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11/06/2012

Mon Jardin


podcast

(J S BACH)


Mon jardin,je l'aime bien.



C'est le jardin des amis:

L'aloès de chez Jean-Louis notre ami du VAR,y" fait" des petits qui à leur tour vont fleurir les jardins des copains-

 

 

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Le buis sauvage de ma terre lotoise

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-les hortensias ramenés de Capbreton-



 

 

 

 

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Les roses de CALVIGNAC,"mon"LOT natal 
 
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Vous comprenez pourquoi je l'aime ce jardin?

Oui, y manquent les fragrances de l'Orient , le rouge incandescent des tulipes de Rembrandt..mais j'ai malgré tout une tortue qui escalade une planche et accroche le regard:voici sa photo.

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et ben oui:elle est fausse!


A bientôt et bonne journée à tous.


Betty

09/06/2012

BRRRRRRRRRRRRRRRRRRR!

... envolez- vous sorcières, dansez squelettes!!!!!!!!!!!!! 

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J'avais rédigé cette note il y a 4 ans;je tenais à vous faire profiter de ce qu'apprenais en suivant des cours de musique.

En ce moment,poursuivant une convalescence qui sera longue,le moyen de communiquer avec vous ,amis du blog ou "hors blog",est la réédition de notes que j'avais pris grand plaisir à écrire.

Je ne peux encore laisser des commentaires sur vos notes ,que je parcours cependant.

 

Je tiens à vous remercier chaleureusement pour vos visites même si elles ne sont pas suivies de commentaires.

 

Allez, transportons nous quelques mois en arrière!

 

 

 

 

 C'est HALLOWEEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Ames sensibles,éloignez- vous.!!!!!

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Rentrer dans une oeuvre ,pas à pas, entendre ,comprendre comment avec des instruments le compositeur raconte une histoire.

 

 

 

C'est un poème symphonique,une sorte de conte mis en musique qui permet d'appréhender la musique d'une manière ludique .

 

Pour ne pas vous lasser,je n'ai renregistré que de brefs passages de l'oeuvre :la "DANSE MACABRE "de SAINT-SAENS (1835-1921) composée en1874.

*

 

Je vais tenter d'en faire une analyse détaillée, en musique bien sûr:( soyez rassurés,les extraits sont brefs, quelques secondes seulement...et au terme de ces explications, écoutez...)

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PREMIERE PARTIE

Brrrrr!il est Minuit ,dans le calme de la nuit,on entend les 12 coups de minuit ( harpe):

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(attendre quelques instants..)

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La mort frappe une tombe avec son talon :7 sons sourds (pizzicati des cordes graves - le pizzicato m'a dit mon vieil ami Larousse est le pincement des cordes d'un instrument à archet)


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Puis,elle accorde son violon

 


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Et elle joue une mélodie invitant les squelettes à danser.

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DEUXIEME PARTIE

 La Mort réaccorde son violon ( violon solo)

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,et entraîne les "danseurs" (cordes/bois)

 


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Et cela devient de plus en plus entraînant ,sur un caractère plus grave

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On entend le choc des ossements des danseurs  (xylophone)

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La Mort accorde son violon une troisième fois (violon/xylo)

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Et tout l'orchestre  entraîne les danseurs

 


podcast

 

 

TROISIEME PARTIE

Le vent d'hiver souffle, la nuit est sombre ( cordes et cuivres)

La mort réaccorde son violon;le calme s'installe

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QUATRIEME PARTIE

 

Le coq a chanté ( hautbois)

 ( c'est très bref...)

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Il est temps de rentrer" à la maison".

 

Les squelettes ont retrouvé leurs tombes.Le soleil va se lever..

 


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Si vous avez aimé cette présentation de la "DANSE MACABRE "écoutez- la non " disséquée", en essayant de situer les extraits. C'est très BEAU.


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BON HALLOWEEN!

 




 










08:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (20)

06/06/2012

UN ILLUSTRE LOTOIS...

CHAMPOLLION,

Le 27 Septembre 1822,il déchiffre les hiéroglyphes, alors qu'il n'avait que 32 ans.

Hieroglyphes:du grec hieratikos,sacré,et gluphein,graver.:mot par lequel les Grecs de l'Antiquité désignaient les inscriptions des monuments pharaoniques,construits dans la vallée du Nil
podcast

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En musique, je vous emmène découvrir ce pharaon noir que j'ai photographié lors d'une exposition à Toulouse.

