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19/09/2012

EGRATIGNURES LITTERAIRES

 

C'est la rentrée littéraire!au cas où ne l'aurions compris on nous assène cette réalité par voie médiatique, presse écrite,audiovisuelle etc 

 

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Je n'ai pas grande connaissance en ce domaine ,mais je crois comprendre que les éditeurs entrent en  lice,pour présenter leurs poulains,même si ceux ci ont un talent contestable.

Je me suis amusée ,en faisant référence au passé et au temps présent à relever quelques égratignures pouvant  atteindre l'auteur d'une oeuvre,eût-elle était reconnue  chef-d'oeuvre assurant une pérennité "posthume"


Certains n'y sont pas allés de '"main morte". 

Bref retour sur le passé où les critiques des uns n'étaient pas tendres pour leurs" congénères."

 

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-CHARLES Baudelaire à propos de George SAND:

 

"Elle n'a jamais été artiste;elle a le fameux style coulant cher aux bourgeois.Elle est bête,elle est lourde,elle est bavarde.Elle a,  dans les idées morales,la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues."

 

Sainte -BEUVE,à propos

d'Alexandre DUMAS :

"Esprit de quatrième ordre."

de Théophile Gautier:

"à l'haleine glacée,détestable."

de VictorHUGO :

"une âme grossière de barbare énergique et rusé"

 

Sobriquets dont était affublé Emile ZOLA :

"Le porc épique(Leconte de Lisle)

"le charcutier "( Barbey d'Aurevilly)

"le grand fécal autrement dit "le roi des vidangeurs (Léon Daudet)

 

De Sartre à propos de Mauriac

"De l'eau bénite qui fait pschitt!"

 

et vlan!

 

Ces délicatesses font également le jeu de la rentrée littéraire actuelle.Je ne citerai que deux exemples,deux critiques au vitriol.

 

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Philippe CLAUDEL est l'auteur d'un ouvrage intitulé "Parfums":il y relate toutes les odeurs ayant jalonné sa vie.

 

Déjà le titre de l'article  annonce la couleur:"Bourre -pif"

 

On y lit ce qui suit:"

"Philippe CLAUDEL a fignolé soixante-trois petits chapitres sortis d'un atelier d'écriture pour jeunes filles pleins de figures de style destinées à finir en magnets rose bonbon sur des frigots de célibataires...."

 

Il est un roman qui fait polémique à l'occasion de cette rentrée littéraire"Eloge littéraire d'Andréa Breivik",derRichard MILLET.

 

Pour ceux qui l'ignoreraient BREIVIK est l'auteur des tueries d'OSLO et d'UTOYA. où de nombreux jeunes ont été assassinés froidement au nom d'une idéologie que je dénonce bien sûr.

Certes, si l'on peut " admettre" que  MILLET se" dévoue "en se laissant aller à des considérations ethniques d'un goût douteux (on peut être d'accord ou non, selon la lecture que l'on en fait),celà autorise-t-il ce mépris affiché  qu'anime la jalousie bien plus que le talent d'un critique littéraire

 

"Pour MILLET,rendre la narration plus fluide et moins pédante,c'est se coucher devant des analphabètes.Lui même fuit cette simplicité comme la peste et s'abandonne au pire ennemi de la littérature:l'emphase.A croire qu'il dilue son encre dans  l'huile..Tout dans son livre sombre dans les bavardages grandiloquents et le lecteuir voit un auteur s'écouter écrire et louer fort un style que,malheureusement,il ne reçoit pas chez lui."

***

**

 

 Quant à moi, quoiqu'en disent les critiques,je lirai le dernier ouvrage d'Amélie Nothomb " Barbe bleue".Je sais, d'aucuns me diront, que c'est une stakhanoviste de l'écriture devant remplir annuellement son contrat vis à vis de l'éditeur.

 

Mais c'est un des rares auteurs contemporains qui écrit bien et qui a surtout le sens de l'humour.

En était dépourvu celui qui d'un ton méprisant avait écrit (ouaf ouaf)'J'irai cracher sur NOTHOMB" (faisant allusion à l'oeuvre culte de Boris VIAN"J'irai cracher sur vos tombes"Il en faut pour tous les gôuts ,l'essentiel est d'avoir en soi cette petite flamme qu'est la curiosité d'entrevoir un autre univers,d'élargir son champ de vision.

 

(En ce moment je lis "Portnoy et son complexe de philip ROTH:quelle écriture!)

 

A bientôt

 

Betty

 

 

 

 

ET VLAN!

26/01/2012

COIN LECTURE(1)

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 Voilà:le froid et l'humidité commencent à s'installer...

J'ai donc décidé d'ouvrir les portes de cet espace que je souhaite chaleureux

Installez-vous  sur un siège ou une marche de  l'escalier( certains ont leurs habitudes...).

Pour les nouveaux visiteurs,je rappelle que cet espace "littéraire" est ouvert à tous, que vous soyez amateurs de romans ,nouvelles ,thrillers,polars, BD,poésie, théâtre...

Il en est qui lisent beaucoup,ceux qui lisaient mais n'ont  plus le temps ou l'envie de s'adonner à ce loisir intellectuel ( le net n'est pas étranger à ce désamour),ceux qui ne lisent pas mais qui ont envie de .

 

ET bien,soyez les bienvenus chez moi!

 

Comme je l'ai déjà écrit, lire c'est explorer le champ des possibles,c'est nous enrichir.Chaque lecture est une aventure renouvelée,une rencontre

Mes lectures:il en est pour tous les goûts ;je ne lis jamais ce que l'on appelle  la " quatrième de couverture",préférant être l'exploratrice d'un univers inconnu.

 

Empruntons ensemble cet itinéraire de feuilles de papier.

 

Et pour se détendre,une histoire peu vraisemblable mais bien écrite,avec de l'humour et l'empathie de l'auteur pour ses personnages.

 

"Les larmes de Tarzan" de Katarina MAZETTI auteur  suédois  ayant écrit également  "le mec de la tombe d'à côté").

 

C'est la rencontre improbable d'un jeune homme riche,roulant en lamborghini,"tuant-perdant"son temps et d'une jeune femme qui galère,seule  avec une copine et leurs enfants .C'est l'art pour une mère de transformer le banal en objet de rêve, tenant ainsi à distance la misère quotidienne.

"On a joué jusqu'à l'heure bleue. C'est quelque chose de très spécial dans notre petite famille. On éteint toutes les lampes et on regarde par la fenêtre quand le crépuscule pose sa lumière bleue partout. Les immeubles avec leurs écheveaux de graffitis maladroits et les parkings sont bleu sombre et même la descente de métro brille d'une lumière magique, comme un foyer pour les habitants souterrains."

Oui,ce pourrait être réducteur:la rencontre entre un nanti et une pauvre qui galère. Il faut le coeur et la sensibilité de MANZETTI pour ne pas tomber dans le pathos.

Les milieux sociaux sont décrits avec justesse même s'ils relèvent parfois de la carricature.Mais la carricature n'est  -elle pas l'accent mis sur une réalité?

Sur la deuxième étagère à droite:

"Les insurrections singulières" de Jeanne BENAMEUR .

C'est le cheminement d'Antoine qui,à la fin de ses études, rentre  dans le monde du travail et plus précisément dans le monde ouvrier suivant en cela la voie tracée par son père ancien ouvrier.

Problèmes de délocalisation de l'usine,militants syndiqués et Antoine,qui ne parvient pas à trouver " les mots" pour s'exprimer tant auprès de ses amis que de sa compagne

Il décide de fuir tous les discours idéologiques;il rompt avec ce monde là,rejoint un moment le foyer ,ses parents qu'il redécouvre ( ou découvre) avec quelque amertume.

Quête de soi, mal être..jusqu'au moment où Antoine rencontre un homme passionné de vieux livres qu'il vend sur les marchés:l va "apprendre" les mots, la lecture.Il va faire le grand bond en avant et partir..Où?je ne vous le dirai pas...

oui c'est une insurrection bien singulière....une rédemption

 

 

"L'imposture, c'était quand j'essayais de me faire croire à moi-même que j'étais là où rien de moi ne pouvait être. "

 

"Les livres, chez lui, c'était une présence tranquille, pas comme chez Karima où les étagères bien rangées me narguaient. Chez Marcel, on aurait dit que les livres attendaient avec nonchalance qu'on les ouvre. Ils étaient là, disponibles, sans exigence. En même temps, par leur présence, ils me disaient que j'avais encore des milliers de choses à découvrir. Ca ne me bousculait pas. Ca me convenait.
L'impression que rien n'était fini, que quelque chose pouvait s'allumer et brûler haut et fort. En moi. C'était dans les livres, dans les pages. Ca m'attendait. ......
"Je marchais. Je sentais qu'un nouvel ordre de vie était en train de réagencer toutes mes perceptions.
C'est ça, une révolution?

