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11/09/2012

Goûtons, le temps d'une note...

 

 

Il y a quelque temps j'ai été  destinataire d'un petit recueil au titre goûteux "Friandises littéraires".

 

Dans sa préface,l'auteur,Joseph VEBRET,renseigne le lecteur:

 

"...voici plusieurs centaines de faits surprenants,décalés,insolites,ahurissants,inattendus, singuliers ,que l'on ne vous a pas appris à l'école...

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir-et ne pas savoir-sur la littérature se trouve dans ce recueil,où l'inutile confine à l'indispendable.Du moins faut-il l'espérer!"

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J'ai pris beaucoup de plaisir à passer à table et vous convie,chers amis blogueurs et non blogueurs à partager quelques unes de ces friandises que je vous servirai de temps en temps..si vous le méritez bien sûr!

 

ET pour commencer une devinette: qui a pu prononcer ces mots truculents?

 

Anacoluthe-antropopitèque-apprenti dictateur à la noix de coco!"

Bachi-bouzouk des Carpates-brontosaure-bougre de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson

Chouette mal emplumée-cercopithèque-concentré de moule à gaufres

Diablesse-diplodocus

Ectoplasme à roulettes-escogriffe

Faux jeton à la sauce tartare

 

 

J'arrête cette déclinaison qui alourdirait ma note

 

Si vous voulez insulter vos congénères , je vous mettrai sur la voie

 

Jai pu remarquer à la lecture de vos notes que vous aviez une affection particulière pour le monde félin.

 

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Voici quelques "AOC"!

 

Pipe ( Guillaume Apollinaire)

La terreur de Clignancourt (Courteline)

Saba,Kiki la doucette,Péronelle,Krô,Kapok,Minione ( Colette)

Bébert (Louis Ferdinand Céline) 

A vous de faire votre choix

 

Et pour être un peu plus sérieux,voici quelques définitions sur l'art d'écrire,par des auteurs de renom.Il m'a été difficile de faire le tri,j'ai ainsi choisi les définitions les plus proches de ma sensibilité:

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" Ecrire jusqu'au moment où le bonheur d'écrire vous fait douter de votre propre malheur"'Elias CANETTI

 

"Ecrire c'est aussi ne pas parler.C'est se taire.C'est hurler sans bruit (Marguerite DURAS)

 "Celui-là seul sait écrire qui écrit de telle sortequ'une fois la chose faite,on n'y peut changer un mot"(Victotr HUGO)

 

Enfin dans mon cahier vert,j'ai relevé une phrase qui m'avait plue mais dont d'ignore l'auteur:

"Je me rature,j'aime bien.J'explore mes limites"

 

Volià, il est temps de désservir la table.Je vous lancerai d'autres invitations.

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BON APPETIT

 

 

 

 

08/09/2012

A VOS MARQUES,PRETS...

ROULEZ !!!

 

Au mois de Juillet Michel ( mon époux) a fait le tour de cette région magnifique d'Irlande qu'est le CONNEMARA.C'est UN DES LIEUX LES PLUS SAUVAGES d'Europe de nos jours.

 

 

Allez,enfourchez vos bicyclettes,je suis persuadée que vous avez assez de vigueur pour visiter le CONNEMARA(derrière  votre écran...pour conserver le souffle)

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Car du souffle ,il en faut pour franchir des cols  dont certains s'élèvent à 750 mètres au dessus de la mer.

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Une maison isolée qui ne manque pas de charme...

 

 

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Ce village aussi 

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Si ce n'était un paysage aussi verdoyant et la présence de la mer, on pourrait penser au Lot avec les murets de pierre et les moutons.

 

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Ils étaient au rendez-vous:les fameux poneys du CONNEMARA rendus célèbres par leur force et leur agilité.La légende dit que lorsque les galions de l'Armada espagnole échouèrent sur la côte en 1588 ,les chevaux d'Andalousie s'échappèrent et se mélangèrent aux espèces indigènes donnant les poneys si connus.

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Le CONNEMARA est parsemé de petites îles et il est impossible dé résister à l'attrait de l'une d'elles:INISHBOFIN( île de la vache blanche)

 

Prenons le bateau

 

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Elle mesure 9 km de long et 6 km de large.