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et..la pierre de Rosette photographiée au British Museumil y a 7 ans.

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" En 1798, les savants conduits en Egypte par Bonaparte avaient découvert à Rosette, dans le delta du Nil,une pierre en basalte noir d'un mètre de longueur, avec un texte rapportant une déclaration des prêtres de Memphis du temps d'un pharaon de l'époque héllénistique,Ptolémée V.

*

Ce texte est rédigé en trois versions:

 -la première en hiéroglyphes,l'écriture sacrée des premiers pharaons

-la deuxième en démotique,une écriture egyptienne tradive datant du 1er millénaire avant JC

 -la troisième, en grec ancien.

 La pierre est très vite dérobée par les Anglais et va exciter la curiosité de notre Champollion et d'un physicien anglais Thomas YOUNG.

 Celui -ci déchiffre la version démotique de la pierre de Rosette et découvre que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms des pharaons.

Champollion arrive à se procurer une reproduction de la pierre de Rosette et peut ainsi comparer les trois versions du texte. Jean-François ( Champollion) va plus loin que son rival britannique grâce à sa longue familiarité avec la culture pharaonique et à la maîtrise de la langue copte  assez proche,paraît-il de celle des anciens Egyptiens.Il observe ainsi que le texte hiéroglyphique de Rosette contient trois fois plus de signes que le texte grec ne comptait de mots.

 En appliquant son intuition à une transcription extraite d'un temple,il repère le nom de Cléopâtre. Le 22 Septembre,ayant reçu des dessins d'un archéologue,il obtient confirmation de la justesse de sa découverte en reconnaissant les noms de RAMSES et THOUTMOSIS.

 L'émotion et le surmenage le font alors sombrer dans un état d'inconscience.C'est seulement cinq jours plus tard qu'il révèlera sa découverte.

Doué,non, mon compatriote?

Je l'aimais , bien que ne le fréquentant pas, car c'était un révolté.Il fut victime de l'intolérance et connut la misère....

Passez tous une bonne journée"à lire dans le texte" ( vous verrez, c'est très facile...question d'habitude..)

 

Betty

 

13:07 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (16)

03/06/2012

A GALOPAR...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

podcast
 
 
 
 
 
 
 
Nous étions heureux KITO et moi.
 
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Lorsque l'été était particulièrement chaud,nous partions à l'heure où la rosée du matin rafraîchit encore l'herbe assoiffée.

Notre rythme suivait l'éveil de la nature:au pas, au pas, au pas..

Les buissons de mûres étaient prometteurs et les chemins bordés de murets de pierre s'ouvraient sur de larges étendues de chênes et de genévriers. 



J'aimais l'aridité du sol calcaire.

 

J'aimais regarder le ciel qui annonçait une journée caniculaire comme en connaît le Lot.

Tout était calme, serein...

 

Alors, KITO et moi ,nous partions au galop.

 

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BETTY
 
 
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(photo: notre promenade en amoureux sur le Causse
 
Musique:Erik SATIE)
 
 
 

 

09:02 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (18)

29/05/2012

UN AIR DE FETE...

 Le figuier, écrasé de chaleur,noyait son ombre sur la pierre dorée de la croix où une main appliquée avait gravé quelques conseils de sagesse: "Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure".  

 

 Lui faisant face ,bordant un petit sentier en pente menant au jardin où fleurissaient dahlias et pivoines,la maison de " tonton Jean".  

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(le village de Calvignac vu de notre maison) 

 

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podcast

 Ce jour là,les volets mi- clos laissaient filtrer quelques particules dorées se rassemblant en un long ruban  effleurant les meubles en bois sombre de la pièce principale.   Réunis autour de l'une des deux tables dressée spécialement pour eux,onze enfants, onze cousins refaisaient le monde.   Je faisais partie de cette jeune assemblée.  

Je me souviens avec précision de l'orange vif des tranches de melon , contraste coloré sur la nappe en lin blanc. Pourquoi? je ne sais..  

 Nous " chahutions" un peu. Ma cousine,Jocelyne ,de quelques mois mon aînée,affichait toujours un sourire,calme, serein.  

 Un " MMMMM!"de volupté enfantine accompagnait l'arrivée de Tata Germaine apportant le " trophée" cuisiné:le lièvre tué par par Tonton Jean ,chasseur invétéré. Le civet sentait bon la garenne,le Causse, les genévriers.     Rituel suprême et récurrent.  