J'ai posé la question à Marcel un soir. Il a hoché la tête.
- Pendant longtemps tu sais, Antoine, j'ai cru que la révolution, c'était tout le monde ensemble, à la même heure, au même endroit. Le grand soir ou le grand matin. Et puis j'ai compris que c'était solitaire, ce qui se passait vraiment. A l'intérieur de chacun. Et ça, ça ne peut pas se faire tous ensemble, à la même heure. C'est dans chaque vie quelque chose de possible, on y va ou on n'y va pas. Après, si on peut, on se rassemble avec les autres...
***
***
 Sur la quatrième étagère, au milieu, un livre bouleversant:"L'empreinte de l'ange "de Nancy HUSTON.
Dès les premières pages vous vous interrogez: l'héroïne,une jeune allemande rentrée comme domestique en 1957 au service d'un musicien ( flûtiste) semble être amputée de tout sentiment.
Cette indifférence face aux événènements importants tels qu'aimer ,devenir parent...vous glace. Mais elle recèle tant de blessures graves qui déchirent la vie.L'origine de ces plaies mal cicatrisées nous est révélée au fur et à mesure de la progression de l'histoire.
Nous parcourons cet itinéraire de souffrance sur fond de guerres,et assistons à une seconde naissance.Un très beau roman.il est vrai que j'aime bien cet auteur dont j'avais lu quelques oeuvres:"Ligne de faille"," prodige.".
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Ce pourrait être maintenant.En Egypte.En Janvier 2011.
Nous sommes,grâce à la talentueuse écriture  de Naguib Mahfouz  installés dans un café au Caire,le Karnak   Café,dont la patronne est une ancienne danseuse orientale.Un café où se croisent des " gens ordinaires",des jeunes étudiants, au lendemain de la révolution socialiste nassérienne,dans une Egypte en effervescence.
Période de tous les espoirs ...

Mais la révolution révèle ses excès dictatoriaux.
Le nouveau régime suspecte tous ceux qui désormais penseraient différemment.
"Karnak café "est le microcosme d'un pays perdant ses repères, où de nouveau s'installent la peur ,l'emprisonnement,la torture.
La liberté recemment acquise est détournée..
Il fallait la plume magnifique de Naguib Mahzouf  (prix nobel de littérature) pour relater le destin des trois étudiants et des membres du Karnak Café.
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Je vous laisse avec ces quelques livres .Cependant j'ouvrirai plus souvent les portes de la bibliothèque.
Sur les étagères vous attendent "Du domaine des murmures","Plus léger que l'air","Indignation" et quelques nouvelles qui seront l'objet de la prochaine note de lecture.
Et vous que lisez-vous en, ce moment?On peut échanger sinon les livres,du moins les idées.Non?
Nous irons aussi à la découverte du roman américain
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A BIENTOT

13/01/2011

COIN LECTURE

 

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Elle ne pouvait rester porte fermée la bibliothèque « itinérante » en ce nouvel an 2011.

 

Commencer l’année dans la bonne humeur me paraît être l’option la plus opportune pour dégourdir nos neurones embrumés par les fêtes, les soucis, le froid,l'alcool...la neige.

 

Comme le dit si bien «  l’Autre » :

 

Vous avez perdu le sourire ? Allons le chercher !

 

Et ce sourire, il est là, tapi dans les étagères de la bibli.

 

Installons nous, renouons avec nos habitudes.

 

Je vous invite à la détente.

 

Vous qui venez discuter dans ma bibli, confortablement installés sur l'une des marches de l'escalier comme mon ami Bernard, vous savez que je n’ai aucun préjugé lorsque j'aborde l'univers des livres. . 

 

Lire est pour moi l’exploration du champ des possibles.

 

Je n’aime pas les contempteurs, ceux qui méprisent une certaine littérature., dite "populaire"

 

 

Et pour commencer l'année nouvelle, je vous invite à une promenade légère (enfin..pas si légère que cela...)mais roborative !

 

« Tante MAME » est le titre du roman de Patrick DENNIS, auteur américain (1921 -1976) : une bouffée d’air frais que nous offre ce roman réjouissant,.

 

 

Préfacé par Charles DANTZIG (un des rares «  auteur critique » que j’apprécie), il a été salué par l’excellent critique écrivain italien Pietro CITATI comme un roman d’une superficialité assumée.Oui, c’est bien cela.

 

Patrick, jeune orphelin de mère,  âgé de 10 ans, est  élevé par un père "coincé", terriblement ennuyeux, fort « conventionnel’, sans passion.  Au décès de celui ci il est confié  à l’unique membre de sa famille ,sa tante Mame..

 

Le père, connaissant la nature fantasque de sa sœur, avait toutefois  pris le soin de  rédiger avant de mourir un testament fixant ses principes d’éducation.

 

Mais c’était mal connaître tante Mame, personnalité extravagante,, intellectuelle mondaine et fortunée évoluant dans le New York des années folles, frappée de plein fouet par la crise de 1929(ruinée elle s’essaiera à la décoration d’intérieur, au journalisme  et finira par vendre dans un grand magasin des patins à roulettes) ; mais son optimisme invétéré la sort de ces situations...ainsi qu'un mariage opportunément heureux.

 

Mame va entraîner le jeune Patrick dans le tourbillon de sa vie, où évoluent des « petits bourgeois »antisémites, des intellectuels de renom, des aristocrates décadents, des enfants orphelins victimes du second conflit mondial…

 

Et nous nous laisserons emporter dans ce tourbillon de frivolité jusqu'à ce que Patrick soit en âge de se marier.

 

La description de la fête annuelle de l'Université est "boulevardesque" ( AOC svp) et la narration de la chasse à courre désopilante..Un vrai délice de lecture.

 

 

Mame est manipulatrice, menteuse, mais aussi formidablement généreuse, humaine,et c'est pour cela que nous l'aimons.

 

 

 

Ce roman culte de la littérature populaire américaine ( réédité par Flammarion) a connu un vif succès;il fut adapté au cinéma et en comédie musicale. 

 

 

Je peux vous l'assurer;lisez-le et vous serez -si besoin en était-de bonne humeur. 

 

 

°°°

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(petit aparté: alors que je parcourais la biographie d'un auteur anglais ,un "maître "de l'humour so british .il était écrit qu'à l'âde de 25 ans,il avait tenté de suicider en s'éloignant à la nage du rivage;il fut alors piqué par une méduse et dut faire demi tour:J'ai trouvé ce petit évènement tout à fait " savoureux my dear"et je vous le livre "brut de décoffrage".)

 

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BONNE LECTURE.A BIENTOT.

11/08/2010

coin lecture vacances

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"Je lis beaucoup et de tout".

 

Cette phrase qui résume en peu de mots l'extrême plaisir que procure la lecture n'est pas de moi, mais de Lui:Lui, un comédien que j'admire,Jean ROCHEFORT

 

J'ai pensé que cette remarque pourrait servir d'incipit à cette dernière note de lecture avant les vacances.

 

Installons nous donc dans la bibli, et prenons simplement le temps de choisir quelques livres que je vous  prête volontiers pour aller lire au bord du ruisseau ou sur la terre aride du Causse à l'ombre du grand chêne séculaire.

 

Bis repetita...

Oui les habitués de cette bibli savent que je m'abreuve à la source, non pas des critiques, mais à celle plus désaltérante des amis blogueurs ou non:aucune amertume dans le goût de l'eau,non ,une eau pétillante et" gouleyante".

 

Je n'ai aucun préjugé dans mes démarches de lecture,surtout pas.Peut- être avouerais-je que plus on lit, plus l'exigence s'installe.

 

De lui, j'avais lu deux romans dont une enquête policière:Henning MANKELL, auteur suédois.Décrire les sentiments amoureux me paraît être un exercice délicat qui relève de l'art.Eviter l'écueil de la bluette,c'est " toute une histoire", ainsi( vous noterez la transition...)celle où HENNING MANKELL nous amène aux limites de la souffrance rédemptrice dans son ouvrage " Les chaussures italiennes".Histoire émouvante d'un homme fuyant son passé de chirurgien" reconnu", au parcours professionnel sans faute jusqu'au jour où...

Isolement délibérément choisi  sur l'ilôt d'un archipel de la Baltique,dans une petite maison ayant appartenu à ses grand-parents..Questionnement de l'homme sur sa vie,questionnement se déroulant selon le rythme des solstices.

Pour seuls compagnons:une vieille chatte,un chien moribond,et une fourmilière géante qui a fait sa place dans le vieux salon inoccupé.

Chaque jour,Fredrik WELIN creuse un trou dans la glace pour se prouver qu'il est encore en vie,et s'y installe quelques instants.

Retraite brisée par l'arrivée d'une femme qui vient déposer son dernier souffle de vie sur cet espace où le seul visiteur est un facteur hypocondriaque venu de l'archipel voisin.Elle va bouleverser sa vie d'ermite consentie et va réveiller le lien social enfoui sous "ses culpabilités".