 

A l'entrée de l'Ile, des ruines semblent être les détentrices  du souvenir sévère du passage de CROMWELL :les ruines de la caserne sont encore visibles.On raconte que CROMWELL attachait les prisonniers contre un mur à marée basse,et à marée haute ces pauvres malheureux étaient noyés.Raffinement de la cruauté humaine, universelle.Cette caserne était utilisée comme prison pour les prêtres catholiques quand une loi anglaise de 1585 les déclara coupables de haute trahison

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Une vue magnifique de l'une des chambres de l'hôtel

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Il est difficile de s'éloigner de ces paysages de rêve..la route continue...

 

 

 

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Le ciel semble noyer ses couleurs pastel dans le paysage

 

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Une grande partie du CONNEMARA est couverte de tourbes.Si vous regardez de près on y trouve une riche mosaïque de petis bassins, de mottes et de creux remplis de différentes plantes

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Tout a une fin..avinée...?

Quelques arrêts dans des pubs s'imposaient pour sentir couler dans la gorge la fameuse GUINESS!!

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Et si l'on empruntait cette ROLLS?

Les bicyclettes ne semblent pas d'accord.Alors....

 

 

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 Enfourchons les et terminons le parcours sur ce paysage sublime d'une abbaye dans un écrin de verdure

 

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THE END 

 

08:04 Publié dans cuisine | Lien permanent | Commentaires (13)

01/09/2012

ASSEYONS -NOUS...

 

LE TEMPS D'UN WEK END!

 

C'est tout à fait le hasard qui m'a fait retrouver dans le cahier vert ce dessin qui pourrait être l'écho de ma note précédentedessin.jpg

 

 

 

 

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Si vous avez quelques troubles dimanche soir n'oubliez pas:

 

 

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IN DE MO DA BLE!!!!!!

31/08/2012

LES DESSOUS DE L'ART....

 

J'avais créé une rubrique intitulée "Les dessous de l'art" où je racontais la "petite histoire" ayant précédé l'oeuvre

 

Ici,je vous présente

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MOULES ROUGES CASSEROLE,oeuvre de

Marcel BROODTHAERS ( 1924-1976),exposée à Bruxelles aux musées Royaux DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE

IL s'agit d'une oeuvre composée d'une casserole et d'un couvercle en métal émaillé rouge contenant  des coquilles de moules!

 

Lequel d'entre nous ne s'est pas exclamé en regardant une oeuvre d'art ou supposée telle,dans un musée,lors d'une exposition ou on the TV : "comment çà,de l'art?mais c'est ridicule.Seule une intelligenstia snob parisienne peut considérer cette marmite comme un chef d'oeuvre!"

 

LA, JE DIS "STOP"ESSAYONS DE COMPRENDRE AVANT DE JUGER.

De MARCEL BROODHTAERS (1924-61976).Je  vous dirai qu'après avoir interrompu des études de chimie il devint libraire et poète ( admirateur de MALLARME) 

Hélas,ses oeuvres ne se vendant pas il décide alors de passer à la sculpture en moulant dans du plâtre(procédé qu'il n'aimait d'ailleurs pas) son ultime recueil et ce fut...un succès! 

A partir de 1964,influencé par le POP ART américain qui utilse des biens de consommation courante(bouteilles de Coca Cola...)il va chercher des objets, des matériaux.Dans une poubelle,il trouve des coquilles de moules et décide de les utiliser pou en faire une oeuvre d'art.

 

De là,son interrogation:"Qu'est-ce que l'oeuvre dart?Pourquoi lui accorde-on tant de valeur?

Il nous invite à accorder plus d'importance à l'idée qui se cache derrière l'oeuvre plutôt qu'à l'objet lui même.

 

Les moules peuvent signifier la Société belge belge.

A travers cette oeuvre BROODTHAERS critique l'art et le ridiculise en montrant que l'on peut acheter n'importe quoi tant que l'oeuvre d'art est considéréecomme de l'art.

La surabodance des coquilles peut se lire comme une métaphore "'esprit créatif en pleine ébullition..."

 

Je terminerai sur cette phrase prononcée par l'artiste"

"Une moule cache une moule et vive versa.La pipe de MAGRITTE ( son ami)estle moule de la fumée".

 

 

 

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Alors, convaincus?

27/08/2012

QUELQUES MOTS SUR...

 

 

 

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cette grande dame qu'est Toni MORRISSON,première femme noire à voir son oeuvre récompensée en 1993 par le Prix Nobel de Littérature.

 

D'elle,j'avais lu" BELOVED",roman bouleverant dont l'action se déroule à la fin de la guerre de Sécession

Sethe ,esclave, s 'enfuit de la plantation qui l'exploite et dans un ultime geste d'amour, tue sa petite fille pour qu'elle ne connaisse pas les affres de l'esclavage.

