m'arrêter...c'est moi qui l'ai tuée...
Ah!carmen!ma Carmen adorée!
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"Enfin l'amour, l'amour ramené à la nature!Non pas l'amour d'une noble jeune fille!Pas de sentimentalité à la Senta!mais l'amour comme fatum,comme fatalité,cynique, innocent, cruel-et voilà justement la nature!L'amour dont la guerre est le moyen,dont la haine mortelle des sexes est la base!Je ne connais aucun cas où l'esprit tragique,qui est l'essence de l'amour,s'exprime avec une semblable âpreté,revête une forme aussi terrible que dans ce cri de don José qui termine l'oeuvre"

 

 

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(Frédéric NIETZSCHE)

 

10:15 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (10)

09/01/2010

LA FLEUR QUE TU M'AVAIS JETEE( actes 1 et 2 )

Note de la" rédactrice" (NDLR):

 

Je pensais terminer les notes sur Carmen en commentant les 4 actes;mais les notes longues dissuadant les lecteurs ,aussi assidus soient-ils, j'ai donc décidé de vous inviter dans un premier temps à écouter les actes 1 et 2;suivront les deux autres actes ( ce soir ou demain).

 

J'ai essayé d'être relativement fidèle à la chronologie musicale :les airs "diffusés" sont les plus connus.

 

L'intensité dramatique de cet opéra ( car drame il y a ),est très bien mise en évidence dans l'ouverture .( sous ma première note)

 

 

Chutttttttttttttttttttttttttttttt!le rideau va s'ouvrir.

 

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ACTE I
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Imaginez une place à SEVILLE.Il fait très chaud.

 

C’est l’heure de la relève : la garde montante remplace la garde descendante.

 

Les gens vont et viennent, des enfants imitent les pas de soldats et chantent dans un joyeux tumulte.

 


podcast

 

 

 

 

IL est midi, le temps de la pause pour les cigarières : un essaim de jeunes femmes investit la place;elles dansent et chantent sous le regard médusé des hommes.

 

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S’avance une belle andalouse, une gitane, CARMEN qui chante alors cette sublime habanera que vous connaissez tous.

 


podcast

 (Gheorghiu)

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Un seul homme semble indifférent : le caporal Don José que sa fiancée, Micaëla, est venue retrouver lui apportant une lettre de sa mère restée au village.

 

L’indifférence est un aimant parfois…et le cœur de notre Carmen s’embrase pour Don José.

 

Elle arrache une fleur de son corsage et la lance à son dragon tendrement aimé.

 

Oui, cette Carmen est une femme passionnée, aimant impulsivement, abandonnant ses conquêtes aussi vite qu’elle fut séduite.

 

« Elle représente la fatalité qui joue avec la mort. »

 

 

La cloche annonçant la fin de la pause résonne.

On entend des cris de femmes : une querelle vient d’éclater à l’intérieur de la fabrique, opposant Carmen à une autre cigarière.

 

Carmen, sommée par le caporal ZUNIGA de s'expliquer, répond par des moqueries à ses questions.Il décide alors de l’emprisonner.

 

Don José qui doit la conduire à la prison, est ensorcellé par la Gitane qui chante une mélodie attirante sur une typique danse espagnole :une séguedille.

 


podcast

 

 (CALLAS)

 

 

ACTE II

 

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La taverne de Lilas PASTIAS.

 

Carmen et ses amies gitanes, Fraquista et Mercedes chantent et dansent.

 

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On entend à l’extérieur : " Vivat, Vivat le Torero, vivat Escamillo » !

 

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Le célèbre toréador, chante le fameux air que vous connaissez tous

 


podcast

 

 

 

Il ne résiste pas au charme de la belle Carmen dont le cœur bat encore la chamade pour Don José emprisonné pour l’avoir laissée s’enfuir.

 

L’aubergiste ferme les volets de son auberge : seuls demeurent Carmen et ses amies.

 

Arrivent alors des contrebandiers sollicitant le concours des jeunes femmes  pour enjôler les gardes côtes.

 

Carmen refuse cependant de les suivre...elle est encore amoureuse de Don José qui vient de sortir de prison.

 

 

Il vient la retrouver.