De temps en temps ,le rire franc et spontané des deux frères (Tonton Dédé et le p'tit Marcel) résonnait dans cet espace familial acquiesçant avec jubilation aux exploits de chasse de leur aîné .

 

 Puis, dans le lointain, un autre son...qui se rapprochait :un accordéon.

Les applaudissements mêlés des enfants et des adultes accueillaient alors "Roro" l'accordéoniste entouré de ses vestales  venues fleurir les corsages de roses en papier crépon.  Nous  étions princesses  dans nos robes en broderie anglaise et sandalettes blanches.

   Nous parvenait enfin un claquement net ,celui des balles de fusil tentant de " déquaniller" trois ou quatre petits ballons muliticolores dansant leur dernier ballet dans leur cage ajourée. La place du village était couronnée de guirlandes de buis et d'ampoules multicolores.

 

C'était jour de fête à Calvignac en ce mois d'Août 1954.   

    Un clin d'oeil à Paulette, Jocelyne et Christiane: quelques instants de bonheur cueillis aux branches de notre enfance.            

08:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (27)

23/05/2012

PORTES..

J'avais décidé il y a quelque temps,encouragée en celà par l'amie Miche, d'ouvrir les portes d'un univers un peu méconnu et souvent  déformé par le prisme des médias.

 

Croyez bien que la note qui va suivre n'est pas l'expression d'une quelconque vanité mais le témoignage d'un engagement ,d'un parcours jalonné de souffrances,de lueurs d'espoir,.Des souvenirs émergent ,entrelac de  bruits,de couleurs,de formes..

 

.

J 'ai toujours pensé qu'une source n'était jamais définitivement tarie et que parfois un filet d'eau rédempteur pouvait de nouveau s'écouler..

 

 

 

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Elle était arrivée. Son regard fixait la grande porte en métal gris qui était à portée de main.

 

justice,prison

 

Elle se souvenait de  ces petits groupes rassemblés devant cette même porte,des femmes essentiellement ;mais elle, elle passait son chemin, laissant derrière elle ces files d’attente silencieuses.

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justice,prison

 

 

 

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Son cœur battait et elle hésita un instant avant d’appuyer sur la sonnette.C’était la première fois….

 

 

Puis,un bruit sec,celui d’une petite lucarne encadrant le haut d’un visage…

 

 

La porte s’ouvrit sur une cour pavée qu’elle traversa ,martelant le sol de ses pas comme pour mieux affirmer une autorité dont elle était dépossédée ;le sol était gris,luisant.

 

 

Elle avisa alors une sorte de petite loge,le « poste frontière », le «  passage obligé ».

 

 

Les formalités d’usage accomplies,elle se présenta devant une grille de couleur beige délavé,témoignant de  l’écoulement du temps.Elle n’avait jamais vu, si ce n’est dans les films,une « porte » avec des barreaux aussi épais et une serrure aussi grande.

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justice,prison

 

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Un homme en uniforme lui  ouvrit cette porte qui la plongea dans un autre monde ,un monde d’échos :des cris ,brefs , des bruits de porte,de clefs.

 

 

IL allait bientôt être devant elle ;elle fixait avec une anxiété qu’elle avait du mal à dissimuler une porte massive, sur sa droite, en chêne, barrée par de longues pièces de métal noir.

Elle ne maîtrisait plus la cadence de son cœur; ses mains devenaient de plus en plus moites.

 

 

Un bruit de clef, proche et elle LE vit :ce qui la frappa, ce fut ce visage mince,extrêmement pâle faisant ressortir le bleu des yeux ;curieusement, elle pensa à une tête de reptile.. .

 

 

Connaissant le parcours de cette vie venue s’échouer dans un univers déshumanisé,elle redoutait leur premier entretien, car il était « un DUR ».

 

Oui, il lui parut glacial.

 

Elle appréhendait leur tête à tête dans cet espace restreint que l’on appelait « parloir ».

 

 

Assise en face de LUI, elle lui tendit un paquet de cigarettes et commença alors leur long entretien ;l’anxiété l’avait quittée ;ce n’était plus le braqueur de banques redouté, mais un HOMME, avec sa fragilité d’Homme.

 

 

Elle fut bien sûr amenée à le revoir et apprit par le canard local qu’une tentative d’évasion venait d’échouer..

Deux jours après, elle franchit  le grand escalier de l’HOTEL DIEU pour se retrouver devant une porte en métal bleu marine encadrée par deux policiers en faction.