Toute sa vie durent,la jeune femme, même affranchie, sera hantée par ce souvenir jusqu'à ce que BELOVED,une jeune fille noire,entre dans sa vie et la bouleverse.

MORRISSON ne raconte pas seulement,elle vit une histoire dont elle introspecte les " personnages"pour aller au plus profond de l'homme.

 

Ces jours ci j'ai été amenée à lire dans un magazine une interview de ce grand auteur et je livre à votre réflexion quelques phrases où l'idée forte s''xpose avec simplicité.

 

"Effetivement,je voulais raconter le processus par lequel on devient un homme.Pour mieux dire:un être humain.Car devenir un homme ce n'est pas suffisant.Devenir un être humain, voilà ce qui est important.Et c'est plus difficle,ça dremande plus de force et de bravoure.C'est un processus où n'intervient pas seulement la qualité à se défendre,à faire la guerre, à tuer s'il le faut,donc l'exercide de la violence,mais au contraire et plus fondamentalement la capacité à prendre soin d'autrui.La compassion.Le souci de l'autre.Il me semble que les femmes y parviennnent mieux que les hommes-vraiment je le crois."

17/08/2012

RONDS DE SERVIETTE , RUBANS ET SANDALETTES

 

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 Quand elles n'étaient pas disposées en éventail les jours célébrant une fête ou un anniversaire,elles prenaient une forme cylindrique qu'entourait un rond de serviette en buis. Je n'aimais pas cet agencement convenu et préférais les serviettes sans forme définie  ou prenant celle d'un simple carré.

Les éventails me ramènent à de longues nappes blanches en coton près desquelles  des verres semblant être du cristal laissaient se miroiter la poussière lumineuse du soleil.


Je me souviens de ce hors d'oeuvre charmant pour le regard et si délicieux qu"étaient des tomates en forme de petits paniers garnis d'une macédoire de légumes à la mayonnaise.

 

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Chez la mercière mes yeux prenaient plaisir à voir des écheveaux  de rubans de soie ou de taffetas se dévider en un chatoiement de couleurs,bleu, rose ou écossais. Mes cheveux étaient assez longs à mon grand désarroi,car la procédure de démêlage manifestait mon impatience juvénile ponctuée de" aïe,aîe ,arrête!

 

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Mais rien n'égalera le plaisir  réservé au dimanche : chausser des sandalettes blanches,à la semelle de crêpe,le cuir évidé sur le dessus en petites fleurs semblant être des paquerettes.

Elles s'harmonisaient avec une robe en broderie anglaise.


Je me sentais devenir sage...




 

03/08/2012

MERCI AGNES

Ma chère Agnès,

 

 

Vous avez installé en moi une immense tristesse.

 

Je n'oublierai jamais votre première visite :un regard recélant toute la bonté que l'on puisse imaginer,un visage " tout rond" où l'on pouvait lire parfois une grande souffrance,celle qui traverse la vie.

Vous étiez volubile:résumer tout une vie en un temps aussi "retréci"!

Nous avons mené à terme une procédure fort douloureuse,mais que votre courage a sublimée.

 

Des liens se sont tissés entre nous; chaque année ,depuis plus de 25 ans;vous aviez installé un rituel:la Buche de Noël (je mets en fin de note celle que j'avais rédigée s'intitulant"La Buche d'Agnès".,UN coeur gros comme ça)"

 

Vouq me disiez chaque fois qu'elle était plus grosse que les précédentes!et c'était vrai...

Et puis,il y a 6 jours,vous m'avez téléphoné,;cette appel de "détresse" exprimait une grande solitude en même temps qu'il représentait la réalité de notre lien:

"Elisabé ( elle m'appelait ainsi-) je suis à la clinique.J'ai l e cancer et vous êtes la seule à qui je puis le dire.je vis tellement isolée".

 

Il y a 2 jours,un coup de téléphone matinal:

"Agnès nous a quittés."

Merci Agnès,merci pour tout.

 

Où que vous soyez,je vous embrasse et vous renouvelle toute mon affection.

 

Elisabé

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-"Allo,Elisabeth ? D’accord pour le 24, comme d’habitude,à l’entrée du parking de LIDL ?Vous savez que vous êtes toujours dans mon coeur".

 

-OK,Agnès ;je vous embrasse

°°

°

 

Elle était arrivée 25 années plus tôt, déposant sur mon bureau son ballot de souffrance.

