22.12.2009

noel52

 

 

 

 


podcast

 

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A présent,le moteur de la vieille Aronde s’était tu .

 

L’enfant entendait la respiration calme du Causse et suivait ce Père qu’elle aimait tant,ce point d’ancrage où s’amarraient ses chagrins et ses joies

 

L’enfant s’amusait à sauter sur la rivière végétale, de pierre en pierre,silhouette fragile se détachant dans ces déclinaisons de vert tendre et de roux.

 

De temps en temps le Père se retournait ,vérifiant que l'enfant n'avait pas surpris sa vigileance attendrie.

 

Mais la petite suivait le sillage rassurant.

 

Enfin, IL se tenait là au bout de ce sentier rocailleux qui avait la couleur de la terre africaine, comme s ‘IL les attendait au terme de nombreuses nuits où le Causse apaisé n’est plus qu’un doux murmure.

 

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La scie glissait entre les mains du Père., découvrant sous le lichen gris et le lierre sauvage la chair blanche de l’arbre.

 

L’enfant applaudissait l’exploit renouvelé chaque année .

 

Du haut de ses 6 ans,l’arbre sauvage,aux formes irrégulières lui semblait immense.

 

 

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Les mains de l’enfant rejoignaient à présent  celles du Père,enserrant le tronc étroit mais cependant si robuste du vieux genièvre.

 

Quelques épines égratignaient ses mains , mais ces marques rouges ne le faisaient pas souffrir.

 

Dans la froidure des matins givrés la Petite  regardait cet arbre qui inclinerait bientôt légèrement ses branches sous le poids de mandarines enrubannées.

 

C’était un Noël sur le Causse en 1952

 

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BONNES FETES A TOUTES ET A TOUS.
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(Musique:GOULD-Variations GOLDBERG-BACH)
Photos: "maison")

15.12.2008

Le jardin du curé

Claude MOULIGNE (Je peins,je lis, j'écris) m'ayant taguée,je réponds à son invite avec plaisir.

 

 

 

C'était une grande bâtisse, aux murs épais,en pierre du Lot,recouverte d'un toit en ardoises,signes distinctifs d'un certain confort bourgeois.

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On accédait à l'étage par des escaliers dont les marches étaient faites de larges dalles en pierre, bosselées à la surface,les murs blanchis à la chaux supportant une voûte,blanche elle aussi.

Je prenais place sur l'une des chaises disposées en demi-cercle, près de la fenêtre ; de là, je pouvais voir un jardin baigné de lumière où s'enchevêtraient les couleurs des dahlias,des pivoines..

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J'étais bien et je sentais la marque affectueuse du soleil sur les épaules.

Une voix appuyée interrompit cet état proche de l'extase ( j'exagère un peu,quoique..)

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- "DIEU EXISTE,pourquoi?"

Je devais être concernée par cette question car le regard sévère du curé DELMOND (je l'adorais ce curé de campagne avec son bonnet à "pompon") se posa avec insistance sur  moi, dérangeant mon "insoutenable légèreté"...

-"Betty,DIEU EXISTE,pourquoi?"

-Silence abyssal.

-"Une fois de plus, tu n'as pas étudié ta leçon de catéchisme.

-????

-"Oui,IL EXISTE",pour  3 raisons " ,j'attends".....

-Grand silence...

(Je dois avouer que ces 3 raisons péremptoires je les ai oubliées et peut -être ai- je eu tort de m'éloigner de cette vérité "éclairée"..)

 

Moi, je ne pensais qu'à une chose,dévaler les escaliers pour aller" pêcher"...des tétards avec mes frères  et leurs  copains derrière l'église.

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NDLR:dans le Lot les toitures sont faites de tuiles et rarement d'ardoises sauf pour les maisons cossues

(photo internet:le presbytère de  Limogne)

04.12.2008

BRINDILLE

 

 

Framboisine m'ayant "taguée",je dois évoquer un souvenir d'enfance.

 

J'ai à plusieurs reprises fait quelques bonds dans le passé sur ce blog.

 

En voici un autre, aussi bref qu'une étincelle...

 

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podcast

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J'ai toujours aimé Le regarder, L'écouter "respirer"

 

Je m'asseyais sur le banc de facture grossière,un peu en retrait dans l'âtre, les pieds maintenus  bien au chaud dans des charentaises à gros carreaux.

J'aimais sentir l'odeur de la soupe dans le chaudron noirci par la fumée;j'aimais ce silence que seul venait interrompre la vieille comtoise égrenant son " tic tac" régulier.

J'écoutais  le crépitement exhalant l'âme des vieux chênes et ne détachais pas le regard de la lente combustion, de ce rouge qui se noie dans un gris d'argent.

Enfin,j'"allumais" la brindille, épiant l'instant où  la flamme cèderait la place à ce minuscule point rouge pour, d'une main assurée,la faire tournoyer en cercles incandescents!

 

C'était une journée d'hiver chez ma grand'mère à la campagne,j'avais 6 ans.

 

 

 

 

 

Pour respecter le " règlement," je dois taguer 4 blogueurs , difficile car certains l'ont déja été.

 

 

 

Je tague:

 

Monique

 

Maminie

 

Christian ,si la cueillette est terminée,

 

Béatrice

 

Alain ,j'aurais bien aimé te taguer mais j'ai pu lire sur l'une de tes notes que les " chaînes" c'était pas ton " fort"..dommage!

 

René,il ne faut jamais éteindre une brindille avec la langue!!

 

 

 

 

 

 
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