Il était là, sur un lit d’hôpital,le haut du corps plâtré à la suite d’une fracture de la clavicule..

 

Ce fut de nouveau un long entretien.

 

 

Quelques années passèrent. 

 

 

 

Dans sa boite aux lettres, elle découvrit une enveloppe de couleur rose, parfumée. A l’intérieur,une carte, rose également,avec un nouveau- né dessiné et quelques mots ,chaleureux,de félicitations.

Dans son univers carcéral,il avait appris la naissance sa fille.

 

 

La porte se referma sur cet épisode de vie …mais les bruits , les premiers bruits résonnèrent longtemps…écho de sa première visite.

 

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(Photos: Maison d'Arrêt de Toulouse)
 
 
 
 
(J'ai régardé récemment le film "un prophète")et j'ai retrouvé ces bruits que l'on n'oublie pas)



 

11:48 Publié dans justice | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : justice, prison

21/05/2012

A VOS OREILLES (suite et fin)

 

 

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"Copier le vrai peut être une bonne chose,mais inventer le vrai est beaucoup mieux encore"

(VERDI)

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podcast

 

(Lucciano PAVAROTTI)

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(Maria CALLAS)
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En trois actes denses,brefs ,l'amour passion de Violetta et Alfredo.
ACTE I
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Violetta VALERY (soprano) ,courtisane  tient salon et organise des fêtes.C'est au cours de l'une d'elles qu'elle fait la connaissance d'Alfredo GERMONT ( ténor), homme issu de la grande bourgeoisie.C'est en quelque sorte " un coup de foudre".
Lors de cette première scène ( cf ma première note avec la vidéo),apparaissent les premiers signes de la tuberculose dont la jeune femme est atteinte.
Violetta ,pour vivre pleinement cette passion  va délaisser le monde futile dans lequel elle s'étourdissait.
ACTE II
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Les deux amants s'installent à la campagne dans une maison que VIOLETTA a pu conserver en vendant ses bijoux.
Mais le père d'Alfredo,Giorgio GERMONT ( baryton) ,au nom de la morale bourgeoise,demande à la "Traviata" de ne plus poursuivre cette aventure,craignant aussi pour la réputation de sa fille qui doit se fiancer prochainement avec un jeune homme de haute lignée.
Violetta finira par accepter( dans un air d'une grande beauté " Die alla giovine" ("Dîtes à votre fille"-)
Sacrifiant son amour, elle écrit une lettre à Alfredo  (parti pour PARIS) ,lui indiquant qu'elle désire retrouver sa vie d'"avant" et vivre avec son  protecteur le baron DOUPHOL (baryton).
Une fête se tient où Violetta est conviée .Alfredo s'y rend et affiche du mépris .Il l'insulte devant les invités ,lui jetant à la figure l'argent qu'il vient de gagner en jouant

Acte III
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Les symptomes de la tuberculose se sont aggravés.Violetta se meurt,bien que le médecin lui laisse espérer des jours meilleurs.
En réalité, elle n'a que quelques heures à vivre.
Quelques heures,et les dernières minutes pour s'éteindre dans les bras de l'être aimé, Alfredo.
Prévenu par son père du sacrifice consenti  par Violetta ,il accourt à son chevet.
Les deux amants oublient la mort qui menace
.
"Mais il est trop tard.L'ombre de la mort marque déjà le front de la jeune femme..La toux qui déchirait ce pauvre corps épuisé s'est tue.La Traviata est morte". (Source:KOBBE)
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"C'est VERDI et sa traviata qui ont donné un style à La Dame aux Camélias" écrivit un jour marcel PROUST.
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"Ne lui auraient-ils pas,par la même occasion donné une âme,transformant en emblème de l'amour une simple image de mélodrame?"
...
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Je vous laisse juges..
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....
...
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Betty

08:36 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (18)

19/05/2012

A VOS OREILLES!(1)

&

Autour de VERDI et de LA TRAVIATA


podcast

 

(La TRAVIATA-ouverture)

Le 6 mars 1853,un vent frais souffle sur Venise.

Un défilé de calèches s'arrête devant le Théâtre de LA FENICE,puis reprend sa course.

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Cette foule bigarrée de crinolines et chapeaux claque,vient assister à une première représentation : elle vient écouter le cri d'amour de Violetta,une courtisane  surnommée "LA TRAVIATA",ou "femme dévoyée".