 

Une Agnès ,très soignée,portant tunique longue pour dissimuler des rondeurs dûes à quelques excès de table ,un visage poupin où la gentillesse avait inscrit ses marques,les joues légèrement fardées ,peut-être un peu trop rouges,le verbe un peu saccadé par une violente émotion ,un rire parfois nerveux , un regard un peu triste venant démentir la joie affichée.

 

Raconter 20 années de vie conjugale n’est pas exercice aisé.

 

 

 

20 années de gentillesse exploitée .

 

 

Un mari que les cheveux grisonnants ont rendu plus charmant .Trop.

 

Et elle qui s’arrondissait..Il préfèrait les minces.

 

Elle s’accroche Agnès à son unique bien, une villa » Malardeau » ;20 ans d’échéances à venir,20 ans d’un sacrifice renouvelé .

 

C’est son seul bien ,son repère affectif,son port d'attache.

 

Cela ne va pas être facile  ;elle le sait.

 

Elle qui a consacré sa vie à mitonner de bons petits plats ,à "briquer" les meubles vernis de sa maison,, va travailler comme une «  folle », malgré ses genoux épais déformés par l'arthrose. 

 

Vendeuse, Agnès. Debout, toute la journée.

 

Pas un enfant pour la soulager .

 

Les miens, elle les a "vus "grandir ;quelques photos dans mon bureau .

 

 

Chaque année, le 24 Décembre ;ils demandent :on va manger la bûche d’Agnès ?

 

Une bûche magnifique, au chocolat et aux marrons,avec une foule de joyeux lutins verts et rouges pour la décorer.

 

Et ce matin du  14 décembre 2011,le même appel :

 

-"Allo Elisabeth,devant le parking de LIDL ?"

 

°°

°°

 

Oui, Agnès, depuis 25 ans,nous mangeons votre bûche.

 

Merci Agnès,parce que vous faîtes partie de ces personnalités qui m’ont tellement fait aimer ma profession,de ces souvenirs chargés d'affection que n'oblitère pas le temps.

 

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"Allô Elisabeth...
Une rencontre, un bout de chemin, un service ... Cela suffit parfois pour tisser une amitié...Allô Elisabeth...La bûche sera là, meilleure d'année en année.
Tout comme la vie, l'amitié est simple comme un coup de fil...
Bon Noêl Betty, une pensée particulière pour la petite Lola...Dis-lui qu'il y a bien loin là-bas, dans des semi-montagnes où la neige n'empêche personne de vivre sa vie, un vieux père noêl bougnat bougon qui l'embrasse bien fort...Et toi aussi..."

 

 Ecrit par : Crabillou | 17.12.2010

 

 

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16/07/2012

Mini coin lecture

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 Imaginons..imaginons qu'il fasse beau.

 

Que la luminosité du ciel azuréen incite à aller déplier sa chaise longue sous l'ombre fraîche du tilleul.

 

Ah, comme on est bien!

 

Le poète André BRETON avait écrit :

"Saint-Cirq a disposé sur moi du seul enchantement : celui qui fixe à tout jamais. J’ai cessé de me désirer ailleurs."

 
Peut-être est-ce là le secret du bonheur?

 

Nageons donc en plein bonheur;je vous y invite en ouvrant la porte de ma bibliothèque.

 

Cette introduction me permet de revenir vers vous à petits pas ( je suis en "séjour" dans ma "résidence secondaire" avec quelques heures de perm );ainsi, la note "coin lecture" sera moins longue que les précédentes de cette série.

 

Je vous recommanderais deux "bouquins",de lecture facile,mais de non moindre intérêt.( le synopsis du deuxième ouvrage est un copiez-coller,procédé dont je m'excuse,il n'est en effet pas dans mes habitudes de rédiger mes notes ainsi,mais je ne dispose que de peu de temps)

 

En premier lieu, un " petit" bijou dans l'art d'écrire des nouvelles ( exercice d'écriture fort difficile où l'essentiel est dit en quelques lignes).

" Le tapis du salon" d'Annie SAUMONT,où l'art d'aller au fond des " choses " en peu de mots.

Nos défauts,faiblesses ,obsessions sont étudiés au scalpel,avec des chutes inattendues.

Annie SAUMONT est la traductrice du célèbre roman de D.SALINGER " l'Attrape coeur" (à lire si vous ne l'avez déjà fait:elle a l'art de se glisser dans la peau d'un adolescent à la  dérive pour raconter son histoire,troublante, émouvante.Exercice littéraire difficile que celui d'emprunter la façon de parler d'un tiers). 