Elle, c'est Harriet,mais je ne vous en dirai pas plus

Exploration de plusieurs souffrances ,d'incompréhensions mutuelles

Belle analyse,écriture sobre mais dense qui nous révèle certaines parcelles de nous même.

(Indisctrétions opportunes:Henning MANKELL se trouvait sur le bateau se dirigeant vers GAZA lorsqu'il a été "arraisonné".Il raconte ce drame dans une interview recueillie dans "Courrier International"- taper sur Google les mots clé:GAZA-Henning MANKELL)

Henning MANKELL est également le gendre du grand cinéaste Ingmar BERGMAN).

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Ma Mum ( blog "nature et saveurs" - merci pour la pub!-) m'a offert un "polar" écrit par un irlandais Frank DELENEY, "Les enfants de la nuit",d'une qualité rare et dont je vous recommande la lecture.

Le "prétexte" de départ est l'assassinat d'une jeune femme,Madeleine ,compagne d'un  architecte londonien ; celui ci ,lors d'un séjour en Suisse,fait la connaissance d'un couple étrange,deux hongrois qui lui montrent les photos d'une villa dont ils viennent d'achever la restauration, en Italie.

Sur l'une des photos,l'architecte reconnaît une tour EIFFEL en améthyste,pièce unique ayant appartenu à sa compagne et dérobée par l'assassin.

 

NEWMAN va alors enquêter et faire se dérouler le passé d'une femme qu'il aimait ( mal, certes);voyage ténébreux,nous interrogeant sur la capacité de l'Homme à faire le Mal,rappel d'expériences inhumaines lors de la SHOA ,interrogation sur notre faculté de résilience.

 

Un "thriller" puissant,avec parfois des évocations à la limite du soutenable ( âmes fragiles, s'abstenir).

 

"Les Enfants de la nuit" pose des questions fondamentales sur la relation entre l’Histoire et les destinées individuelles, la nature du mal, les traumatismes et la résilience, sans jamais se départir d’un suspense qui bien vite tourne à l’obsession. Thriller d’exception aux multiples rebondissements, à la tension omniprésente,"

 

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*

 

 

La célébration d'anniversaires est toujours l'occasion de la mise en lumière de certains auteurs.

 

Ainsi en est-il du dixième anniversaire de la mort de Frédéric DARD.


De lui, vous en avez certainement entendu parler car sa vie de romancier est liée à celle des enquêtes de son fameux commissaire SAN ANTONIO.


Et bien, je ne vous parlerai pas de ce versant de son talent,mais de l'autre qui s'est exercé dans le style "romanesque".

 

J'ai été amenée à lire pas mal d'articles de presse ou à regarder des émissions télévisées sur Frédéric DARD que je connaissais fort peu; je dois avouer qu'un "hommage" m'a vivement interpellée, celui rédigé par un" auteur-critique littéraire" qui est un de mes rares  guides culturels ( Jérôme GARCIN) 

 « Tu vois, mon fils, si je n'avais pas été écrivain, je serais devenu professeur de chagrin.» Et il s'était mis à pleurer. Je l'avais embrassé. Dehors, on nous regardait bizarrement.

Une phrase parmi tant d'autres échangée entre GARCIN et DARD lors de leurs "retrouvailles".

"Frédéric est l'ami le plus généreux, le plus gentil, le plus loyal, le plus émouvant que j'aie connu dans la société littéraire, où la pingrerie et l'infidélité sont monnaie courante. Toujours à fleur de peau, jamais rassuré, il évoquait pour moi le mot magnifique d'Henri Calet : « Ne le secouez pas, il est plein de larmes.»(avis perso:je trouve cette phrase magnifique..)

 

Oui, je pense que c'est cette générosité qui m'a amenée à lire "La vieille qui marchait dans  la mer".Et j'ai fait le bon choix.

 

Certes c'est un roman qui "décoiffe",qui peut dérouter  si vous ne vous débarrassez point de vos préjugés,et cela je le comprends. à défaut de l'approuver.

Mais quel talent pour décrire le destin croisé d'une vieille femme excentrique qui fut belle, d'un ancien diplomate assez véreux et d'un jeune plagiste athlétique ( bien sûr).

 

L'excentrique Lady M. va initier celui ci à l'Arnaque dont elle est la reine.

 

Il faut rentrer dans la peau de cette Lady,personnalité attachante que définitt son vocabulaire grossier,"porté sur le sexe" et sa manière toute particulière de s'adresser au Seigneur par invectives entrecoupées d'appels au secours. ( Jésus a bien pardonné Marie Madeleine).

 

Oui,  ce roman est d'une tendresse infinie.

Je n'ai pas l'habitude de procéder par voie de copier-coller (je ne dispose que de peu de temps pour rédiger cette note),mais je vous transmets une partie de l'article rédigé par François BUSNEL qui s'exprime à propos de ce roman mieux que je ne saurais le faire.Tout est dit.

 

 

Frédéric Dard, donc. L'un des plus grands stylistes français du XXe siècle. Et un sacré moraliste. Son art culmine dans un chef-d'oeuvre que réédite Fleuve Noir, son éditeur historique, à l'occasion des 10 ans de sa disparition.

Lady M. est une championne de l'arnaque. Depuis toujours, elle plume avec finesse et élégance les plus célèbres magnats de la planète, les plus riches gogos mondains, non sans les avoir laissés se rouler à ses pieds. Car Milady fut une formidable bête d'alcôve. Ses exploits sont contés par le menu au cours des impudiques confessions qu'elle adresse au Seigneur. Mais ne jugeons pas trop vite : plus que cupide, Lady M. est une artiste. Aujourd'hui, elle parcourt le monde au côté d'un ancien diplomate roumain. Il fut son amant, il est resté son complice. Seulement voilà, Lady M. vieillit. A 85 ans, il lui faut désormais prendre appui sur une canne, marcher dans la mer pour calmer l'arthrose qui la martyrise. C'est là qu'elle rencontre Lambert. Un plagiste paresseux, désoeuvré, qui ne sait que faire de sa jeune vie. Soixante ans les séparent. Qu'importe ! Milady décide de prendre le godelureau sous son aile et d'en faire son égal - à défaut de pouvoir en faire son amant. C'est le début d'une initiation fantasque et délirante. Lady M., refusant de se laisser lentement réduire par la vieillesse, inspirera une passion fanatique à son jeune élève. Et leurs deux destins s'imbriqueront à merveille : elle l'arrachera à sa médiocrité, il la gardera en vie. Mais lequel des deux est l'infirme ?

Et si vous n'avez pas envie de lire en ce moment, visionnez le DVD du film adapté à partir de ce roman, avec pour acteurs principaux Michel SERRAULT dans le rôle du diplomate Pompilius ( que j'adore!) et Jeanne MOREAU dans le rôle de Lady M.

 

 

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Qui a dit que le blog n'est pas un lieu d'échange?

Personne, soyez rassurés.

 

Hélène MERRICK, vous la connaissez ( en ce moment elle raconte  sur son blog son enfance avec émotion et  belle écriture).

 

J'avais pu lire dans ses com qu'elle aimait l'humour britannique et plus spécialement celui de Tom SHARPE.Ma curiosité étant en éveil, je  me suis dès lors plongée dans la lecture du" Bâtard récalcitrant".

 

Si vous voulez vous détendre,suivez l'aventure complètement burlesque, loufoque de ce bâtard, de ses crimes prémédités et racontés avec tellement d'humour qu'on en redemande!.Vous ne vous ennuierez pas.

 

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Je terminerai ce coin lecture un peu rapide ( j'ai pas mal d'occupations en ce moment, ce qui explique mon absence sur les blogs)) par quelques livres qui m'ont été recommandés par des amis , livres qui me suivront en vacances.

 

Tout d'abord,je termine la lecture d'un roman policier "Le poète" de Michael CONNELLY".Enquête qui m'entraîne dans l'univers dun sérial killer, du FBI.(Salut l'ami!)

Quelques autres livres:ZOLI de Colum McCANN  ou l'histoire d'une poétesse rom,élevée sur les routes par son grand-père tzigane ( c'est d'actualité ,non?...)

 

Des romans historiques,j'en ai lu peu,et je viens de commencer la lecture du "Désastre de Pavie":truculence des mots de Jean GIONO.un plaisir de lecture tellement l'écriture est remarqualble (la description de Charles QUINT vaut son pesant de "pesetas").

 

Enfin , un dernier pour la route:"feu "un auteur britannique à l'humour so british ( recommandé par une amie chère dont le mari est libraire dans ma ville rose):Evlyn WAUGH( NDLR:c'est un homme.).Il s'agit d' un receuil de nouvelles dont je vous parlerai ultérieurement.

 

Et comme tout a une fin..je vous dirai que mon livre de chevet ( celui que je suis amenée à relire est "DISGRACE"de J.M COETZEE.;tiens, comme Jean ROCHEFORT...mais nous ne partageons cependant pas la même chambre!!!).(Lol)

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                                                              BONNE LECTURE!!!!!!!!