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Le thème est hardi pour cette époque du XIX° siècle étouffant sous les moeurs bourgeoises où les maris s'encanaillent dans des garçonnières.

En France,il ya 4 ans une affaire a agité les gazettes, passionnant Hugo et MERIMEE,levant le voile sur des souffrances muettes:un pair de France a poignardé son épouse,fille de maréchal.Chocking dans ce milieu!!!

Le Code bourgeois n'a pas été respecté.

Mais je m'égare,je m'égare..

VERDI est songeur en cette soirée du 6 Mars 1853...

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Quel sort sera réservé à cet opéra?Oui, il s'est inspiré de la pièce "La dame aux camélias" d'Alexandre DUMAS fils, qu'il est allé voir jouer à PARIS, au bras de sa compagne, la cantatrice Giuseppina STREPPONI.
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(portrait de Giuseppina STREPPONI)

Marguerite GAUTIER l'a ému ;il aime ces femmes passionnées comme Giuseppina  qui n'a pas hésité à abandonner mari et enfants pour le rejoindre.Il aime cette incandescence des sentiments.

Peut -être pense-t-il aussi à ses enfants et à sa première épouse ce soir là qui ne ressemble à aucun autre.

Le sort, le '"destino" a été bien cruel,lui arrachant ses "deux petits" Virginia et Cilio Romano;il pense à Margherita qu'il a épousée en 1836 alors qu'il n'était âgé que de 23 ans.

 

1836-1840: espace de temps où ses trois êtres chers vont lui être ravis.

La musique qu'il a songé à abandonner dans un grand moment de solitude et de désarroi devient son ultime refuge.."Les chants désespérés.."

En 1842,son oeuvre " NABUCCO" a connu un vif succès à "La SCALA" de MILAN....

 

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VERDI pense aussi à son père,modeste aubergiste dans une petite ville de province,près de PARME ,ce père qui a deviné les dons de son fils pour la musique ( peut-être résonnent encore les amp;nbsp;airs populaires italiens  chantés par les voyageurs de passage..).

 

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(Maison natale)
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Ce père fier de son rejeton qui à l'âge de 12 ans succède à l'organiste du village.
Oui,Giuseppe est songeur en cette soirée du 6 mars 1853.
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Violetta est une courtisane, la censure a imposé que l'action scénique se déroule au XVIII° siècle et non au XIX°.
La morale bourgeoise sera sauve...
Comment cela sera-t-i reçu?
Mal:ce fut un échec retentissant :
"Oeuvre pleine d'obscénités, horrible et sale"..(Presse de l'époque)
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Est-ce le sacrifice accompli par Violetta pour satisfaire aux règles bourgeoises de l'époque qui explique cet échec?
VERDI ne le pense pas;c'est bien plus un concours de circonstances malheureux: le ténor était enroué, la "gourgandine" était bien trop gironde pour une phtisique...
Le public riait.
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Mais le 6 mai 1854,la nouvelle représentation remportait un vif succès non démenti à ce jour.
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Et si nous rejoignions Violetta et Alfredo...Il est temps.(Merci d'écouter l'intégralité de l'ouverture qui développe les deux thèmes principaux de l'oeuvre:l'amour et la mort).
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08:48 Publié dans OPERA | Lien permanent | Commentaires (17)

15/05/2012

LE PASSAGE.

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(Où suis-je?)
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podcast

 

Sur l’électrophone TEPPAZ, le boléro de RAVEL ou peut-être la cinquième symphonie de BEETHOVEN ponctuait ces matinées étales, exsangues, des dimanches au pensionnat

 

Sur quatre rangées s’alignaient les bureaux au piètement chromé, arrondi.

Penchées sur les courbes sinusoîdales ou les tables de logarithmes (je ne sais plus ce que ces mots savants signifient, mais j'aime...), les jeunes filles éduquaient en même temps leur oreille.

Moi, ça me" barbait "ce consensus musical ; mon amour pour la musique encore en état de gestation, se révèlerait et se réveillerait bien plus tard.

 

Comme une imposture faite à ce silence contraint, une interpellation mobilisa l’attention de la jeune assemblée :

 

« Ma Mère, ELLE a volé mon stylo ; il n’est plus dans la trousse ! »

 

ELLE, c’était moi, 11 printemps dans la tête accrochés à la partition de mes rêves bourgeonnants  que je n’aurais pas vendus pour un vulgaire Bic.