Des anonymes cabossés de l'existence elle en fait des êtres hors du commun où se révélent leur faiblesse,leur monstruodité affective.

 

Le tapis du salon est un receuil de nouvelles ( fort brèves ,4 à 5 pages). 

 

Véritable orfèvre de l'écriture, Annie Saumont scrute notre quotidien, s'attache aux situations qui dérapent, aux manifestations de trouble, jusque dans le langage, miroir de tous les dérèglements affectifs et sociaux. Partant d'un fait divers ou d'une anecdote, elle croque ses antihéros au moment ou leur vie bascule. Chacune de ses nouvelles est comme un détail d'un même tableau, formant une peinture de société sombre, implacable et poignante. Du très grand art !

(critique l'EXPRESS)

La liste de mes envies de Grégoire DELECOURT: 

 

Jocelyne, dite Jo, rêvait d'être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n'a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c'est Jocelyn, dit Jo, qui s'est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l'épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu'au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de CoiffureEsthétique,  lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être..."

 

J'AI PASSé UN AGREABLE MOMENT DE LECTURE,MËME SI CE ROMAN BIEN ECRIT NE FERA PAS DATE DANS LA LITTERATURE;j'AI APPRECIE LA JUSTESSE DE L'ANALYSE DES PERSONNALITES.

 

A BIENTOT,SOUS L'OLIVIER CETTE FOIS.

 

betty

 

 



03/07/2012

LA QUESTION..


existentielle de la semaine

 

 

Etes -vous

 

 

 
podcast

TWIST?

 

 

 

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OU MADISON?

 

 
podcast

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 BONNE SEMAINE!

 

 

(Photos:au temps du pensionnat)

24/06/2012

MERCI

 

 

 


podcast

à vous tous qui , au pays de RIMBAUD, avez pensé aux sédentaires.

 

 

Vous me dotez de nouvelles ailes; j'emprunterai bientôt  le vol des mouettes pour venir me  poser sur les blogs.

 

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"Mon poète" tant aimé se définissait ainsi:

 

"Je me rature,j'aime bien.

J'explore mes limites".

 

 

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A BIENTOT ET ENCORE MERCI

18/06/2012

UNE HISTOIRE...

..DE CHAIRE..ET DE VENT...


podcast

(CD "original" d'une amie qui joue dans une Harmonie amateur.J'aime bien)

 

 

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******

Le dimanche matin la place du village s’animait avant que les cloches ne carillonnent, appelant les ouailles à la messe de 11 heures .

 

Mon regard était habitué à ces paysannes sans âge, vêtues de noir, comme si elles portaient le deuil de leur vie. Les veuves dissimulaient  derrière un voile de tulle sombre un visage où le temps avait creusé des sillons comme s'il  voulait inscrire l'histoire du dur labeur des champs.

Les hommes portaient pantalons de velours grossier, brun,retenu par des bretelles ou par une large bande de tissu ceignant la taille.

Curieusement ce petit groupe se scindait en deux après avoir franchi le porche de l’Eglise,obéissant à un rituel vieux de cent ans. Les hommes se dirigaient vers la droite et les femmes  s’agenouillaient à gauche sur le prie -dieu où des initiales matérialisées par  quelques clous dorés  sur l'accoudoir désignaient à chacun sa place.

Les enfants ,dont je faisais partie, s’installaient devant, près de l’autel, pour ne point échapper à la vigilance du bon curé DELMONT.

Celui- ci m’avait assigné une place au premier rang….car il ne voulait guère me voir échapper à son contrôle.J’avais alors une réputation de « garçon manqué » ; je parvenais à dissiper les âmes les plus vertueuses.

J’étais cependant ravie car j’étais à proximité de l’harmonium …

Le curé DELMONT avait gravi les quelques marches de l’escalier  menant à la chaire en noyer massif dont j’aimais la couleur chaude mettant en relief quelques visages de chérubins encadrant des saints agenouillés. ..oui, je l’aimais bien cette chaire. Mais je n’avais pas la même exaltation pour les homélies qui m’ennuyaient prodigieusement .

Aussi, je commençai à m’agiter dans le rang..donnant un coup de coude à ma voisine de droite, une enfant sage , fort sage (t’as compris Nic-nic ?NDLR :c’est la marraine de mon fiston)..que je parvenais à dévergonder .Je lui rappelai  ce jour de grand vent où la soutane , cédant aux caprices de l’autan, avait laissé entrevoir les caleçons du curé..dessous sacrés habituellement soustraits au regard des profanes!

