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03/06/2012

A GALOPAR...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

podcast
 
 
 
 
 
 
 
Nous étions heureux KITO et moi.
 
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Lorsque l'été était particulièrement chaud,nous partions à l'heure où la rosée du matin rafraîchit encore l'herbe assoiffée.

Notre rythme suivait l'éveil de la nature:au pas, au pas, au pas..

Les buissons de mûres étaient prometteurs et les chemins bordés de murets de pierre s'ouvraient sur de larges étendues de chênes et de genévriers. 



J'aimais l'aridité du sol calcaire.

 

J'aimais regarder le ciel qui annonçait une journée caniculaire comme en connaît le Lot.

Tout était calme, serein...

 

Alors, KITO et moi ,nous partions au galop.

 

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medium_kito.jpg
 
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BETTY
 
 
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(photo: notre promenade en amoureux sur le Causse
 
Musique:Erik SATIE)
 
 
 

 

09:02 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (18)

15/05/2012

LE PASSAGE.

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ecole.jpg
(Où suis-je?)
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podcast

 

Sur l’électrophone TEPPAZ, le boléro de RAVEL ou peut-être la cinquième symphonie de BEETHOVEN ponctuait ces matinées étales, exsangues, des dimanches au pensionnat

 

Sur quatre rangées s’alignaient les bureaux au piètement chromé, arrondi.

Penchées sur les courbes sinusoîdales ou les tables de logarithmes (je ne sais plus ce que ces mots savants signifient, mais j'aime...), les jeunes filles éduquaient en même temps leur oreille.

Moi, ça me" barbait "ce consensus musical ; mon amour pour la musique encore en état de gestation, se révèlerait et se réveillerait bien plus tard.

 

Comme une imposture faite à ce silence contraint, une interpellation mobilisa l’attention de la jeune assemblée :

 

« Ma Mère, ELLE a volé mon stylo ; il n’est plus dans la trousse ! »

 

ELLE, c’était moi, 11 printemps dans la tête accrochés à la partition de mes rêves bourgeonnants  que je n’aurais pas vendus pour un vulgaire Bic.

 

Le doigt accusateur me valut d’être consignée dans cet espace clos, étouffant,sans ouverture pour voir voler l’oiseau,espace d’humiliation enclavé entre la salle privée des sœurs et l’escalier de pierre en colimaçon menant à la chapelle :LE PASSAGE.

 

Le défilé pouvait commencer : 12 « nonettes », franchissant ce passage, douze regards dévisageant la coupable (la présomption d’innocence n’existait pas à l’époque...) qui devait baisser la tête, humiliation nécessaire pour mériter le pardon rédempteur !!

 

Un seul regard, blessé, le mien.

Mais... la tête relevée comme un défi à ce cynique rituel.

 

 

 

C’était un dimanche pas comme les autres au pensionnat.

 

 

 

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notre_dame33-1.jpg
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(photo internet du pensionnat.La fenêtre à droite est celle donnant sur la salle privée à proximité du "passage").
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(NDLR:ai-je besoin de vous dire que je n'ai point volé le stylo.Ce sentiment d'injustice n'est pas étranger à certains de mes choix de vie...)

13:41 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (20)

 
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