J'ai encore de la place dans la valise pour y mettre quelques uns de vos livres!

20/07/2010

COIN LECTURE ( hors série)

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"Je sais l'histoire d'un peintre qui ne peignit qu'une femme dans sa vie,une multitude d'esquisses,de dessins, d'huiles rousses et bleues.
Il avait rêvé ce visage, ce corps élégant, ce cou qui n'en finissait pas d'être gracieux.Elle vint une nuit lui rendre visite. Il n'oublia jamais ce songe.
Il était persuadé de l'existence de cette femme. Il la nomma Amina. Il la chercha. La peignit mille fois sans jamais s'en approcher. Il la retrouva un peu dans les portraits du Fayoum,celui sculpté dans l'ébène de Néfertiti.
Il crut la deviner dans les feuilles d'or des palais vénitiens.
Il redessina ses lèvres, soufflant sur ses cheveux le pollen Safran. Il vit un jour ce visage à Florence puis au musée du Caire . C'était un rêve délicieusement douloureux auquel il s'abandonna jusqu'à la folie.
Sous la terre des jours et de la mémoire , il trouva une page d'amour, une lettre pliée dans la blessure,il eut peur de cerre amour-là, de cette jeunesse évanouie.
Il retrouva le bleu des yeux dans le cobalt de FEZ , sur les mosaïques à Meknès, à Florence.
Il peignit son histoire. Il savait tout d'elle. Elle s'était assise sur les pierres de Volubilis dans la maison du cavalier.
Elle attendait le voyageur guettant son ombre allongée au coucher du soleil.
Elle avait connu la paix et le tourment.
Un jour elle fut devant lui achevée. L'oeuvre parfaite.
Il la reconnut au bord du vertige. Son sourire était une morsure. Sous la grande porte devant les oliveraies en damier,il fixa le temps,  retint sa voix , son cou,  sa bouche et l'élégance de son front. On l'a cru vivante, elle l'était.
Quand il mourut une inconnue vint sur sa tombe et baisa la terre.
Elle s'appelait Amina".
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(Bernard Giraudeau : " Ailleurs".)
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23/04/2010

COIN LECTURE

 

 

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"Les quatre saisons":si le titre ne faisait pas partie de notre patrimoine universel musical,il aurait pu servir d'introduction à cette nouvelle note.

Oui, les volets de la bibliothèque que j'avais l'habitude d'ouvrir au rythme des saisons,ce rythme obéissant bien plus aux battements de mon coeur qu'aux impératifs  calendaires...ou lunaires..ou vendémiares (!), je les ai un peu oubliés...

Vous avez ainsi prolongé l'hiver en prenant place sur les marches de l'escalier,les chaises et le petit canapé.

Laissons entrer le soleil,oublions la pluie sauf celle de pétales des fleurs de mon cerisier sauvage, frémissements annonciateurs des beaux jours.Choississez dans les rayons de la bibli un auteur et installez vous dans mon jardin;apportez aussi vos dernières lectures.

N'oubliez pas que cette bibliothèque là,je l'ai toujours voulue interactive:les abonnés le savent.

Mes lectures sont très éclectiques:elles sont souvent le résultat d'un échange avec des amis,d'un commentaire faisant suite à une note,d'un article de presse,une émisson TV,ou le simple résultat du hasard.

Je n'ai pas d'a priori;je pense être guidée par la curiosité qui m'amène sur des chemins de traverse.Disons que je n'ai pas de préjugés et que la notoriété d'un auteur n'est pas mon seul guide.

En avant-propos,la pub "intra muros" n'étant pas prohibée, je vous invite à lire les romans écrits par deux blogueuses talentueuses, "Le Journal de cuir" d'Hélène MERRICK, et' l'Affaire des contrevents "de Josette:suspens et humour réunis.

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C'est avec un pincement au coeur que j'ai achevé la lecture ( conseillée par un ami) il y a 2 jours d'un roman écrit par une suédoise ,Katarina MAZETTI,"LE Mec de la tombe d'à côté".

Oui, tout semblait opposer ces deux êtres à la  trentaine dépassée:elle, bibliothécaire férue des belles lettres, citadine " branchée", lui agriculteur "rustique",préoccupé par les soucis liés à son exploitation comprenant un cheptel de 24 vaches laitières.

Tous deux viennent se recueillir régulièrement au cimetière:elle ,devant la tombe dépouillée de son défunt mari, lui sur celle surabondamment ornée de sa mère.

C'est l'histoire d'une rencontre improbable:"l'un cherche une compagne d'étable et de lit, l'autre est une citadine qui bouquine au lit".

De ce qui n'aurait pu être qu'un poncif, l'auteur a en fait un roman d'amour à l'humour décapant, construit à deux voix, ( chaque chapitre exprimant pour l'un et l'autre des protagonistes la manière dont il vit le même évènement et en cela c'est très original) roman d'une tendresse infinie avec en arrière fond une interrogation fondamentale sur le choc des cultures, sans complaisance.

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"TROIS FEMMES PUISSANTES" est le titre du roman écrit par Marie NDIAYE,prix Goncourt 2009: trois itinéraires, trois destins reliés par un fil commun:celui de la force intérieure,l'émergence au plus profond de la solitude de ces trois femmes de la conscience de ce qu'elles  sont.

 

Norah,l'avocate,vivant en France, rappelée au pays (Sénégal)pour soigner un père tyranique, père déchu de sa puissance assassine,oiseau maléfique passant ses journées dans les branches d'un flamboyant.

 

Fata,lettrée qui  abandonne sa carrière de professeur pour suivre son mari ( le narrateur)dans un un village de Gironde,où elle ne peut que s'étioler dans une vie ordinaire,sans reliefs.: on suit la déchéance d'un homme (anciennement professeur de lettres à DAKAR),et à travers introspection de sa propre vie misérable,celui ci nous révèle qui est cette femme.....

 

Khady (ma préférée),jeune veuve,rejetée par le clan pour avoir gardé son ventre stérile,fuyant l'humiliation quotidienne, vendue à un passeur pour aborder un rivage plein de promesses,celui des immigrés tentant d'atteindre "l'Eldorado".

 

" Les récits que nous fait vivre Marie Ndiaye sont profondément, puissamment incarnés. Jamais elle n’avait offert au lecteur de texte si sobre et si réaliste, si proche de la matière, de la sensation. Maisons africaines vides ou surpeuplées, routes de l’exil, violence des parloirs ou des postes frontières, présence des corps pesants ou légers, tout est dit en quelques mots précis, efficaces

 Un roman qui peut surprendre au début de sa lecture, par un style particulier ,phrases parfois assez longues,déroutantes pour la lectrice que je suis, comprenant des "inclusions",mais très vite Marie NDIAYE nous fait partager le destin de ces trois femmes " tranquillement puissantes".

 

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Je ne connaissais pas Louis NUCERA  jusqu'à ce qu'un article de Jérôme GARCIN affûte  ma curiosité.Le "bonhomme" allait me plaire et je n'ai pas été déçue:

"Louis NUCERA  était un ébéniste de la littérature dans un monde de Formica et de simili-cuir",belle définition du bonhomme,qu'en donne le préfacier de son livre "ILS ONT ECLAIRE MON CHEMIN-MES 50 ECRIVAINS DE CHEVET".

Dans ce prisme de lumière  évoluent des particules se nommant Marcel AYME,Alphonse DAUDET,René FALLEt,Jean GIONO,Joseph KESSEL,Claude NOUGARO,Henri POURRAT,Jacques BREL,Louis-Ferdinand CELINE",ZOLA" et tant d'autres

Louis NUCERA, éloigné de toutes les modes germanopratines (NDLR:de Saint Germain des Prés,adjectif adulé" des écrivains ou autres germano-prout-prout-AOC s'iouplaît).

J'aime bien avoir une lanterne me guidant dans les lectures,connaître une part "intime" des écrivains,entrouvrir la porte de certains "refuges",vérifier si je vais me sentir bien chez eux..peut-être reviendrais plus tard car comme je l'écris souvent"Il est livres qu'il ne faut pas avoir lus pour qu'ils mûrissent en vous".

"Il faut se dépêcher de rire de l'homme.Dès qu'on commence à le regarder avec le coeur,c'est un spectacle difficile à supporter".

Ainsi s'exprimait Alexandre VIALATTE,un auteur que NUCERA définit si bien

"L'écrivain est complet.Ce n'est pas le moment d'en faire bon marché.On n'a pas tous les jours l'occasion de se régaler,en nos temps de sornettes universitaires empreintes d'une monumentale autosatisfactionet d'avant-garde périmée qui entasse le passé dans les combles,car la mode ,seule, l'occupe.

Alexandre VIALATTE a fait son miel de vieillles images venant de son enfance et d'un étonnement permanent sur la vie quotidienne qui n'excluait pas la lucidité...Il était un des points sensibles de l'univers.Il mitonnait des prodiges avec naturel,crayonnait l'invisible."