 

Un fou rire irrésistible fut alors interrompu par une voix venue ,semble-t-il, du ciel : « Betty, tu sors immédiatement ». !

Un ton péremptoire m’intimait ainsi  l’ordre de traverser l’allée centrale.. Curieusement je n’éprouvai aucune honte malgré tous les regards" affectueusement "réprobateurs dirigés vers moi.

C’était un dimanche à la campagne, le temps des sandalettes blanches…..un jour de grand vent...

***

Vole, s'envole.....

*** 

A BIENTOT

 

BETTY




15/06/2012

l'AMOUR

12 Juin 2012

 

L'AMOUR...

 

Vous vous souvenez?...Je vous avais parlé de Cléopatre et Antoine,Camille et RODIN, Adèle H et son lieutenant...et bien, cette fois, dans la famille Amour, je demande "L'Amour Plus Fort que la mort".

Bonne pioche...



podcast

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Transportons nous en1340 .Le jeune infant Pedro s'est attardé quelques instants sur la terrasse du Palais...le soleil inonde  la colline d'en face dominée par la prestigieuse Université de COIMBRA,fierté intellectuelle et architecturale du royaume du Portugal.

 

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20 ans..l'âge desrêves fous...il pense aux poètes... mais il est triste..Son père , le roi Alphonse IV, ne veut- il pas lui  faire épouser cette jeune femme prénommée Constance, de la lignée des rois de Castille,de Leon et d'Aragon?...raison d'état..mais pas du coeur.
 
En ces temps éloignés, les fils obéissaient à leurs pères.
 
..Et le mariage a lieu...
 
Mais dans le " sillage" de la nouvelle épouse le regard de Pedro s'arrête quelques instants sur une jeune femme dont la longue chevelure couleur des blés encadre un visage d'ange:la dame de compagnie de Constance, Inès de CASTRO.
 
Inès ne résiste pas lontemps à l'empressement de ce jeune infant romantique..d'ailleurs pourquoi repousserait -elle de telles ardeurs alors que son coeur s'est embrasé au premier échange de regard?
 
"Amour, amour, quand tu nous tiens"...
 
Cette liaison que les jeunes amants ne cachent d'ailleurs pas, déplaît sérieusement au roi Alphonse IV  qui fait exiler la belle Inès à ALBUQUERQUE, en Castille.
 
 
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L'infante Constante meurt en couches en 1345.Pedro va alors faire revenir sa belle pour l'installer près du palais.
 
Les amants se rejoignent souvent près de la fontaine des amours,Pedro couvre de baisers ce "Colo de Garça", ce"cou de cygne" ,ainsi que l'on surnomme sa belle.
 
 
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Quatre bambins viendront "sceller" leur serment d'amour..

 

Mais la présence d'Inès est mal vue de la cour,elle compromet l'équilibre politique du Portugal...Alphonse IV délègue trois de ses séides ...Pedro vient de partir pour une partie de chasse...il faut saisir l'opportunité..pour aller trancher la jolie tête d'Inès!

Deux ans après cet horrible forfait ,Alphonse rend l'âme et Pedro monte sur le trône..nous sommes en 1357.

Vite!Vite! qu'on lui amène les auteurs du crime qui lui a ravi son épouse! car oui, Pedro,le romantique, a épousé Inès en secret!!!

Aucune peine ne peut être assez cruelle pour venger la belle Inès;le coeur , c'est tout un symbole, non?et bien,les auteurs de "l'irréparable" vont périr de manière atroce:qu'on leur ôte le coeur de la poitrine!!( aie, aie, aie!...).

"Inès, viens me rejoindre, viens t'asseoir à mes côtés sur le trône"...oui, ils vont t'exhumer et chacun pourra venir s'agenouiller devant la "REINE MORTE"..

Et puis, repose en paix, auprès des monarques portugais,au monastère d' ALCOBACA,  où de jeunes anges de marbre blanc vont veiller sur ton sommeil.Chut!quelqu'un s'est agenouillé près du tombeau..ne le dérangeons pas..MONTHERLANT ..il va écrire pour t'immortaliser....."La Reine Morte"......

 

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Repose en paix Inès, Pedro n'est pas loin...
 
 
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A BIENTOT
 
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BETTY

 
 
 
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