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11/11/2007

COIN LECTURE

 

 

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Il fait un peu frais aujourd'hui et le ciel hésite entre le gris qui égratigne l'âme et le bleu, si pâle, annonçantl'hiver .
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Je me suis installée au premier étage et je n'ai pas eu à chercher longtemps ce livre que j'ai pourtant lu il doit y avoir plus de vingt ans.
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IL l'a écrit alors qu'il avait 35 ans et son oeuvre a été interdite de publication  en 1939: IL y parle de la peur, de SA PEUR;il avait 19 ans lorsqu'il fut mobilisé puis envoyé au front, 19 ans,l'âge de tous les espoirs, de toutes les espérances happées par la folie meutrière des hommes.
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SA PEUR..et celle des mobilisés comme lui.
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La découverte du livre de Gabriel CHEVALLIER, "LA PEUR" fut pour moi un choc.
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Il y parle  ,de" la vie de dépôt,des souffrances du front, en passant par une hallucinante description de l'angoisse du fantassin guettant le bruit du pic du pionnier allemand sous sa tranchée à BERRY-AU-BAC,et redoutant l'instant inéluctable où la mine sautera et transformera tout en lumière."
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Héros, malgré eux....
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 Et Gabriel CHEVALLIER a pris l'exacte mesure de l'héroïsme:
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"De l'héroïsme,d'accord.mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal.D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme.Ayons la loyauté d'en convenir,nous qui sommes revenus."
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Ne peut-on être plus loyal, plus lucide?
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Roman intense où aucun détail ne nous est épargné, comme pour mieux fixer dans notre mémoire les atrocités de la guerre.
Oui, ce livre  fait partie de ceux  qui m'ont marquée.
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"- En avant!
Nous sommes près d'une issue. Je prends place dans la file, je suis les autres. Nous sommes déjà au bas des escaliers, nous les gravissons, nous allons sortir... L'instant énorme où l'on renonce...
Dehors... Les souffles, les hurlements des artilleries déchaînées... L'aube incolore et froide. Nous y trempons nos visages comme dans un baquet d'eau glacée. Nous frissonnons, le teint vert, la bouche empâtée par cette puanteur d'estomac des mauvais réveils. Nous stationnons dans le boyau pour donner à la colonne le temps de s'organiser."

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Il avait 19 ans, l'âge où l'on a envie de poursuivre sa belle dans les champs  et de lui raconter des mots coquins près de la meule de foin.
...
Sa belle avait le regard de la mort.
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BETTY

29/09/2007

COIN LECTURE

medium_DSCF0561.10.JPGJe l'avais un peu délaissé ce coin lecture que je souhaite convivial...mais pas abandonné!

L'hiver prochain, nous ferons "comme si":

-il y avait un grand feu dans l'âtre;et nous viendrons nous réchauffer .

Nous allons l'alimenter en bois de toutes sortes ( romans-essais-poésies,dessins pourquoi pas?)

En attendant,j'ai pensé qu'il serait peut être agréable de passer un week end en compagnie d'une histoire d'amour, comme je les aime.

C'est en parcourant ,hier,dans la soirée ,ce très beau livre "AILLEURS" que je suis tombée en arrêt devant une belle histoire écrite par Bernard GIRAUDEAU(une âme de poète voyageur celui là) servant de support aux oeuvres d'un peintre que j'aime:  Olivier SUIRE
-.VERLEY

 

Je vous livre cette histoire;à déguster lentement.

Je reviendrai dans ce cette bibli (mais je dois terminer la "Série Noire",)

Qu'ai-je lu ces derniers temps?des romans qui ne "prennent pas la cervelle",mes neurones ayant besoin d'aération:

-"Ni d'EVE ni d'ADAM" d'Amélie NOTHOMB ( et paf, encore une histoire d'amour, son premier amour au Japon-Parfois des "fulgurances," notamment  son " corps à corps avec la montagne",de l'humour aussi..mais la "demoiselle"  recherche trop "l'effet escompté",ce qui nuit à la spontanéité du roman.