NUCERA aimait bien cette définition de Ferny BESSON

"Avec sa grâce d'illusionniste, ses précautions d'artificier,il nous fait assister aux " querelles  du sinistre et du cocasse d'où sourdent les eaux vives de sa création".

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 LE VAMPIRE DE ROPRAZ: ce roman écrit par Jacques CHESSEX s'inspire d'un faits divers survenu en 1903 en SUISSSE,dans le village de ROPRAZ et ses environs; les tombes de jeunes filles sont  fracturées,et horreur, celles-ci ont été dépecées,mangées par....?

Détrompez-vous,ce n'est point un roman gore ou trash;il faut le grand talent de Jacques CHESSEX( mort récemment...dans une bibloithèque)pour explorer un monde clos où les volets se referment sur des désirs incestueux,des rancoeurs enfouies,des secrets inavouables.De ces méandres, émerge un roman grave,une analyse minutieuse de la société qui obéissant à ses propres codes,fabrique le coupable répondant à ses normes:un garçon de ferme de 20 ans est arrêté "tête fuyante,alcoolique,vicieux ,taiseux".

 

 

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Voilà, je dois avouer que cette note ,un peu longue,a dû éloigner plusieurs d'entre vous de sa lecture.

 

Et vous, que lisez-vous?Poésies, romans d'amour ( miam!),romans policiers,thrillers, science fiction ,romans historiques,autobiographies etc?

 

Je teminerai cette note  où il a été question de tombes, cimetière( mais il n'y a rien de morbide en cela), sur une épitaphe célèbre:

 

"Ci-gît Allais.

Sans retour" 

 

(Alphonse ALLAIS-1854-1905). 

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°)

 

 

A BIENTOT!

 

 

  

 

28/11/2009

COIN LECTURE ...on ferme!

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Ce n'est pas l'approche de l'hiver et la crainte d'avoir froid ( car la pièce est chauffée) qui m'amène à fermer les portes de la bibliothèque.



Les" adhérents"se sont faits moins nombreux et en ces temps de crise....tout'p'tit économie ...

 

J'avais créé cette rubrique pensant, naïvement  ,que cette "pièce virtuelle" serait un lieu de partage.

 

Je "travaillais" les notes comme une élève à l'école veut remettre un bon devoir.

 

 

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Je me suis plantée, c'est tout.

 

Donc, je baisse le rideau.

 

Ce partage ,je le continuerai par mail, au téléphone et dans la réalité.

 

Mais je remercie encore ceux qui avaient plaisir à venir se réchauffer chez moi.

 

 

C'est une sortie de scène bien triste.

 

Ainsi va la vie...et la blogosphère.

 

Et n'oubliez pas : lire nous enrichit.

 

betty

COIN LECTURE

 

 

 

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 L'été a cédé la place à l'automne et la bibliothèque s'est enrichie de quelques ouvrages..

Ceux qui ont souscrit un " abonnement" à cette rubrique ( je les en remercie car c'est grâce à  leur  soutien que j'ai décidé de poursuivre)connaissent  les itinéraires de mes chemins de lecture.

Lire,c'est un voyage,un voyage nécessaire que je commencerai avec le dernier ouvrage lu, des nouvelles ,"Les trois roses jaunes" de Raymond CARVER.
De lui, j'avais lu auparavant "Les vitamines du bonheur".

Transition aisée..mais quel bonheur de jeter de nouveau l'ancre dans cet univers:une écriture apparemment" facile",mais toute en retenue,faite de silences,de phrases elliptiques comme pour mieux effleurer la détresse des âmes,la solitude  des gens qui sont notre miroir.

CARVER ne parle qu'à ceux qui savent lire dans l'écume de ses mots.

Raymond CARVER:un auteur américain que le cancer du poumona emporté bien trot tôt en 1988, et avec lui ces mots en attente "d'être."..Mais restent ses écrits..bouleversants.(Merci à Marie Madeleine qui m'a conseillé cette lecture).

Il venait,à 50 ans, d'intégrer la fameuse " American Academy of Arts and Letters".

Dominique, elle ,écrit et lit..beaucoup."Affinités électives" ( si le titre n'était déjà "pris) nous définiraient.Elle m'avait fait découvrir "Le coeur cousu" -qui a fait l'objet d'une note, un roman qui fut pour moi un choc.

J'avoue avoir eu du mal à orienter mes lectures après une telle émotion.jen redoutais la fadeur. 

Ce "purgatoire" passé,j'ai donc, sur ses conseils,entrepris la lecture de " Quelqu'un d'autre " de Tonino BENACQUISTA.

C'est la rencontre, dûe au hasard, de deux hommes  qui s'affrontent sur un court de tennis:ils se lancent un défi,se retrouver dans trois ans après être devenu..quelqu'un d'autre.

Défi envers soi,introspection à la recherche l'AUTRE,celui que l'on a "laissé passer" avec ses désirs,ses rêves.

"On ne devient pas pas quelqu'un d'autre impunément.On risque pour le pire  et le meilleur de se trouver soi-même"..

Faîtes connaissance avec Thierry BLIN,l'encadreur " désabusé",

"Il hésita un long moment entre Décès et inventaire.Par superstition il évita le premier sans se résoudre au second et griffonna au marqueur " fermeture exceptionnelle".L'exceptionnel,c'était cette curieuse sensation de liberté en accrochant l'écriteau..Il venait d'accomplir un acte révolutionnaire,de bousculer l'ordre établi.Si anodin soit-il,ce " fermeture exceptionnelle" était une onde brouillée dans la transparence d'une vie entière,un secret qu'il ne pouvait pas partager,un mensonge public."

et de Nicolas  GREDZINSKI:

"Ce n'est pas tant le fait que je boive qui vous inquiète,les résultats sont bien meileurs depuis que j'ai,pris la tête du service....Le problème c'est qu'il faut se défaire d'un homme qui n'a plus peur.Le Groupe ne peut pas admettre que l'on n'ait pas peur de quitter le Groupe.Même si elle est efficace, mon indépendancce est insupportable.Vous êtes comme les dobermans, vous sentez la peur chez l'homme.Par exemple, là, tout de suite,dans ce buureau, vous sentez que je n'ai pas peur de vous,ni de vos décisions..Sous vos airs de gentleman,vous regardez les salariés avec un message très lisible:il fait froid dehors.Il fait froid hors du Groupe,et tout le monde peut se retoruver dehors du jour au lendemain,même un Bardane qui se croyait intouchable.Moi, je n'ai plus froid..."

 Installez-vous  et savourez maintenant  (Monique,"l'habituée" de ce petit cercle virtuel, es- tu assez confortablement  assise sur la première marche de l'escalier?).

Lui, il est difficile de le définir,car définir la poésie est une " entreprise dans laquelle je ne m'aventurerai pas:je la ressens,un point c'est tout.

Lui, c'est Christian BOBIN, et sa biographie si émouvante de la poétesse Emily DICKINSON:"La dame Blanche",blanche parce qu'elle était toujours vétue de blanc.Je me tais, écoutons:

"Higginson ne peut répondre.Il n'a jamais imaginé que la poésie puisse être une affaire vitale,l'apothéose de toutes lucidités,l'arrachement du bandeau que la vie met sur les yeux des vivants pour qu'ils n'aient pas trop peur à cet instant dernier qui est chaque instant passant".

Et maintenant,pourquoi pas "Un Soir au club"..ça vous dit? c'est le titre du roman (prix du livre Inter 2002)de Christian GAILLY,l'histoire d'un ancien pianiste de Jazz de renommée internationale rentré dans le moule d'une vie conjugale et professionnelle "banale"et qui ,à l'occasion d'un rendez-vous professionnel ,se retrouve le soir dans un club..drogue du jazz, drogue de l'amour ,de l'alcool.L'ambiance est parfaitement décrite.( Message personnel:Tu devrais le lire,Henri).J'ai beaucoup aimé et ne me suis pas ennuyée une seconde.Au départ, le style déroute (style " parlé",mais là est tout le travail de l'écrivain,un des plus délicats)

 Scoop qui n'en est plus:un film vient de sortir ces jours ci qui est l'adaptation du roman( les critiques sont divisées)

 

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Les "B I" (" Bobo Intello"-Je revendique l'AOC-)de certains forums ( vous ne les empêcherez pas de sévir) se regardent écrire:

"J'irai cracher sur Nos Tombes", ( allusion au célèbre film) .

Voilà l'accueil qu'ils réservent à Amélie NOTHOMB..Et bien moi, je ne crache pas..J'aime son humour et son intelligence, même si ses romans sont inégaux.Le dernier paru,"Le voyage d'hiver"(titre emprunté à une oeuvre de SCHUBERT):rencontre de trois êtres, trois personnalités aux prénoms"impossibles ",Astrobale,Aliénor,ZoÏle,sous les mansardes glacées d'un immeuble parisien:un agent dont le métier consiste à apporter aux gens des "solutions énergétiques qu'ils n'ont pas demandées",un écrivain et son interface-garde malade.Suspense sur fond d'histoire d'amour.Vraiment très original,de lecture facile.