 

Le doigt accusateur me valut d’être consignée dans cet espace clos, étouffant,sans ouverture pour voir voler l’oiseau,espace d’humiliation enclavé entre la salle privée des sœurs et l’escalier de pierre en colimaçon menant à la chapelle :LE PASSAGE.

 

Le défilé pouvait commencer : 12 « nonettes », franchissant ce passage, douze regards dévisageant la coupable (la présomption d’innocence n’existait pas à l’époque...) qui devait baisser la tête, humiliation nécessaire pour mériter le pardon rédempteur !!

 

Un seul regard, blessé, le mien.

Mais... la tête relevée comme un défi à ce cynique rituel.

 

 

 

C’était un dimanche pas comme les autres au pensionnat.

 

 

 

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(photo internet du pensionnat.La fenêtre à droite est celle donnant sur la salle privée à proximité du "passage").
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(NDLR:ai-je besoin de vous dire que je n'ai point volé le stylo.Ce sentiment d'injustice n'est pas étranger à certains de mes choix de vie...)

13:41 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (20)

13/05/2012

La chevrière

Nous étions prévenus:il ne fallait surtout pas enlever la chaîne délimitant l'accès au gîte qui se trouvait sur l'itinéraire suivi par la chevrière;ses chèvres en effet, d'humeur vagabonde,pouvaient investir la propriété, s'installer sur les murets bordant le bois.

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(le gîte)
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Le lendemain de notre arrivée, à l'aube ( j'exagère...un peu plus tard..) nous entendîmes des bêlements ponctués de " Mila Dius"Mila Dius" ( Mille Dieu):une voix très affirmée où s'exprimait toute l'autorité ( controversée d'ailleurs par le troupeau), d'une femme trapue...,de plus de 80 ans, vêtue comme un homme.

Elle vivait à 500mètres de chez nous..enfin.."ils" vivaient car la maison était une véritable arche de Noé.

Je n'en croyais pas mes yeux, je remontais le temps devant un tel spectacle:dans la rue, devant la maison, une dizaine de coqs poursuivis par des poules hardies;c'était un va et vient incessant  de chevreaux ,de chats,de canards qui franchissaient le seuil.Et tout ce petit monde vivait heureux.Pas de voisins:impossible tellement l'odeur de toute cette ménagerie imprégnait la rue pourtant bordée de très jolies maison de pierres ,abandonnées aux glycines,ronces, dissuadant tout investisseur potentiel.

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(dessin de l'amie Virginie)
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J'ai pu savoir que l'hiver, la chevrière dormait avec ses canards, que le Maire du village l'avait "déplacée "quelques temps pour " assainir" la maison en faisant notamment installer une douche qui...dès le troisième jour de son installation, servait de mangeoire pour les animaux!On m'a raconté qu'un soir d'hiver, elle s'était résignée à appeler le vétérinaire car le bouc qu'elle chérissait était tombé sérieusement malade.Le vétérinaire donnait peu de chance de survie à la bête mais il fut conseillé de la maintenir au chaud.

La chevrière se blottit la nuit contre l'animal:ce remède sembla redonner de la vigueur car le lendemain, le bouc fut guéri.

 

 

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(à proximité du gîte)

08/05/2012

LA FACE CACHEE..

...du ROI SOLEIL.

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podcast

 

(Jean-Baptiste LULLY -1632-1687-Marche pour la cérémonie des Turcs - extrait de la comédie- ballet "le Bourgeois Gentilhomme")