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Et puis, pour me détendre,j'achève la lecture d'un roman de Douglas KENNEDY ," Rien ne va plus"... je ne m'ennuie pas en le lisant, c'est l'essentiel.

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Bon, assez de" parlote"

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,voici, sorti de la palette du peintre et de l'âme du poère le texte de Bernard GIRAUDEAU:

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« Je sais l’histoire d’un peintre qui ne peignit qu’une femme dans sa vie, Une multitude d’esquisses;de dessins, d’huiles rousses et bleues. Il avait rêvé ce visage, ce corps élégant, ce cou qui n’en finissait pas d’être gracieux. Elle vint une nuit lui rendre visite. Il n’oublia jamais ce songe. Il était persuadé de l’existence de cette femme. Il la nomma Amina. Il la chercha, la peignit mille fois sans jamais s’en approcher. Il la retrouva un peu dans les portraits du Fayoum, celui sculpté dans l’ébène de Néfertiti. Il crut la deviner dans les feuilles d’or des palais vénitiens. Il redessina ses lèvres, soufflant sur ses cheveux le pollen safran. Il vit un jour ce visage à Florence puis au musée du Caire. C’était un rêve délicieusement douloureux auquel il s’abandonna jusqu’à la folie. Sous la terre des jours et de la mémoire, il trouva une page d’amour, une lettre pliée dans la blessure, il eut peur de cet amour là, de cette jeunesse évanouie. Il retrouva le bleu des yeux dans le cobalt de FEZ, sur les mosaïques, à Meknès, à Florence.Il peignit son histoire .il savait tout d’elle. Elle s’était assise sur les pierres de Volubilis dans la maison du cavalier. Elle attendait le voyageur, guettant son ombre allongée au coucher du soleil. Elle avait connu la paix et le tourment. Un jour elle fut devant lui achevée. L’Œuvre parfaite. Il la reconnut au bord du vertige. Son sourire était une morsure. Sous la grande porte devant les oliveraies en damier, il fixa le temps, retint sa voix, son cou, sa bouche et l’élégance de son front. On la crut vivante, elle l’était. Quand il mourut, une inconnue vint sur sa tombe et baisa la terre. Elle s’appelait Amina. »

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oh oui, vraiment très très beau..

A bientôt amis fidèles.

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Betty

A l'attention de mes" lecteurs":la réponse à la note "SLOW" est affichée.Vous avez tous perdu pour la première photo !Quoique la " cot cot de Pau"....

11/07/2007

COIN LECTURE..

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Il y a bien longtemps que nous n'avions pas fait étape dans la petite bibliothèque..le temps nous y invite peut- être aujourd'hui.

Miche nous invite au voyage avec Joachim du BELLAY..et RIDAN ..alors voyageons un peu cet après midi.Astrée ,celle dublog, pas l'amoureuse de Céladon le berger,ouvre la porte de la poésie avec ELUARD.Je vous avais dit que mes connaissances en poésie étaient limitées..aussi,je prends plaisir à aller chez elle.

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Claude nous est revenu " avec une vue de jeune homme" et a fait l'ouverture avec COCTEAU.

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Le pofesseur LEFRERE semble affecté que nous ne nous intéressions pas davantage à ses écrits..or il a du talent, mais il faut compter sur le temps qui nous fait parfois défaut  pour écrire un commentaire sur chaque blog.Je ferai un effort ( pas de lire ,c'est fait, mais de laisser un petit mot).

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J'arrête là ce tour "littéraire" des blogs pour évoquer un livre "Nous étions  les MULVANEY":lorsque vous franchissez le seuil de la maison de cette famille américaine, vous n'avez plus envie de partir.

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Son auteur:Joyce CAROL OATES,une femme qui est au premier rang des écrivains américains .Il faut avouer que je les aime beaucoup ..ils ont beaucoup de choses à écrire et l'écrivent bien..