"Tomber amoureux l'hiver n'est pas une bonne idée.Les symptômes sont plus sublimes et plus douloureux.La lumière parfaite du froid encourage la délectation morose de l'attente.Le frisson exalte la fébrilité.Qui s'éprend à la sainte Luce encourt trois mois de tremblements pathologiques.Les autres saisons ont leurs minauderies, bourgeons,grappes et feuillages où engouffrer ses états d'âme.La nudité hivernale n'offre aucun refuge."

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°

Jouer avec les mots, jouer avec les sons:"Le grand bêtisier des mots" de Claude Gagnière,( j'ai de précieux conseillers pour mes lectures..lire c'est aussi échanger,s'enrichir de ce qui nous manque...c'est abyssal!!!mais j'aime les pertes d'équilibre!).

Ne vous méprenez pas:ce bêtisier là n'a rien à voir avec les inepties télévisuelles qui empruntent ce titre.

L'auteur est un érudit et nous emmène avec humour sur le chemin de l'histoire des"à peu près",des calembours.


"Victor HUGO ne détestait pas les calembours.Lapreuve, c'est qu'il ne cessait d'en faire,avec plus ou moins de bonheur.

"Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole"( réplique d'un personnage des" Misérables :"Loin de moi l'insulte au calembour!Je l'honore dans la proportion de ses mérites!)

Vous avez entendu parler de Willy,oui...le Willy du grand écrivain Colette.

"Au début de sa carrière ,Willy fut chargé de tenir la rubrique des concerts dans la revue "Art et critique".Après un concert de la chanteuse Lilie Lehmann et de Kalish,son mari,le bref commentaire de l'ouvreuse fit s'esclaffer les lecteurs!

"Nous avons avalé le Kalish jusqu'à Lilie!

"La rue meurt de la mer .Ile faite en corps noirs"(La rumeur de la mer,il fait encore noir).

Jean COCTEAU 

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))

 

C'est la fin d'une longue note...d'un voyage au sein de ma Bibliothèque.

 

Sur ma table de nuit,"Trois femmes puissantes " de Marie NDIAYE,des nouvelles de Joyce CAROL OATES et tant d'autres  qui alimenteront le prochain "Coin lecture".

 

µµ

 

Et vous, que lisez-vous?

 

N'oubliez pas l'interactivité.

 

 

02/09/2009

COIN LECTURE" HORS SERIE"

 

o

 

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ou...ma rentrée littéraire. 

 

Mais comment font-ils?

 

Oui, telle est la question que je me pose.

 

Contractuellement, ils " assurent"..chaque année.

 

L'imaginaire est-il cependant du ressort du contrat? j'en doute...

 

Et pourtant,vous les verrez tous alignés sur les starting block des libraires.

 

Je ne vous parlerai pas d'eux, mais du diable,car lui,il s'est posé quelque part.

 

 

 

 

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Ce roman a été écrit par une amie qui m'est chère:Dominique JOSSE.
Fût-elle une amie, si elle n'avait eu de talent,je n'aurais pas rédigé cette note.
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Sa rentrée littéraire est hors du temps convenu.
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C'est un enfant qui "parle"( exercice de style délicat où il faut la précision du joaillier pour sertir un message relatant la  vie d'un village-le nôtre?-où chacun reconnaîtra une part de son enfance,un village servant de support aux rancoeurs,au racisme, avec des personnages "hauts en couleurs"( que vous avez croisés,c'est sûr)
Un style incisif où le grave est suggéré,je dirais même plus dénoncé avec humour.
Un monde en apnée apparente;on plonge doucement avant d'atteindre les récifs immergés.Thriller de la vie.
***
*
Il n'est pas habituel chez moi  (vous le savez,fidèles lecteurs)de reproduire des textes,mais l'exception mérite l'entorse à une règle:
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"Le jeune Moussa, sa mère,son, père,s'implantent dans une vallée, s'accordent à un village où les rues et les vieilles pierres dégagent une impression de calme et de pérennité.C'est un village de nulle part.L'intégration y semble facile:à l'âge de Moussa,il s'agit d'amitié,de complicité et d'engagement dans les jeux partagés.
Mais il n'y a pas de façade sans lézarde.les murs sereins recèlent des secrets,des tumultes prêts à s'épanouir.Un évènement anodin peut offrir à la vie de se manifester dans sa confusion-son illogisme et ses excès-et tout un équilibre est déplacé,et chacun ressent une menace réelle ou illusoire.
Sous laprudence et le respect,veillent bien la crainte de l'altérité,le préjugé,la rancoeur.Il faut toujours que le diable se pose quelque part.."

 

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Pour vous,une petite mise en bouche:

L'enfant parle de l'entreprise de son père:

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"C'était une manufacture.
A la maison,on avait toutes les pinces ratées.Les tordues, les écartées,les montées à l'envers,les trop vissées,les déviées,les loupées.On s'en fichait.C'était l'usine de mon père.Si on avait voulu,on n'aurait utilisé que des belles.Mais c'était l'habitude.
Chaque fin de semaine à dix- huit heures quinze, tous les ouvriers se voyaient distribuer le rebut,juste avant de monter dans le car qui les raccompagnait.Conducteur ou scieur,magasinier ou visseur,chef ou pas chef.Tous.

Le résultat,c'est que le village entier voyait son linge pendre de guingois.Pas une seule maison n'y échappait et les jardins passaient pour des dessins d'enfants dont la main hésitante n'aurait pas encore mesuré ni la géométrie dans l'espace ni la perspective.."

 

Un " peu"de Moussa dit Momo:

 

"Momo ne savait rien du paysage,il n'avait pas le droit de regarder."Alors,me disait-il,je sentais le chemin".

Son père lui avait révélé qu'il existait plusieurs façons de voyager.Selon les moyens de chacun.Soit on était assis à la place du passager et on avait le droit de contempler le paysage,soit on se déplaçait en clandestin et là, on avait payé pour se taire et se faire oublier.La famille de Momo était de la deuxième catégorie.Elle venait de GETH,un village du nord de la Mauritanie.Deux endroits ignorés à ce jour."

 

 

Une des "personnalités"

 

 

"Momo redoutait deux choses dans la vie:la Poularde et les camions.

La femme aait hérité du sobriquet dans toute la région,sans qu'on sache comment.Le fait est qu'elle avait les fesses en arrière et que sa cambrure profonde déplaçait le centre de gravité de son coprs vers l'avant,accentuant le déhanchement de sa démarche.Mais ce n'était pas la vraie raison.

En réalté, elle avait une malformation des pieds qui l'obligeait à à marcher en pédalant un peu.C'est là qu'avait jailli dans nos esprits malins l'idée de la Poularde.Il n'y avait pas eu d'inventeur entre Momo et moi.C'était venu comme ça.Ce jour là,elle s'était dirigée vers son champ en balançant les membres un peu de gauche à droite,elle s'était arrêtée puis elle avait déroulé lentement les chevilles avant de les poser à terre .Mais c'est uniquement quand elle a commencé à gratter le sol,comme une poule qui cherche son ver,qu'on avait entamé le délire des mots.."

 

L'arrivée à la préfecture pour la "régularisation" est une véritable délectation:

 

 

"Au centre était assise une grande dame brune avec un chignon tiré sur la nuque qui,de sa chaise fixée sur un trépied à roulettes et selon les demandes qui lui étaient formulées,virevoltait dans un espace circulaire en se propulsant d'une simple poussée du pied sans jamais descendre de son engin.

Nous étions des prétextes à ses circonvolutions et plus les requêtes des impétrants étaient compliquées,plus elle tourbillonnait,dominant la distance avec autorité et grâce.Cela devenait beau.

Les gens qui patientaient ne se présentaient pas pour les mêmes raisons.Elle le savait pertinemment et pour plus de facilité dans son déplacement-peut-être même dans sa chorégraphie-elle avait installé deux immenses flèches,en bois blanc pour séparer le trajet. "Français"d'un côté."Etrangers de l'autre.

Comme on était mélangé avec Momo et mon père,on s'est avancé" tous ensemble vers elle."

 

Et ce moment de grand lyrisme pour parler du silence après le "drame" ( que je ne dévoilerai pas):

 

 

"Le silence était lourd.Pesant.Epais.Il faisait mal.

J'aurais voulu un son,un grincement de planches,un claquement de porte,un crissement de feuilles,le chuintement du vent.Juste une note qui empêche le vide de la peur, cette béance qui emplit curieusement la tête comme l'air d'un ballon,laissant les idées, les pensées et les mots s'installer sourdement sans qu'aucune limite ne puisse les surprendre,les brusquer,les fracasser et les sortir du délire des limbes,celles qui insidieusement abandonnent au cerveau délivré de raison,le images visqueuses,collantes et déformées du jour,jusqu'à en imprégner le rêve,triturer le symbole et construire enfin, avec cynisme et vice,le cauchemar et le fantasme."