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Nous sommes en Février 1709.
Il fait froid en France, très froid,moins 20°,le vin gèle dans les carafes.
Le cardinal MAZARIN est mort  depuis 48 ans,déjà..
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Le Roi, vieillissant, songe à son enfance:il avait à peine 5 ans lorsque son père le Roi LOUIS XIII meurt.
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Oui, il avait eu  bien de la chance d'avoir pour parrain ce Cardinal (qui n'avait point été ordonné prêtre..et oui!), né en Italie ,passionné par les Arts, faisant venir en France nombre de ses compatriotes,architectes,chanteurs,"héros" issus de la comedia dell' arte..
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Louis voit défiler devant lui ce SCARAMOUCHE qui le faisait tant rire aux éclats: SCARAMOUCHE tout de noir vêtu, amoureux des femmes et du vin ( oui, c'est compatible...),confiant ses déboires à POLICHINELLE.
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Les souvenirs se succèdent  ..
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Il pense à  Marie CONCINI, la nièce de MAZARIN:il en était éperdument amoureux..mais raison d'Etat oblige....
Cependant,il a toujours gardé en mémoire  les héros romanesques qu'elle lui fit découvrir.
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Et cet Alexandre le GRAND qu'il admirait..
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Il est évident que tous ces personnages ont nourri son imaginaire et developpé son sens artistique.
Il fut un danseur émérite.
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La danse étant une composante essentielle de l'éducation d'un gentihomme,son entraînement quotidien s'élevait à 2 heures!
Il s'entraînait à s'en rendre malade et parut  dans 21 spectacles.( dont un "le Ballet de la nuit "où il apparaissait vêtu d'une robe avec des petites  ailes dans le dos!)
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Le roi joue de la guitare, du clavecin;il danse devant la Cour.Tout est Musique à VERSAILLES:musique pendant les repas,musique dans les jardins,musique aussi le soir , au chevet de Louis, lorsque les courtisans on quitté sa chambre.
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On ne peut parler du monarque sans l'associer à Jean-Baptiste LULLY,cet italien devenu Surintendant de la Musique du
Roi.
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Les liens les unissant étaient-ils amicaux ou simplement ceux d'un Maître avec son serviteur?
Lousi XIV dansa aux côtés du baladin,dans sa jeunesse.
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Ecoutons un chroniqueur de l'époque:
"Rien n'égalera l'intimité,la connivence existant entre louis XIV et jean-Baptiste lULLY,le baladin et le bouffon de ses jeunes années,le surintendant et le potentat de la plus belle période du règne.Lully divertissait infiniment le Roi par sa musique,par la manière dont il l'exécutait lui-même et par ses bons mots."
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Lors de la naissance de la tragédie lyrique ,le Roi ne dansait plus. Les livrets, reflets de la Cour ,crèèrent parfois des incidents diplomatiques.
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la célèbre comédie-ballet ,"
LE BOURGEOIS GENTILHOMME",
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fut commandée par Louis à MOLIERE et LULLY:Le roi voulait un " ballet turc ridicule",car il avait été affecté par le mépris que lui avait manifesté  l'ambassadeur du Grand turc (le sultan ottoman d'Istambul),Soliman AGA,lors d'une réception donnée en son honneur à VERSAILLES en 1669.
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La comédie ballet fut jouée avec MOLIERE dans le rôle de Monsieur JOURDAIN et LULLY dans celui du Grand Muphti.
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http://www.site-moliere.com/ ( excellent site sur MOLIERE où vous pourrez lire,si cela vous " chante" ,les oeuvres de ce grand auteur)

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Mais Madame de MAINTENON arriva dans la vie de Louis...

 

Lully fut mis en semi-disgrâce après  un affaire qui fit du bruit ( L'affaire BRUNET - interdit aux plus de 50 ans)

 

 

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Voilà..fin de l'épisode sur une chanson écrite à cette époque par un anonyme.

 


podcast

 

 

"Une jeune fillette

de noble coeur,

Plaisante et joliette

de grand'valeur,

Contre son gré on l'a rendu'nonnette

Cela point ne luy haicte

dont vit en grand'douleur."

 

 

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Ma quale dolore!!!!

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(Images Internet)



01/05/2012

BRINDILLE

 

J'associe à cette note Paulette ,Jocelyne et Christiane,mes cousines qui font partie de ces doux souvenirs d'enfance à la campagne...

 

 

 

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podcast

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J'ai toujours aimé Le regarder, L'écouter "respirer"

 

Je m'asseyais sur le banc de facture grossière,un peu en retrait dans l'âtre, les pieds maintenus  bien au chaud dans des charentaises à gros carreaux.

J'aimais sentir l'odeur de la soupe dans le chaudron noirci par la fumée;j'aimais ce silence que seul venait interrompre la vieille comtoise égrenant son " tic tac" régulier.

J'écoutais  le crépitement exhalant l'âme des vieux chênes et ne détachais pas le regard de la lente combustion, de ce rouge qui se noie dans un gris d'argent.

Enfin,j'"allumais" la brindille, épiant l'instant où  la flamme cèderait la place à ce minuscule point rouge pour, d'une main assurée,la faire tournoyer en cercles incandescents!

 

C'était une journée d'hiver chez ma grand'mère à la campagne,j'avais 6 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08:08 Publié dans enfance | Lien permanent | Commentaires (18)

 
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