OATES raconte une Amérique malade de superstition,de refoulement, obsédée par le sang.

 

"Les Mulvanney incarnent le rêve américain : famille unie comme les doigts de la main, réussite sociale due au travail et au mérite, propriété magnifique où s’ébattent librement les chevaux, amour, tendresse et générosité à tous les étages… Jusqu’au drame de la Saint-Valentin 1976.Oates explore  les fêlures et les paradoxes de l’Amérique. Une somptueuse et crépusculaire saga."

Je peux vous l'assurer:si vous entrez dans le livre,vous n'avez plus envie d'en sortir..surtout lorsque l"'évènement"inattendu se produit et révèle les fêlures de chacun..J'ai aimé  sa façon de nous guider vers la fragilité de ses personnages."Nous étions les MULVANEY":oui, beaucoup d'amertume dans ce titre..

Un beau roman.

"L'écriture suscite en moi beaucoup d'émotions: je suis malheureuse ou frustrée ou excitée. Mes émotions sont très intenses. Alors, je vais marcher tous les jours avec mon mari. C'est ça mon bonheur, la nature, qui contraste avec mon travail. Avant ma mort, j'aurai passé beaucoup de temps dans la nature, c'est bien."

«Naviguer dans les airs entretient les fantasmes de notre enfance ; cela stimule notre aptitude à rêver."


Joyce Carol Oates

Voilà.

Et puis..je viens de commencer la lecture d'un roman policier,"SHUTTER ISLAND" de Dennis LEHANE, écrivain américain.

Je reviendrai vous en parler.

"Dennis Lehane mène ce thriller de façon magistrale, jouant sur les peurs ancestrales, sur les terreurs mentales et les cauchemars les plus familiers(extrait du magazine littéraire)."Celà promet....!!!!!!!!!!!

DEPECHE DE DERNIERE HEURE:je viens de faire un saut chez Claude"Je peins, je lis, j'écris",il vous parle d'un "roman" que j'avais évoqué  dans ma note du 11.Courez chez lui et lisez les extraits..


18/06/2007

Avant de m'endormir

..je viens un peu traîner dans la bibli...

medium_a_628.2.jpgEn butinant un peu sur les blogs,j'ai emprunté deux bouquins:chez Framboisine, "BIZARRE!BIZARRE! de Roald DAHL.J'ai lu l'extrait sous sa note et ma foi, ça m'a l'air très gouleyant tout çà..Et puis un auteur qui m'était parfaitement inconnu..pourquoi ne pas aller à sa rencontre?

En parcourant le blog de Jean-louis ( tiens si tu passes dans la bibli ce soir ou demain Jean Louis, je ne parviens pas à écrire de com chez toi:deux ne se sont pas inscrits aujourd'hui..),j'ai piqué le bouquin d' Annie :"Les étoiles de Compostelle" d'Henri VINCENOT qui traite de la construction des cathédrales, abbayes.

J'ai beaucoup apprécié vos avis.

Prochainement, je vous parlerai d'une manifestation "cuturelle" qui s'est déroulée à Toulouse ces 4 derniers jours:voyage autour d'écrivains , d'oeuvres lues par des "célébrités"..C'était le "Marathon des Mots".

Oui, au risque de vous sembler "gourgandine",j'ai pris mon pied.

Bonne occasion de communiquer avec des gens qui aiment lire,depuis longtemps ou depuis peu...

Tiens, je vous fais un peti cadeau:Emile ALLAIS ( qui est sur ma table de nuit..pas ALLAIS, le livre...)

"Axenfeld avait offert à sa fiancée une aquarelle peinte à l'eau de mer, laquelle aquarelle était,de par sa composition,sujette aux influences de la lune.Une nuit, par une terrible marée d'équinoxe où il ventait très fort,l'aquarelle déborda du cadre et noya la jeune fille dans son lit".

ET si on s'installait?

Betty

 
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