 

 

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Voilà j'arrête;j'aurais bien aimé marquer un penalty car la relation des matches de football dans les villages est extraordinaire( de l'humour, de la précision:les vrais footballeurs lecteurs se reconnaîtront!).Mes frangins auraient vraiment apprécié!

 

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Un dernier mot sur "Elle": Dominique a exercé la professiond'avocate comme un sacerdoce..elle l'a interrompue un moment pour passer  une maîtrise d'histoire de l'art.

 

Pourquoi? Pour que les plus démunis aient accès à la culture par son intermédiaire.

 

 

 

C'est une sacrée bonne femme, un sacré messager.

 

Je t'embrasse Domi.

 

Betty

 

 

"

16/05/2009

COIN LECTURE(suite:réponse à vos com......)

 

Merci d'être venus vous installer chez moi..Je vous réponds individuellement ( la présentation de mes réponses fait un peu " fouillis"...).

 

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Il est parfois des désagréments qui présentent certains avantages.

Le début du printemps s'annonçant un peu turbulent chez moi  j'ai dû,sur une décade s'étirant en longueur..., rejoindre ce que j'appelle ma ""résidence secondaire", où je ne vous inviterai pas.

En revanche,c'est avec plaisir que j'ouvre une nouvelle fois la porte de ma bibliothèque:il ya de la place pour tous ( fauteuils,canapé et marches d'escalier...)  Les rayonnages se sont enrichis de quelques ouvrages qui m'ont été offerts à l'occasion de ma retraite forcée.

Quand je vous disais que les désagréments....

Je vous invite dès lors à voyager avec des écrivains " venus d'ailleurs".

Levons l'ancre  ( Monique, je sais que tu as plaisir à venir chez moi:tu tiens la barre?)-léger aparté dont vous voudrez bien m'excuser-, c'est mon habitude ..

 C'est étrange la vie;vous perdez des amis de vue sur une longue période,mais vous savez qu'un jour" la rencontre" se fera parce que c'est ainsi, parce que ( là je paraphrase..)" c'était lui ,parce que c'était moi".( fastoche je sais ,la référence à Montaigne, mais tellement vrai).

ELLE est venue me rendre visite au 3ème étage,secteur B.Trois "paquets-cadeaux"..trois livres.

Nous n'avions jamais parlé de Joyce Carol OATES..elle devait se douter que j'aimais cet auteur ( je me refuse à écrire " auteure",c'est trop moche).

 -OATES:( nobellisable à deux reprises...) un "génie" de la littérature américaine.Chaque mot saisit l'essentiel de ce que nous sommes,nos contradictions, nos souffrances,nos passions, nos "dépassions "( AOC,permettez..).

"LES CHUTES", c'est le titre de ce roman qui vous plonge dans le drame dès les premières pages, une nuit de noces tragique avec pour décor "infernal" les CHUTES du Niagara.C'est aussi la malédiction qui pèse sur une famille , famille disséquée par le talent de Joyce Carol OATES dans une Amérique des années 1950,où l'industrie prend le pas sur la Nature, conflits d'intérêts,amour maternel dévorant , castrateur.Un roman puissant.

" Lorsque vous grandissiez dans la région du Niagara, vous saviez. L’adolescence était l’âge dangereux. La plupart des gens du cru se tenaient à l’écart des Chutes et ne risquaient donc rien. Mais si vous approchiez trop près, même par curiosité intellectuelle, vous étiez en danger : vous commenciez à avoir des pensées qui ne vous ressemblaient pas, comme si le tonnerre des eaux pensait pour vous, vous dépossédait de votre volonté. »

." A lui seul, le premier chapitre est un morceau d'anthologie. Dans le vaste lit du Rainbow Grand Hotel, à Niagara Falls, dans l'Etat de New York, Ariah Littrell se réveille de sa nuit de noces. Seule et sidérée de l'être. Un mot énigmatique l'attend... Cela aurait pu faire une nouvelle magnifique. Mais Oates préfère s'appuyer sur ce point de départ familier ­ un coin de paradis basculant dans l'enfer, comme dans Hudson River (Stock, 2004) ­ pour disséquer, sous une lumière crépusculaire, les perversions d'une Amérique furieuse et déchirée... On referme le livre un peu étourdi par cette écriture cinématographique, dramatique, auditive qui fait miroiter les mots sur la page. Et l'on comprend mieux la définition que Conrad donnait de l'art du roman, "la conversion en mots de forces nerveuses".

(revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 26 août 2005)

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Je suis partie vers les terres sud -américaines  rejoindre Francisco COLOANE et son recueil de nouvelles "TIERRA DEL FUEGO" ( Terre de Feu).
COLOANE , écrivain chilien ,fils d'un capitaine baleinier,a passé ses jeunes années sur l'ïle de CHILOE soumise à la violence des vents.
Une enfance entourée de pêcheurs,baleiniers,chasseurs de phoques,chercheurs de trésors ....excellent terreau pour un futur écrivain.
"TIERRA DEL FUEGO":des nouvelles ou des histoires "d'hommes",de pêcheurs, de rebelles,de "jouisseurs"; on sillonne avec COLOANE les vastes plaines de la Patagonie, les canaux des mers australes ,on se perd dans les vastes forêts de chênes,on part à la rencontre des derniers Indiens des tribus Yaghan,Alakuf...On médite sur l'Homme dans la Nature,sur sa solitude.
*
"les personnages qui hantent ce bout du monde sont tous plus ou moins des exilés:gauchos condamnés à peupler de mauvais rêves leur solitude,marins attachés au service de rafiots hors d'usage,insurgés en fuite,parias de toutez les nations".
Univers tout nouveau pour moi:merci à mon amie M.M de m'avoir entraînée vers la Terre de feu!
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Larguons les amarres et mettons le cap sur l'Europe, vers la SUEDE,pays de l'écrivain Henning MANKELL, spécialiste du thriller,un écrivain de grande qualité, à la réputation avérée et méritée.
"Le Cerveau de KENNEDY" m'a été offert par une autre " visiteuse".
Une mère enquêtant sur la disparition de son fils,découvre les méandres insoupçonnés de la vie celui qui était le garçon " bien comme il faut -le gendre parfait-".Son périple la mènera en ESPAGNE,et au MOZAMBIQUE,dans un mouroir pour malades atteints du sida,occasion pour MANKELL de dénoncer l'exploitation de la misère humaine

Je ne déflorerai pas le sujet.Ce n'est pas le meilleur de MANKELL, mais vous ne vous ennuierez pas.
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On m'a offert également d'autres livres que je n'ai pas eu le temps de lire( ils feront l'objet vraisemblablement d'une nouvelle note " coin lecture".)
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Bien calée dans le fauteuil je lis en ce moments" Cent ans de solitude":GARCIA MARQUEZ,un auteur que je ne sais pas quitter,j'aime la truculence de son tyle. Je l'ADORE!!!
Il y a deux jours je me suis laissée bercer par la musique nostalgique des mots de Patrick MODIANO dans "Le café de la jeunesseperdue".
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Et vous,que lisez-vous, qu'avez-vous envie de lire?
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On s'installe?
Ah,j'oubliais:je vais "m'offrir" le dernier roman de Toni MORRISON:"Le DON".

Quelle femme! (en 1993, elle reçoit prix nobel de littérature ,le premier attribué à une femme noire ).J'avais lu
"BELOVED",où elle avait mis en scène une mère hantée par le fantôme de son enfant, qu'elle avait tué pour la soustraire aux fers de l'esclavage.
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Bon, là, cest fini:cette note est déja très longue.

23/01/2009

COIN LECTURE

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Un après-midi pluvieux, où le passer ? je vous le demande!

Au ciné? oui, j'aimerais bien voir le film tiré du roman de Marguerique DURAS " Barrage contre le Pacifique",un livre lu il y a quelques lustres,mais il fait partie de ceux qui laissent une empreinte..

Et bien, non, je n'irai pas au ciné ( les gens toussent trop en ce moment..).

Irai-je dans ma cuisine:déja fait .J'ai en effet préparé pour le dessert du soir,la "pescajoun" de ma Mémé ( grosse crêpe aux pommes parfumée à l'eau de vie de prune, fabrication lotoise)..

Et si je m'installais dans la bibliothèque,"histoire de ,histoire de" passer un moment agréable avec vous? Il y fait chaud et les livres ne manquent pas.Je dirais même que les étagères se sont enrichies à l'occasion de la fête de Noël..( je le méritais un peu -avis personnel -) .

Etes -vous intéressés par mes lectures ?oui, si vous êtes bien sûr assis à côté de moi !

J'ai eu le temps de lire,et je peux vous  assurer qu'il y en a pour tous les goûts.