 

Entendant l'appel pour la retraite des soldats, Don José veut bientôt partir;

Carmen essaie de le persuader de rester, mais il refuse;

 

Elle lui dit donc adieu à jamais.

 

Don José prend alors la fleur qu'elle lui avait lancée lors de leur première rencontre ;Il déclara sa passion dans ce sublime " passage"

 


podcast

 

 (Pavarotti)

 

 

Au moment où il va partir survient Zuniga, venu rejoindre Carmen.

 

Les deux hommes se battent et Carmen appelle du renfort.

 

Désormais, qu’il le veuille ou non, Don José est des leurs.

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(photos internet et photos extraites des livrets de la Scala et

 du Théâtre du Capitole de Toulouse)

 

 

 

16:04 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (9)

07/01/2010

LA FLEUR QUE TU M'AVAIS JETEE ( 2)


podcast

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Un peu d'histoire autour de Carmen avant de nous asseoir dans les fauteuils de velours rouge.
Transportons nous au XIX° siècle:L'Espagne est au goût du jour,les carnets de voyage se multiplient.
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Espagne évocatrice du soleil et des regards andalous...
Comment le jeune Prosper MERIMEE (1803-1870) aurait-il pu résister aux chants des sirènes?
Au mois de Juin 1830,il y séjournera  6 mois et ira de conquête en conquête...(et oui!...léger aparté que je m'octroie)
Puis,il posera ses valises pendant plusieurs années.
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Explorateur subtil,il s'intéressera à la communaté des gitans
 , commencera à étudier leur langue ( coucou ma zig-zag).°
L'histoire de Carmen lui fut contée par la comtesse de MONTIJO( mère de la future impératrice Eugénie).
Cette Carmen,il la portera  en lui pendant15 ans avant d'écrire sa nouvelle.
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"Je fumais,appuyé sur le parapet du quai,lorsqu'une femme,remontant l'escalier qui conduit à la rivière,vint s'asseoir près de moi.Elle avait dans les cheveux un gros bouquet de jasmin,dont les pétales exhalaient le soir une odeur enivrante."...
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(Edouard MANET:Gitane à la cigarette).
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A PARIS,Georges BIZET (1838-1875) est malheureux.
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 L'ARLESIENNE,mélodrame écrit pour la pièce d'Alphonse DAUDET s'était jouée salles vides.
Les oeuvres précédentes avaient essyué un échec(Les pêcheurs de perles-La jolie file de Perth-Djamileh)
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Composer CARMEN relevait du challenge,défi d'autant plus difficile que des tâches annexes s'accumliaient:leçons données aux élèves,répétitions de ROMEO et JULIETTE de ce sacré GOUNOD (1818-1893)qui, une fois de plus, avait deserté les jupons de sa légitime pour aller en Angleterre..vers d'autres dessous plus froufroutants.Il avait ainsi demandé à son ami BIZET de le remplacer dans la direction de l'oeuvre!..
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Le directeur de l'Opéra-Comique,DU LOCLE, trouvait le sujet trop hardi...
Au terme de nombreuses péripéties, les répétitions commencèrent le 1er Septembre 1874.
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La première eut lieu  le 3 Mars 1875. Ils étaient tous là dans la salle : OFFENBACH,MASSENET,GOUNOD,DELIBES,admirateurs fervents de leur ami qui doutait de son oeuvre à s'en rendre malade!
Ce fut une sévère déception.
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"CARMEN fut accuelli sans huées, mais sans enthousiasme.
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BIZET,effondré,erra dans les rues de PARIS jusqu'au matin..."
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Les articles de presse parus furent un stupéfiant florilège de toutes les outrances puritaines et moralistes de l'époque".
La santé du compositeur ne se remit pas de cet injuste échec.
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Le 28 mai 1875,BIZET partit se reposer dans sa maison de BOUGIVAL où il s'éteignit le
3 Juin.
 
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(La Seine à BOUGIVAL-MONET)
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"Et, parmi sa pâleur,éclate
Une bouche aux rires vainqueurs;
Piment rouge,fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs".
(CARMEN:Théophile GAUTIER)
(John Singer Sargent: Gitane)

16:43 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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