Je crois vous avoir parlé de ma manière  d'appréhender la lecture: un peu  électron libre,éloignée des critiques,disons, sans prétention aucune, que je forme mon opinion  au fur et à mesure que j'avance dans les pages de ce fabuleux voyage qu'est la lecture.Je suis hostile au " consensuellement snob" qui veut que l'on considère avec un léger mépris tel auteur.

Venons en au fait:

Un petit diamant d'humour noir: Des nouvelles, brèves, écrites par Philippe GARBIT ( scénariste, écrivain, animateur des nuits sur France culture) :"L'invitation à dîner":écriture simple mais quel talent!Vous ne vous ennuierez pas une seconde avec tous ces "morts" qui ne font pas pleurer..!Je vous le conseille vivement.

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Avez -vous entendu parler un porc-épic? non? alors,lisez vite le livre d'Alain MABANCKOU,  "Mémoires de porc-épic":un porc-épic philosophe, le " double"(ou l'âme) de son maître,un jeune africain .

Il fait partie d'une communauté de porc-épics gouvernée par l'ancêtre qui leur livre toute sa sagesse, et sa perception de l'homme:

"Ce sont tous des crétins,être des hommes est leur dernier argument,or ce n'est pas parce que la mouche vole que cela fera d'elle un oiseau",...c'est te dire que dans mes cogitations je cherchais à comprendre ce qu'il y avait derrière chaque idée,chaque concept,je sais à présent que la pensée est quelque chose d'essentiel,c'est elle qui inspire aux hommes  le chagrin, la pitié, le remords....;et si mon maître balayait ces sentiments d'un revers de main,moi je les éprouvais après chaque mission que j'accomplissais,j'ai senti à plusieurs reprises  des larmes couler de mes yeux parce que, nom d'un porc-épic,lorsqu'on est saisi de chagrin ou de compassion on ressent une boule au niveau du coeur...."

La petite bête "armée de ses redoutables piquants va exécuter les souhaits macabres de son maître.

Je ne vous en dirai pas plus, si ce n'est que l'action se déroule en terre africaine,dans un village.

 

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LE CLEZIO, nobellisé:je n'avais lu de lui que le" procès verbal",lors de sa parution.Ce fut donc une re-découverte à la lecture de POISSON d'OR:Il s'agit d'un conte nous entraînant dans  le long parcours d'une jeune africaine volée à l'âge de six ans, vendue à Lalla ASMA qui aura pour elle l'affection d'une grand'mère jusqu'à sa mort...moment où  la porte de la vie s'ouvre pour Laïla...

Un roman fait de sensibilité, un regard posé avec humanité,lucidité sur un monde qui "dévore" les "faibles",les oubliés de la vie.

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Et ce chef d'oeuvre:deux nouvelles de Stefan ZWEIG ( mon auteur favori avec CAMUS,GARCIA MARQUEZ,J.M COETZEE):"AMOK":"l'Amok, en Malaisie,est celui qui, pris de frénésie sanguinaire,court devant lui,détruisant hommes et choses sans qu'on puisse rien faire pour le sauver.Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence.La passion, dans ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie"

"Lette d'une inconnue:magnifique,l'amour sublimé

"mon enfant est mort hier,trois jours et trois nuits,j'ai lutté avec la mort pour sauver cette petite et tendre existence.....c'est à toi seul que je veux m'adresser;c'est à toi que, pour la première fois,je dirai toutTu connaîtras toute ma vie,qui a toujours été à toi et dont tu n'as jamais rien su.

Rien sur la terre ne ressemble à l'amour inaperçu d'une enfant retirée dans l'ombre;cet amour est si désinteressé,si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l'amour fait de désir et malgré tout exigeant, d'une femme épanouie.."

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Et enfin,un autre petit joyau:"le journal "de Jules RENARD: vous y croiserez Sarah  BERNHARDT ( petit aparté:coucou gazelle!),Lucien GUITRY,Léon BLUM,MALLARME,JAURES.CamilleCLAUDEL....

 Il y "parle "de la misère des gens du " peuple", de musique, de vanité, d'adultère,de ses parents,du monde rural,de la vie politique (affaire DREYFUS),d'Arts et Lettres:ce sont des pistes de lecture données en début du journal.

C'est aussi une introspection de l'auteur, sans concession.

 

 Vraiment un bel " ouvrage" ,à poser sur la table de nuit pour  le lire, le relire.

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Et bien,je suis heureuse d'avoir passé ces moments " littéraires" avec vous qui n'allez pas manquer de me faire part de vos lectures.

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Cette bibliothèque, ne l'oubliez pas,est un lieu d'échange.

 

 

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A BIENTOT

 

09/01/2008

coin lecture

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Je suis montée à l'étage ranger les quelques livres que le Père Noël ,pas celui du FOREZ ( coucou René!)mais aussi gentil que lui,m'a apportés.
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La pièce était un peu  fraîche car nous l'avions délaissée depuis pas mal de temps,je crois.( quand je dis "nous", je parle de vous -bien entendu- qui prenez de temps en temps quelques minutes pour venir vous asseoir sur les marches de l'escalier).
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Adonques..j'ai rangé ces cadeaux précieux  tombés de la hotte:
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"LA MARCHE" de DOCTOROW, un ,parmi les grands auteurs américains.(Je vous inviterai plus tard à un coin lecture "spécial Amérique", histoire de voir que les Etats Unis recèlent des auteurs talentueux et ne doivent pas être réduits à l'image pitoyable que nous donne son dirigeant actuel.)
Si vous n'avez rien lu encore de cet auteur ,laissez vous tenter par RAGTIME,un roman sur l'Amérique du début du  20°siècle jusqu'à la première guerre mondiale.Le roman semble joué sur le rythme du ragtime, lent et puissant au demarrage, puis s'envole et rythme sans jamais s'affoler jusqu'a son final, avec comme élément catalyseur un homme, un noir: Colehouse Walker. Il est la pierre angulaire qui directement et indirectement propulse la famille à l'encontre des évènements et d'une Amerique en train de changer: celle du ragtime, du cinema naissant, de la lutte des noirs, du syndicalisme. (Offert par Michel)
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"LECONS PARTICULIERES" d'Hélène GRIMAUD ( sans anticiper, je pense que je vais aimer car cette "femme" là, elle me fascine)(offert par ma mum)
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"VIVE LA TERRE":un superbe livre de photos commentées ,du magazine GEO.(offert par les parents de  mon bonbon d'amour.)
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Le "RIVAGE DES SYRTES" de Julien GRACQ ( avec les pages que l'on ouvre avec le coupe -papier);un sacré bonhomme que ce GRACQ,fuyant les mondanités,portant un regard extrêmement lucide sur la littérature....et je n' ai rien lu encore de cet auteur!!!,mais j'aime la façon dont il a vécu.(offert par mon amie Dominique). Cette semaine, tant dans l'EXPRESS que dans le NOUVEL OBS,un article lui est consacré.
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"LA CUISINE DE LA TUPINA" ( recettes du Sud Ouest;.je vais expérimenter dans quelques temps)(offert par ceux qui aiment venir goûter la cuisine de leur maman...critiques gastronomiques intransigeants.Vous avez compris, "mes petits" ( là, ils râlent), je continuerai à vous faire des tomates farcies!!!!)
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enfin,celui là, que je garde avec moi car commencé:
"LA REVEUSE D'OSTENDE" d'Eric Emmanuel SCHMITT.(offert par mon fiston voyageur qui connaît bien mes goûts)
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C'est un recueil de 5 nouvelles;j'ai terminé la lecture de la première:une sorte de Cendrillon moderne mise en éclat par le talent ,l'humanité  de cet auteur que j'aime particulièrement.
Pourquoi Ostende?...le hasard de la sonorité du mot, ville où la mer et le ciel unissent leur vert opale et leur bleu tendre...refuge choisi par le "héros",un écrivain, pour fuir  une rupture sentimentale....Il fait la rencontre d'une femme,Mme Van A..  , sa logeuse, celle qu'il appelle "la rêveuse d'OSTENDE" ..L'une des phrases qui rompt son mutisme :" D'un amour essentiel ,on ne se remet pas.Si on s'en remet,c'est que, de toute façon,ça n'en valait pas la peine.."invite à en savoir plus de cette vieille femme au crépuscule de sa vie...mais chut..!
Fluidité du style pour raconter les émotions les plus fortes.Je vais commencer la lecture des 4 autres nouvelles.
Merci à ces généreux "donateurs"


 
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Peut être le père Noël vous a t-il apporté un ou plusieurs livres?Que ce soit BD,poésies, romans policiers, biographies...je vous invite à vous asseoir,sur les marches.Promis (enfin presque..), en 2008,j'installerai quelques chaises ou fauteuils.Et je reviendrai assez vite pour vous parler d'un livre qui ,à l'automne dernier,m'a vivement impressionnée:Disgrâce de COETZEE.Quel auteur!
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Allez, on s'installe?
BONNE LECTURE.
A BIENTOT

 
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